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Guerre au Moyen-Orient: "Leurs capacités de missiles ont baissé énormément", affirme Donald Trump à propos de l'Iran
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Depuis son club de Doral, à Miami, Donald Trump a affirmé lundi que ses objectifs militaires étaient «largement atteints», tout en refusant d’ordonner la fin des bombardements. Entre l’annonce d’un succès total et la menace explicite de viser les infrastructures énergétiques de Téhéran, le président américain entretient le flou sur la suite des opérations.
Donald Trump a vanté le succès de l’opération «Furie Épique» contre l’Iran et minimisé les conséquences de la hausse des prix du pétrole. «Nous faisons des progrès importants vers la réalisation de notre objectif militaire. Certains pourraient même dire qu’il est déjà largement atteint», a déclaré le président américain lundi dans sa première conférence de presse depuis le début de la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran. «Nous avons anéanti toutes les forces iraniennes, de manière très complète, et la plupart des forces navales ont été coulées», a dit le locataire de la Maison-Blanche depuis son club de Doral, en Floride. «Nous sommes donc en train de gagner de manière très décisive. Nous sommes en avance sur le calendrier. Notre armée est la plus puissante au monde… personne n’a jamais rien vu de tel.»
Trump a aussi expliqué avoir pris la décision de lancer l’attaque en raison de la menace imminente que représentait selon lui l’Iran. «La situation approchait très rapidement du point de non-retour», a souligné le président. «D’après ce que Steve (Witkoff), Jared (Kushner), Pete (Hegseth) et Marco (Rubio) m’ont dit, je pensais qu’ils allaient nous attaquer si nous ne le faisions pas.» Et d’ajouter : «L’Iran est un pays très puissant, et si nous ne les avions pas frappés, ils allaient prendre le contrôle du Moyen-Orient et essayer de détruire Israël. Nous les avons donc arrêtés au bon moment. Et nous sommes très fiers d’avoir participé à cela. Cela va bientôt prendre fin, mais si cela recommence, ils seront frappés encore plus durement.»
«Mettre fin à toutes ces menaces une fois pour toutes»
Le président américain n’a cependant pas annoncé la fin des bombardements. «Nous continuons à cibler les capacités de l’Iran en matière de drones et de missiles», a-t-il ajouté, prévenant que les infrastructures du pays pourraient à présent être visées. «À ce jour, nous avons frappé plus de 5000 cibles, mais nous en avons gardé certaines, les plus importantes, pour plus tard. Si nous devons le faire, si elles sont touchées, il leur faudra de nombreuses années pour les reconstruire, notamment en ce qui concerne la production d’électricité et bien d’autres choses encore», a menacé Donald Trump. «Nous ne cherchons donc pas à le faire si nous n’y sommes pas obligés. Mais ce sont des cibles très faciles à atteindre, qui peuvent causer des dégâts considérables si elles sont touchées. Nous attendons de voir ce qui va se passer avant de les frapper, nous pourrions les détruire toutes en une seule journée.»
Le président américain a aussi minimisé l’impact de la guerre sur les prix du pétrole, bien que les prix de l’essence aient grimpé en flèche ces derniers jours aux États-Unis. Il a menacé l’Iran s’il s’en prenait aux tankers qui traversent le détroit d’Ormuz. «Je ne permettrai pas à un régime terroriste de prendre le monde en otage et de tenter d’interrompre l’approvisionnement pétrolier… À long terme, l’approvisionnement en pétrole sera beaucoup plus sûr sans la menace des navires, des drones, des missiles, de l’arme nucléaire ou de quoi que ce soit d’autre de la part de l’Iran. Le détroit d’Ormuz restera sûr… Nous mettons fin à toutes ces menaces une fois pour toutes, ce qui se traduira par une baisse des prix du pétrole et du gaz pour les familles américaines.»
«En attendant, a ajouté Trump, pendant cette brève perturbation, les États-Unis offrent une assurance contre les risques politiques à tous les pétroliers opérant dans le Golfe… J’espère que cela ne sera pas nécessaire, mais si c’est le cas, nous les escorterons grâce à notre formidable capacité de déminage. Nous avons les meilleurs navires, et nous savons exactement où elles se trouvent, mais nous espérons ne pas en arriver là. Nous ne pensons pas que cela sera nécessaire, mais si c’est le cas, et si les Iraniens font quoi que ce soit, le prix à payer sera incalculable. Il sera si élevé qu’ils regretteront de l’avoir fait.»
«J’aime l’idée d’un changement en interne»
«Je savais que les prix du pétrole augmenteraient, et ils ont augmenté, mais moins que ce que je pensais», a poursuivi Trump, qui a expliqué que les perturbations affectaient «beaucoup plus les autres pays que les États-Unis. Cela ne nous affecte pas. Nous avons tellement de pétrole. Nous avons d’énormes réserves de pétrole et de gaz, bien plus que ce dont nous avons besoin. Le Venezuela est désormais notre nouveau et excellent partenaire.»
Il s’est en revanche déclaré déçu par la nomination de Mojtaba Khamenei à la place de son père à la tête de l’Iran. « J’ai été déçu par leur choix parce que nous pensons que cela va conduire à davantage de problèmes pour le pays », a estimé Trump. «J’aime l’idée d’un changement en interne, parce que ça marche bien. Nous l’avons prouvé au Venezuela, où il n’y a eu aucune perturbation, contrairement à l’Irak, où tout le monde avait été licencié : l’armée, la police, les politiciens et où nous avons eu Daech. Nous ne voulons pas cela.»
Trump a aussi démenti toute divergence avec son vice-président JD Vance, qui avait pris des positions critiques envers les engagements extérieurs. «Nous nous entendons très bien sur ce sujet, il avait une philosophie légèrement différente de la mienne. Je pense qu’il était peut-être moins enthousiaste à l’idée d’y aller, mais il était tout de même assez enthousiaste.» «J’ai pensé que c’était quelque chose que nous devions faire, que nous n’avions pas le choix. Si nous ne l’avions pas fait, les Iraniens nous auraient attaqués.»

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