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9 mars 2026Iran : la nomination de Mojtaba Khamenei comme guide suprême est « un message adressé à la communauté internationale »
Mojtaba Khamenei, religieux de 56 ans, a été choisi par l’Assemblée des experts pour prendre la succession de son père comme guide suprême iranien. Un partisan de la ligne dure, proche des conservateurs, signe de « résistance » de la part de la République islamique, pour Delphine Minoui, « malgré le fait que le leader Ali Khamenei et qu’à peu près 60 grands officiels » aient été tués dès le début de cette guerre. « Choisir Mojtaba Khamenei, c’est un message adressé à la communauté internationale : ‘Nous ne céderons sur aucun niveau' », estime la grand reporter.
Il est « réputé pour faire partie de la branche dure du régime, il est très proche des Gardiens de Révolution », énumère Delphine Minoui. Néanmoins, ce choix est « aussi un choix par défaut, parce qu’ils n’ont plus personne sous la main ». Pour David Khalfa, spécialiste du Moyen-Orient à la Fondation Jean-Jaurès, cofondateur de l’Atlantic Middle-East Forum, il s’agit bien d’un « signe de défiance à l’endroit des États-Unis et d’Israël ». Et de rappeler que Donald Trump « avait dit qu’il ne souhaitait pas que Mojtaba Khamenei soit nommé ». « Il a dit qu’il n’allait pas tenir longtemps sans son aval. C’est tout à fait ça, et ce sera probablement le cas, vu les capacités de ciblage des Israéliens et des Américains. »
D’une manière générale, Delphine Minoui déplore que « la guerre apporte rarement malheureusement la liberté et la démocratie », et craint pour l’avenir de l’Iran. « On est, je pense en train de rentrer dans une longue séquence d’un conflit qui risque de durer, alors à un moment donné, les frappes vont s’arrêter, mais qu’est-ce qui va rester notamment en Iran ? » La journaliste du Figaro évoque la possibilité d’une « confrontation interne », entre « une population remontée face à un régime qu’ils détestent jusqu’au plus profond de leur âme » et des « résidus du régime ».
Un « retour de bâton stratégique » pour l’Iran
Avec cette guerre, « on sent effectivement un moment de bascule, mais on ne sait pas encore vers quel nouveau monde il nous entraîne », observe de son côté Rima Abdul Malak, directrice du quotidien libanais francophone L’Orient-Le Jour et ancienne ministre de la Culture. Une recomposition qui a démarré « il y a déjà plusieurs années », selon David Khalfa, et qui s’est « accélérée à l’occasion de l’attaque du 7-Octobre ».
« On assiste à une énième réplique de cette attaque menée par le Hamas parce que certes, le régime iranien n’a pas appuyé sur le bouton, mais il a abondamment financé et armé le Hamas palestinien, la guerre menée à Gaza, les destructions, l’affaiblissement du réseau de proxy, qui était le moyen pour ce régime iranien de mener une guerre par procuration et de projeter sa puissance au levant », et qui « s’est retourné contre lui, il y a eu un retour de bâton stratégique ».
Au Liban, les autorités recensent près de 400 morts et plus de 500 000 déplacés à cause des frappes israéliennes menées depuis le début de la guerre, après des échanges de tirs avec le Hezbollah. « Il y a des ordres d’évacuation, mais il y a aussi des frappes qui sont faites sans annonce préalable », raconte Rima Abdoul Malak, qui évoque une frappe près des bureaux de L’Orient-Le Jour. « C’est un état de tension permanente. » Elle décrit des personnes « qui dorment dans les rues, dans leurs voitures, dans des parcs, qui sont sur des cartons par terre ou dans des tentes », des images « atroces ».

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