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Donald Trump, lundi soir, lors de sa conférence de presse sur la guerre au Moyen-Orient. SAUL LOEB / AFP
La guerre au Moyen-Orient va-t-elle bientôt prendre fin ? C’est ce qu’a laissé entendre Donald Trump, lors d’une conférence de presse à Miami lundi 9 mars au soir après dix jours de guerre opposant les Etats-Unis et Israël à l’Iran.
Des affirmations immédiatement balayées par Téhéran, qui a assuré que le conflit prendrait fin lorsque le décidera son armée idéologique, les gardiens de la révolution.
• Trump assure que la guerre va « se terminer bientôt »
Très critiqué aux Etats-Unis et rattrapé par la hausse des prix des carburants, Donald Trump a assuré que « la guerre va se terminer bientôt » lors d’une conférence de presse, sa première en dix jours de frappes lancées par les Etats-Unis et Israël contre la République islamique. Il n’a toutefois pas précisé d’échéance. Il a également dit que le conflit était « bien en avance » sur le calendrier de quatre à cinq semaines qu’il avait évoqué auparavant.
Le président américain a menacé de frapper l’Iran « beaucoup plus fort » si Téhéran « prenait le monde en otage » en bloquant l’acheminement de pétrole dans la région via le détroit d’Ormuz, par lequel transite un cinquième de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié (GNL).
L’armée américaine a annoncé que les Etats-Unis ont touché en dix jours plus de 5 000 cibles, dont plus de cinquante navires iraniens.
• Une levée des sanctions sur le pétrole évoquée
« Nous allons aussi lever certaines sanctions liées au pétrole pour réduire les prix (…) jusqu’à ce que ça s’arrange », a-t-il déclaré à la presse, après avoir échangé au téléphone avec son homologue russe Vladimir Poutine. Donald Trump n’a pas précisé les sanctions ou pays concernés. « Après, qui sait ? Peut-être que nous n’aurons pas à les remettre [les sanctions, NDLR]. Il y aura tellement de paix », a-t-il ajouté.
Mercredi déjà, Washington a accordé une dérogation à l’Inde, en l’autorisant à importer pendant un mois du pétrole russe – y compris provenant de navires bloqués par des sanctions. Le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent a déclaré dès le lendemain « étudier » la possibilité d’élargir la levée des sanctions sur le pétrole russe « pour soulager le marché » le temps du conflit. Moscou a dit discuter de cette question avec les Etats-Unis. Mais un tel assouplissement pose un dilemme aux Etats-Unis qui s’efforcent depuis 2022 de limiter les capacités de Moscou à financer la guerre en Ukraine.
• Le prix du pétrole s’envole… avant de redescendre
Les prix du pétrole ont chuté ce mardi 10 mars de 10 %, après les propos de Donald Trump qui a assuré que la guerre avec l’Iran est « quasiment » finie. Lundi, le baril de Brent avait grimpé en séance jusqu’à 119,50 dollars et le WTI jusqu’à 119,48 dollars, dépassant les 100 dollars pour la première fois depuis 2022, ce qui a provoqué une hausse brusque des prix des carburants, en France et ailleurs.
Le président américain avait dans un premier temps assuré que cette flambée des cours était « un petit prix à payer pour la paix et la sécurité » mondiale. Il a opéré une volte-face inattendue lundi soir.
• « C’est nous qui déciderons de la fin », réplique l’Iran
Téhéran a affirmé mardi qu’il était prêt à se battre « aussi longtemps que nécessaire » contre les Etats-Unis et Israël, contredisant Donald Trump. « C’est nous qui déciderons de la fin de la guerre », ont répliqué mardi les gardiens de la révolution, armée idéologique de la République islamique. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a ajouté que des négociations avec Washington « ne sont plus à l’ordre du jour ».
Le chef du conseil suprême de sécurité nationale iranien, Ali Larijani, a averti le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique, restera impraticable tant que la guerre durera.
Lundi soir, les gardiens de la révolution ont appelé les pays arabes et européens à expulser les ambassadeurs américain et israélien pour obtenir de pouvoir transiter par le détroit d’Ormuz.

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