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20 mai 2026Guerre au Moyen-Orient : Le Liban va appeler Israël à un cessez-le-feu alors que s’ouvrent les dernières négociations à Washington
Analyse : Nos journalistes proposent quelques éléments à retenir de cette actualité.
Un résumé concis de « Guerre au Moyen-Orient : Le Liban va appeler Israël à un cessez-le-feu alors que s’ouvrent les dernières négociations à Washington » selon notre équipe.
Points essentiels de l’article
Le Liban exigera un cessez-le-feu de la part d’Israël lors des pourparlers bilatéraux qui ont débuté jeudi à Washington, a déclaré un haut responsable libanais, tandis que le Hezbollah, soutenu par l’Iran, et Israël continuaient de s’affronter malgré la trêve soutenue par les États-Unis et déclarée le mois dernier.
Un responsable du département d’État a confirmé qu’une réunion entre les émissaires libanais et israéliens, en présence de responsables américains, avait débuté vers 13 h 00 GMT.
Ces pourparlers, qui devraient se poursuivre vendredi, constituent la troisième rencontre entre les deux parties depuis la reprise des hostilités le 2 mars. Beyrouth y participe malgré les vives objections du Hezbollah, mouvement musulman chiite.
Un porte-parole du gouvernement israélien a déclaré que ces pourparlers avaient pour objectif le désarmement du Hezbollah et la bilan d’un accord de paix. Menée parallèlement au conflit entre les États-Unis et l’Iran, la guerre entre le Hezbollah et Israël fait rage malgré le cessez-le-feu déclaré le 16 avril par le président américain Donald Trump – même si les hostilités se sont depuis lors largement cantonnées au sud du Liban.
Le cessez-le-feu doit expirer dimanche.
Alors que le ministère libanais de la Santé a fait état de 22 morts, dont huit enfants, lors des frappes israéliennes ce mercredi, le haut responsable libanais a déclaré que la délégation libanaise chercherait à obtenir « un cessez-le-feu qu’Israël mettra en œuvre ».
Israël maintient des troupes dans une zone de sécurité autoproclamée au sud du Liban, affirmant que cela vise à protéger le nord d’Israël contre les attaques du Hezbollah, qui a tiré des centaines de roquettes et de drones sur Israël pendant la guerre.
L’armée israélienne a déclaré qu’un drone explosif lancé par le Hezbollah s’était abattu sur le territoire israélien près de la frontière et avait blessé plusieurs civils israéliens, tandis que le Hezbollah a déclaré avoir mené 17 attaques contre les troupes israéliennes dans le sud.
L’armée israélienne a déclaré avoir mené une nouvelle vague d’attaques contre des sites du Hezbollah dans le sud du Liban jeudi.
Le Liban et Israël élargissent leurs délégations
Le Liban et Israël élargissent tous deux leurs délégations pour ce cycle de négociations, alors que les deux parties étaient représentées par leurs ambassadeurs à Washington lors des deux précédentes réunions.
L’envoyé spécial du président libanais, Simon Karam, et le conseiller adjoint à la sécurité nationale d’Israël, Yossi Draznin, participeront aux pourparlers, ainsi que des hauts représentants de l’armée israélienne, a déclaré un responsable du département d’État américain.
Les réunions de Washington marquent le contact au plus haut niveau entre le Liban et Israël depuis des décennies.
La décision du président libanais Joseph Aoun de poursuivre les pourparlers reflète les profondes divisions au Liban concernant le Hezbollah, fondé avec l’appui des Gardiens de la révolution iranienne en 1982.
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Le gouvernement de Beyrouth cherche à obtenir son désarmement depuis l’année dernière. Lorsque le cessez-le-feu du 16 avril a été annoncé, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré que le désarmement du Hezbollah serait une exigence fondamentale dans les pourparlers de paix avec le Liban.
Le Premier ministre libanais Nawaf Salam, dans une interview accordée le 10 mai à la chaîne panarabe Al Arabiya, a déclaré que les objectifs du Liban dans les négociations étaient de consolider le cessez-le-feu, d’arriver à un calendrier pour le retrait israélien et d’obtenir la libération des prisonniers libanais détenus par Israël.
La médiation menée par les États-Unis entre le Liban et Israël s’est développée parallèlement à la diplomatie visant à mettre fin au conflit entre les États-Unis et l’Iran.
Exigence iranienne
L’Iran a déclaré que la fin de la guerre au Liban, déclenchée par le Hezbollah lorsqu’il a ouvert le feu en soutien à Téhéran le 2 mars, était l’une de ses exigences pour parvenir à un accord sur le conflit plus large.
Donald Trump avait accueilli la dernière réunion entre les ambassadeurs libanais et israélien à Washington dans le Bureau ovale, déclarant à l’époque qu’il se réjouissait d’accueillir Benjamin Netanyahu et Joseph Aoun dans un avenir proche, et qu’il voyait « une grande chance » que les pays parviennent à un accord de paix cette année.
Joseph Aoun a quant à lui déclaré que le moment n’était pas propice à une rencontre avec Netanyahu, et que le Liban devait d’abord obtenir « un accord de sécurité et un arrêt des attaques israéliennes, avant que nous ne soulevions la question d’une rencontre entre nous ».
Le ministère libanais de la Santé indique que la guerre a fait 2 896 morts au Liban depuis le 2 mars, dont 589 femmes, enfants et membres du personnel médical. Ce bilan ne précise pas le nombre de combattants tués.
Environ 1,2 million de personnes ont été chassées de leurs foyers au Liban, dont beaucoup ont fui le sud du pays. Israël affirme que 17 de ses soldats ont été tués dans le sud du Liban, ainsi que deux civils dans le nord d’Israël.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Ces informations seront suivies attentivement par notre rédaction.

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