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8 mars 2026Municipales 2026 à Montpellier : circulation, avenue Dubout, pollution, trafic… le collectif des « 4 boulevards » interpelle les candidats
Les habitants des boulevards Berthelot, Vieussens, Rabelais et d’Orient s’invitent dans la campagne. Le collectif a sondé les candidats. Si le diagnostic est globalement partagé, les solutions divergent.
Bruit, pollution, circulation dense… Sur les boulevards Berthelot, Vieussens, Rabelais et d’Orient, au sud de la gare Saint-Roch, les habitants ont le sentiment de vivre au bord d’un axe devenu quasi autoroutier. Depuis les modifications du plan de circulation mises en place à l’été 2022, les riverains dénoncent un report massif du trafic automobile dans ce secteur résidentiel. Avec des conséquences directes : nuisances sonores, qualité de l’air dégradée et sentiment d’insécurité pour les piétons comme pour les cyclistes.
Face à cette situation, le collectif des riverains des « 4 boulevards », très mobilisé ces derniers mois, a décidé d’interpeller les principaux candidats aux municipales. Objectif : connaître leurs propositions pour fluidifier la circulation et améliorer la qualité de vie dans le quartier. Les réponses, rendues publiques par le collectif, montrent que le sujet s’est désormais invité dans la campagne.
Un diagnostic largement partagé
Premier constat : la plupart des candidats reconnaissent une dégradation de la situation. Plusieurs pointent un report important du trafic vers ces quatre boulevards. C’est notamment l’analyse de Mohed Altrad (DVD), Rémi Gaillard (SE), Isabelle Perrein (DVD) et Jean-Louis Roumégas (Les Écologistes), qui évoquent les effets négatifs du dispositif actuel sur la qualité de vie des habitants.
Tous partagent aussi un objectif : réduire le trafic de transit dans ce secteur proche du centre-ville et de la gare. Mais au-delà de ce constat, les solutions divergent. Un point cristallise particulièrement les débats : la fermeture de l’avenue Albert-Dubout, souvent présentée comme l’une des causes du report de circulation vers les quatre boulevards.
La réouverture de l’avenue Dubout en débat
Rémi Gaillard propose de rouvrir l’avenue au moins dans un sens afin de rééquilibrer rapidement les flux. Mohed Altrad se dit lui aussi prêt à réexaminer cette fermeture, en s’appuyant sur un travail technique avec les services de la Ville et de la Métropole.
Jean-Louis Roumégas va plus loin : il défend une réouverture complète de l’avenue dans les deux sens, associée à un nouveau schéma de circulation « en pétales » destiné à empêcher le trafic de transit de traverser les quartiers.
De son côté, Isabelle Perrein propose une remise à plat plus large des aménagements récents. Elle évoque la réouverture de certaines voies fermées, mais aussi la suppression de pistes cyclables qu’elle estime responsables du report de circulation.
Une approche différente du maire sortant
À l’inverse, Michaël Delafosse, pour qui ce sujet est resté un point noir de son mandat, privilégie une approche plus globale. Le maire sortant insiste sur la nécessité de réduire la place de la voiture en ville tout en développant les alternatives : transports en commun, parkings relais et mobilités douces.
Il rappelle que plusieurs scénarios sont actuellement étudiés par les services de la Ville et de la Métropole, sur la base de simulations et de comptages réalisés après la mise en service de la ligne 5 du tramway. L’objectif, selon lui : tester différentes options avant de prendre des décisions durables.
Concertation et calendrier
Autre différence entre les candidats : la méthode. Certains défendent des mesures rapides pour soulager immédiatement le quartier, comme Rémi Gaillard ou Isabelle Perrein, qui promettent des décisions dès le début du mandat. La candidate Nathalie Oziol propose, elle, un plan en deux temps : une modification provisoire du plan de circulation dès l’été 2026, après analyse des flux, puis l’élaboration d’une solution durable après concertation avec les habitants. Quant à Philippe Saurel, il plaide pour une refonte complète du plan de circulation élaborée avec les riverains afin que les quatre boulevards ne soient plus utilisés comme axe de transit.
Au-delà du cas des « 4 boulevards », ce dossier illustre l’un des clivages de la campagne municipale : entre ceux qui veulent mieux répartir la circulation automobile et ceux qui défendent une réduction progressive de la place de la voiture au profit des transports collectifs et des mobilités alternatives.

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