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Paniquées par la prolongation de la guerre au Proche et Moyen-Orient, les Bourses ont lourdement dégringolé ce matin, dans la foulée de l’envolée historique la veille du prix du pétrole. Le baril a flambé hier de 25%, dépassant les 110 dollars, du jamais vu depuis 2022. Ce matin, c’est le gaz européen qui a lui bondi de 30%. Même l’invasion de l’Ukraine par l’armée du Kremlin n’avait pas provoqué de mouvements aussi violents. Et d’ailleurs, si ce scénario venait à se prolonger, la question se pose déjà de savoir s’il ne pourrait avantager la Russie, justement, qui exporte principalement son pétrole à prix réduit vers l’Asie. Mais pas seulement car une hausse des prix de l’énergie pourrait, également, accroître la pression politique sur l’Union Européenne, laquelle s’est engagée à interdire toute importation de gaz russe d’ici la fin de l’année prochaine. Or, à l’issue d’un hiver particulièrement froid, les réserves du Vieux continent sont actuellement plus basses que d’habitude.
Les ministres des Finances du G7 ont prévu de se réunir dans un peu moins d’une heure, sous présidence française, pour discuter des conséquences économiques possibles de cette guerre. Il devraient notamment aborder la question d’un possible recours coordonné à leurs réserves pétrolières stratégiques respectives.
La spirale infernale d’une potentielle crise économique mondiale ne saurait faire oublier le coût humain de cette guerre. Au 10ème jour du conflit, le pilonnage sans relâche mené par les américains et les israéliens se poursuit. L’angoisse devant la mort susceptible de frapper sans prévenir continue, donc, à épouvanter l’Iran comme le Liban. On fera le point dans quelques instants avec notre invité sur la situation humanitaire au pays du Cèdre. De leur côté les Iraniens restent pris au piège entre d’un côté la peur d’une destruction durable du pays et de l’autre la déception de voir se maintenir le régime des mollahs. Hier, Mojtaba Khamenei, le fils d’Ali Khamenei a été désigné pour succéder à son père au poste de guide suprême. Preuve qu’en renouant avec la succession dynastique, mais aussi la ligne dure du pouvoir théocratique, les cercles du pouvoir à Téhéran n’ont pas l’intention de plier face à Washington et Tel Aviv’.
Et parmi les exemples à travers lesquels se dessinent, justement, les espoirs déçus d’une partie de la population, en même temps qu’une forme de colère et d’impuissance, les footballeuses de l’équipe d’Iran, qui disputent actuellement la Coupe d’Asie féminine en Australie, ont refusé de chanter l’hymne national avant leur premier match du tournoi. Et sans surprise, cet acte de rébellion a été assez peu apprécié du côté des ayatollahs.
Sur le plan strictement diplomatique, on voit assez mal aujourd’hui quelles seraient les raisons d’espérer une issue rapide à ce conflit. Ce matin, la Chine a réitéré ses appels à cesser immédiatement les opérations militaires et reprendre le dialogue. Il faut dire que Pékin est directement impacté par ce conflit. Plus de la moitié de ses importations de brut transporté par voie maritime provient du Moyen-Orient. Pour autant, il semble assez peu probable, en réalité, que la Chine sacrifie ses intérêts et fasse front face aux Etats-Unis pour porter secours à son partenaire iranien. A fortiori, quelques semaines avant une possible visite du président Donald Trump à Pékin.
Et puis c’est toujours dans ce contexte particulier que se tient à partir d’aujourd’hui à Bruxelles la réunion de l’ensemble des représentants de l’Union européenne à l’étranger, en poste dans le monde entier. Chaque année, tous se retrouvent pour échanger sur la situation géopolitique et la gestion des crises. Et bien entendu, la rencontre de cette année sera nécessairement dominée, on l’imagine, par la situation au Moyen-Orient. Ce matin, la présidente de la Commission Ursula von der Leyen a ouvert la journée par un discours à la tonalité disons particulièrement alarmiste.
Enfin outre la guerre menée contre l’Iran, de violents combats font toujours rage au Liban. Ce matin, plusieurs frappes israéliennes ont ciblée la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah. Le mouvement chiite pro-iranien qui dit par ailleurs affronter actuellement des troupes de l’Etat hébreu arrivées par hélicoptère dans l’Est du pays, près de la frontière syrienne. Au total, 400 personnes ont été tuées depuis le déclenchement de la guerre et plus d’un demi-million d’hommes de femmes et d’enfants ont été déplacées.
L’invité de la rédaction : Colin Rehel, directeur régional en charge du Liban à Solidarités International.
Les autres titres de l’actualité
450 événements dans toute la France pour promouvoir la filière et attirer les candidats. Aujourd’hui débute la semaine des métiers du nucléaire. Cette 4eme édition prévue pour durer jusqu’à vendredi est organisée par France Travail et s’inscrit dans le programme de relance de l’atome annoncé il y a maintenant quatre ans par le président Emmanuel Macron, avec la construction de 6 nouveaux EPR2. Alors nécessairement, les embauches dans le domaine s’annoncent nombreuses. 10.000 emplois d’ores et déjà sont à pourvoir dès maintenant sur le site de France Travail. Et la demande devrait rester constante pour les années à venir avec quelques 100.000 postes d’ici 2035.
L’élimination massive des espèces nuisibles en France est « inefficace et coûteuse ». C’est ce qui ressort d’une étude scientifique publiée ce matin. Chaque année, 1,7 million d’animaux (parmi lesquels des renards ou des corneilles) susceptibles d’occasionner des dégâts pénalisant, notamment, certaines activités agricoles sont tués pour réduire les pertes économiques et les risques sanitaires. Or cet abattage n’aurait, au fond, qu’assez peu de résultats positifs. Non seulement cette mesure ne contribuerait pas à la baisse des effectifs mais elle coûte, par ailleurs, extrêmement chère.

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