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ALEX MITA / AFP
Cette image tirée d’une émission diffusée par la télévision d’État iranienne le 28 février 2026 montre une école primaire de filles à Minab, détruite par une frappe.
Pointer le doigt vers son ennemi. Donald Trump a démenti, samedi 7 mars, les informations du New York Times selon lesquelles Washington serait responsable du bombardement mortel contre une école iranienne au premier jour de la guerre. Le président des États-Unis a, à l’inverse, mis en cause « le manque de précision » de l’armée iranienne.
« Sur la base de ce que j’ai vu, cela a été fait par l’Iran », a ainsi déclaré le président américain pendant un échange avec la presse à bord de son avion. « Nous pensons que cela a été fait par l’Iran. Parce qu’ils sont très imprécis avec leurs munitions, comme vous le savez », a-t-il ajouté.
Ni les États-Unis, ni Israël n’ont confirmé cette frappe, et Washington a affirmé que le Pentagone menait une enquête.
L’enquête du New York Times exclut la frappe d’un missile iranien
« Nous enquêtons. Mais le seul camp qui cible les civils, c’est l’Iran », avait déclaré samedi le ministre américain de la défense, Pete Hegseth. Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, avait lui assuré lundi que les États-Unis ne viseraient jamais « délibérément » une école.
Le bilan total des morts n’a pas encore été confirmé de manière indépendante, mais les autorités et médias d’État iraniens affirment que la frappe a tué plus de 150 personnes, dont de nombreux enfants. De son côté, l’Unicef a rapporté vendredi un bilan de 168 élèves tués, dont une majorité « d’écolières âgées de 7 à 12 ans ».
L’AFP n’a pas été en mesure d’accéder au site pour vérifier de manière indépendante le bilan ou les circonstances des faits, mais a établi que le bâtiment était proche de deux sites contrôlés par le Corps des Gardiens de la Révolution islamique (IRGC), la puissante garde idéologique du pouvoir.
Le New York Times a montré dans son enquête que le drame pourrait être le fait d’un bombardement américain visant une base navale des Gardiens de la révolution située à proximité. Les forces américaines sont « les plus susceptibles d’avoir mené la frappe », écrit le journal. L’enquête du New York Times a exclu la frappe d’un missile iranien sur l’école.
L’agence de presse Reuters, s’appuyant sur deux responsables américains anonymes, a rapporté jeudi que des enquêteurs militaires américains estimaient « probable » que les forces américaines soient « responsables » de la frappe.
À Genève, le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk, a dit vendredi espérer que l’enquête américaine soit « rapide » et se déroule « en toute transparence ».

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