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11 mars 2026En cette douzième journée de guerre, les principales puissances belligérantes, l’Iran, Israël et les États-Unis, ne semblent toujours pas prêtes à cesser les hostilités. Dans les déclarations comme sur le terrain, le conflit se poursuit, et malgré le fait qu’il ne soit jamais entré officiellement en guerre, l’un des pays les plus touchés est le Liban.
Ainsi, ce mercredi 11 mars, L’Orient-Le Jour, l’un des plus importants quotidiens francophones du pays, dresse un bilan aussi détaillé que tragique de l’offensive israélienne contre le Hezbollah. Celle-ci a fait pas moins de 634 morts dans le pays, et 1 444 blessés (au 10 mars). Mais ce n’est pas tout. “Il y a eu au moins 544 frappes sur au moins 195 localités libanaises entre le 2 mars [date du début des hostilités au Liban] et le 8 mars”, détaille le média de Beyrouth. Au 8 mars toujours, les zones d’évacuation imposées par Israël couvraient plus de 8 % du territoire libanais. Deux jours plus tard, selon le décompte du ministère de la Santé, le total des déplacés s’élevait à 759 300 personnes. “Ce chiffre représente plus de 11 % de la population, soit environ un Libanais sur dix”, alerte le journal francophone.
Le fils de l’ayatollah Ali Khamenei, récemment officiellement élu nouveau guide suprême de l’Iran, a lui aussi été blessé par les bombardements israéliens et américains lors du premier jour de conflit, a-t-on appris aujourd’hui. Selon The New York Times, qui assure avoir parlé à ce sujet avec des sources anonymes iraniennes, ce qui expliquerait pourquoi, “trois jours après avoir été proclamé successeur de son père, Mojtaba Khamenei n’est toujours pas apparu en vidéo ou en public, et n’a publié aucune déclaration écrite”. Une autre raison de ce silence serait que le guide suprême craint qu’une vidéo ne puisse révéler sa position et faciliter des frappes visant à l’éliminer. Selon des sources israéliennes interviewées par le média américain, le nouveau guide suprême aurait été blessé aux jambes lors des frappes du 28 février, au premier jour de la guerre.
Aux prémices du conflit, l’affaire avait créé un grand remous. Lors des frappes du 28 février, une école primaire avait été touchée, causant, selon les autorités iraniennes, la mort de 175 personnes. Des enfants en majorité. Les États-Unis avaient nié être responsables de cette frappe, mais comme le révèle ce mercredi 11 mars le New York Times, “une enquête militaire en cours a déterminé que les États-Unis sont responsables de cette frappe, dans la mesure où il s’agirait d’une erreur de ciblage de l’armée américaine, qui menait des bombardements sur une base iranienne adjacente, dont le bâtiment scolaire faisait autrefois partie”. À l’heure actuelle, néanmoins, l’information n’est pas encore officielle et repose sur des résultats d’enquête préliminaire, précise le quotidien progressiste, qui dit avoir parlé avec des sources proches du dossier.
Un navire battant pavillon thaïlandais, un japonais, et un navire israélien battant pavillon libyen. Ce sont les trois bateaux qui ont été touchés par des frappes de la marine de la République islamique dans le détroit d’Ormuz ce mercredi 11 mars. Ce passage stratégique, par lequel transitait plus de 20 % du pétrole mondial avant le début du conflit, est pris pour cible par l’Iran, qui affirme en avoir pris le contrôle. Le trafic a nettement diminué dans la zone, et pour cause. Selon le décompte effectué par le média londonien BBC, “depuis le début de la guerre, 13 attaques iraniennes présumées ont été perpétrées contre des navires opérant dans le Golfe”. Pas découragé pour autant, le président américain, Donald Trump, a assuré en fin d’après-midi qu’il régnerait bientôt une “grande sécurité” dans le détroit d’Ormuz.
C’est aussi dans l’optique de remédier à la situation créée par le blocage du détroit d’Ormuz, et à la flambée des prix du pétrole qui en a dérivé, qu’une décision extrêmement forte a été prise ce mercredi 11 mars. En effet, rapporte depuis l’Italie le Corriere della Sera, “les pays membres de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) ont décidé à l’unanimité de libérer 400 millions de barils de pétrole de leurs réserves d’urgence afin de compenser les répercussions sur les marchés du conflit au Moyen-Orient”. Les discussions à ce sujet avaient été évoquées dès ce matin par The Wall Street Journal, qui parlait du “plus important déstockage des réserves stratégiques de pétrole de l’histoire de l’AIE”. Ce déblocage, rappelait déjà le média économique, “représente plus du double” du précédent record établi par l’agence, en 2022.
L’annonce a été faite ce mercredi 11 mars par le ministre des Sports iranien, Ahmad Donyamali, et elle semble ne pas laisser de place au doute. “Depuis que ce gouvernement corrompu [les États-Unis] a assassiné notre guide, nous ne sommes pas dans les conditions de participer à cette Coupe du monde”, a-t-il déclaré, faisant référence à la compétition qui se jouera cet été aux États-Unis, mais aussi au Canada et au Mexique. “Pas encore officielle, la menace de forfait, de possible, passe à probable”, analyse depuis Bruxelles Le Soir, qui précise qu’il s’agirait là “du premier forfait d’une équipe qualifiée depuis l’édition 1950, au Brésil”.

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