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9 mars 2026« Je crois que je vais courir sans combinaison demain » : entre les températures printanières et des changements de tracé, la difficile adaptation des athlètes aux pistes des Paralympiques 2026
Depuis le début des Jeux paralympiques de Milan Cortina, les températures sont bien au-dessus des normales de saison dans la région, et modifient les conditions de glisse.
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Des températures printanières et un soleil éblouissant. La météo est presque trop clémente ces jours-ci sur le nord de l’Italie : 12 degrés à Val di Fiemme sur le site du paraski nordique, six degrés à Cortina sur celui du parasnowboard et du paraski alpin. « Il fait chaud, je crois que je vais courir sans combinaison demain, je vais juste mettre le dossard, c’est franchement horrible », rouspétait Benjamin Daviet au micro de France Télévisions, samedi 7 mars à l’issue du sprint de 7,5 km. « Avec nos tenues, on ne pouvait pas respirer. Ça nous comprimait au niveau de la poitrine avec les jambes trempées. On ne pouvait pas exploiter 100 % de notre potentiel », reconnaissait son compatriote Karl Tabouret, à L’Equipe.
Ces conditions, très chaudes, rendent certes l’effort plus important, mais modifient surtout la qualité de la neige, la rendant moins rapide et obligeant un travail plus pointu pour les techniciens. « La neige change extrêmement vite du fait de la chaleur. La neige est donc dure le matin, puis elle ramollit vite. Cela change forcément toute la perception que l’athlète ressent dans le boarder », estime Mathias Menendez-Garcia, ancien athlète de l’équipe de France et consultant snowboard pour France Télévisions. C’est d’ailleurs pour conserver les meilleures qualités de neige possible que les organisateurs ont annoncé, dimanche, avancer le super-G d’une demi-heure (9h au lieu de 9h30), lundi 9 mars.
Un son de cloche identique du côté du site de l’alpin. « Ce ne sont pas les meilleures conditions, confirme Vincent Gauthier, champion paralympique de slalom géant à Sotchi en 2014 et consultant pour France Télévisions. Ce qui est sûr, c’est que le sport que l’on voit à la télévision est très beau, mais avec des conditions hivernales, comme nous pouvons avoir en janvier ou février, avec une neige plus accrochante, ce serait un événement encore plus beau. » À cela s’ajoutent des petits couacs d’organisation au niveau des tracés. « Les organisateurs ont enlevé une porte lors du deuxième entraînement car pas mal d’athlètes étaient sortis. Mais l’équipe de France a rappelé que le motif n’était pas valable et a eu gain de cause. Le tracé est finalement resté le même pour la descente samedi », nous a glissé Vincent Gauthier.
Au snowboardcross aussi, la frilosité s’est invitée sur la piste cette semaine. « Je considère que je ne me suis pas préparé dans les meilleures conditions, et je n’ai pas fait le plein de confiance, regrette Maxime Montaggioni, éliminé en demi-finale du snowboardcross, dimanche. En début de semaine, nous avions une belle piste engagée avec des beaux modules. Puis, de jour en jour, ils n’ont fait que réduire les modules intéressants pour arriver sur cette grande ligne droite avec des rollers qui ne ressemblent à rien et qui ne sont pas représentatifs de notre sport. » Pour le champion paralympique de banked slalom en 2022, ce genre de piste avantage d’autant plus les bons glisseurs que les profils techniques.
« Après les premiers entraînements, il y a des chutes et ils ont trouvé que la piste était trop dangereuse. Ils l’ont donc modifiée. Puis les entraînements ont de nouveau été annulés, avant de nouvelles modifications. On est donc partie d’une piste très engagée à un tracé aseptisé. »
Mathias Menendez-Garcia, ancien athlète de l’équipe de Franceà franceinfo: sport
Selon Maxime Montaggioni, les organisateurs ont préféré jouer la carte de la sécurité au détriment du spectacle. Contactée par franceinfo: sport, la Fédération internationale de ski (FIS) rappelle que la sécurité des athlètes est sa « priorité absolue », et « lors de chaque compétition, nous cherchons à trouver le meilleur équilibre entre sécurité et équité sur des parcours qui poussent les athlètes à donner le meilleur d’eux-mêmes. Le site de snowboard cross de Cortina présente des défis tant au niveau de la construction que des conditions d’enneigement, en particulier en raison de la date tardive des Jeux paralympiques à cette altitude », nous a répondu la fédération.
Cette dernière souligne d’ailleurs que ces directives sont prises de manière collégiale avec « les entraîneurs des équipes nationales, les constructeurs du parcours, l’équipe chargée du profilage et l’équipe sportive du site », et dont la décision finale est actée par les organisateurs. « La piste des valides avait été très décriée pendant les JO, nous avions la chance d’avoir une piste plus impressionnante que la leur, regrette encore Maxime Montaggioni. Cela aurait été génial pour le parasport. »

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