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7 mars 2026
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7 mars 2026Donald Trump a déclaré vendredi “qu’il n’accepterait rien de moins” qu’une “reddition inconditionnelle” de l’Iran, soit “le plus récent et le plus important élargissement de ses objectifs pour ce conflit, laissant présager une guerre beaucoup plus longue s’il persiste dans cette voie”, résume The New York Times.
“Il n’y aura pas d’accord avec l’Iran, seulement une CAPITULATION SANS CONDITION ! ”, a écrit le président américain sur son réseau Truth Social. “Après cela, et le choix d’un ou plusieurs dirigeants FORMIDABLES ET ACCEPTABLES, avec de nombreux merveilleux et très courageux partenaires et alliés, nous travaillerons sans relâche pour relever l’Iran, le rendre économiquement plus grand, meilleur et plus fort que jamais”, a-t-il ajouté.
Cette déclaration spectaculaire est la dernière “d’une série d’objectifs que M. Trump a définis pour la guerre en Iran, et qui changent constamment”, obligeant parfois ses conseillers et ses alliés au Congrès à le contredire, note le quotidien américain.
“Grande incohérence”
“Trump et ses principaux conseillers ont fait preuve d’une grande incohérence dans leur communication” depuis le début de la guerre, confirme The Atlantic. “L’administration a avancé des explications changeantes quant à son alliance avec Israël pour cibler Téhéran (l’Iran était sur le point d’attaquer des intérêts américains ! Trump a été entraîné dans cette voie par le Premier ministre Benyamin Nétanyahou !) ”, écrit le magazine.
Et elle s’est montrée “tout aussi confuse dans la formulation de ses objectifs dans ce conflit”, ajoute-t-il. “Un jour, de hauts responsables affirmaient que les États-Unis ne recherchaient pas un changement de régime ; le lendemain, Trump déclarait vouloir jouer un rôle dans la désignation du prochain dirigeant iranien”.
Il Corriere della Sera remarque que le président américain a publié son message “quelques heures seulement” après que le président iranien Masoud Pezeshkian avait écrit sur X que “certains pays [avaient] entrepris des efforts de médiation” pour mettre fin à la guerre. Car une semaine après le début des bombardements américains et israéliens, “la République islamique ne montre aucune intention, du moins publiquement, de capituler sans condition”, observe le quotidien italien.
“Pas de demandes précises”
D’ailleurs, “à quoi ressemblerait la ‘capitulation sans condition’ exigée vendredi par le président Donald Trump ? ”, s’interroge CNN dans son live. La question a été posée à la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, qui a livré une réponse quelque peu circonvolue.
“Ce que le président entend par là, c’est que lorsqu’il déterminera, en tant que commandant en chef des forces armées américaines, que l’Iran ne représente plus une menace pour les États-Unis d’Amérique et que les objectifs de l’opération Epic Fury auront été pleinement atteints, alors l’Iran sera de facto en situation de capitulation sans condition, qu’il le reconnaisse ou non”, a-t-elle déclaré à la presse.
La chaîne américaine relève que “l’explication de Leavitt, tout comme le message de Trump publié plus tôt dans la journée, n’a pas formulé de demandes précises quant à l’abandon par les dirigeants iraniens de leurs ambitions nucléaires ou de leurs groupes terroristes”.
“Cela va marcher comme au Venezuela”
La seule chose que veut Donald Trump en Iran, si l’on en croit une interview qu’il a donnée à la journaliste de CNN Dana Bash, c’est “un dirigeant juste et compétent, qui traite bien les États-Unis et Israël, ainsi que les autres pays du Moyen-Orient”. Et qu’importe qu’il s’agisse à nouveau d’un dirigeant religieux. “Cela ne me dérangerait pas”, a-t-il assuré. “Je côtoie de nombreux chefs religieux et ils sont formidables”.
En résumé, “cela va marcher très facilement. Cela va marcher comme au Venezuela”. Même si, comme le souligne The New York Times, l’Iran est “un pays de 92 millions d’habitants, soit près de trois fois la population du Venezuela, doté d’un gouvernement dirigé par des religieux et le Corps des gardiens de la révolution islamique”, qui diffère donc “en tous points” du Venezuela.
Mais pour Ha’Aretz, “la guerre conjointe américano-israélienne contre l’Iran ne se limite pas à une simple tentative de renversement de la République islamique. Il s’agit d’une entreprise plus risquée, plus ambitieuse et plus arrogante : une volonté de consolider un nouvel ordre régional au Moyen-Orient”.
Selon le titre israélien, la vision de l’administration Trump pour ce nouvel ordre régional “ne repose ni sur les valeurs démocratiques, ni sur les droits humains, ni sur le droit international”. Elle ne vise qu’à créer un Moyen-Orient “dépourvu de toute résistance idéologique ou matérielle au capitalisme à l’américaine”. Un objectif que Washington est en position d’atteindre, “pour la première fois depuis le début de la guerre froide. Impossible de résister”.

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