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13 jours de bombardements et d’explosions assourdissantes pour quoi faire ? Au treizième jour de la guerre d’anéantissement lancée par les Etats-Unis et Israël au Proche et Moyen-Orient, les morts se comptent par centaines, les blessés par milliers et les déplacés par millions. Parmi ces victimes, plus de 170 personnes ont perdu la vie dans le bombardement d’une école primaire en Iran, résultat d’une erreur de ciblage de l’armée américaine. De son côté, le régime théocratique au pouvoir à Téhéran ne s’est pas effondré. Et quand bien même il reste difficile de se faire une idée de la vie quotidienne en Iran, tout porte à croire qu’il s’agit davantage de survie quotidienne, mêlée d’angoisse, d’incertitude. De colère aussi parmi les civils, dès lors que les déflagrations et la répression sont désormais devenues indissociables. Alors, hier, Donald Trump a malgré tout laissé entendre que l’Iran était (je cite) « proche de la défaite ». Sauf que rien pour l’heure ne permet d’envisager un tel scénario. Les Gardiens de la Révolution, lesquels n’ont sans doute plus rien à perdre dans ce conflit, se disent prêts, au contraire, à une longue campagne pour forcer Washington à la retraite en pilonnant les intérêts occidentaux. Ce matin même, l’Iran a de nouveau lancé une nouvelle vague d’attaques contre les infrastructures pétrolières des pays du Golfe. Et puis son allié Hezbollah, que l’on croyait pourtant extrêmement diminué depuis la guerre de l’automne 2024 a également lancé plusieurs attaques contre Israël.
Des explosions ont encore été entendues ce matin au-dessus de la ville sainte. Ce qui veut dire que l’Iran et le Hezbollah commencent à répliquer ensemble avec ce qui apparaît de plus en plus comme une stratégie coordonnée. De son côté, le Premier ministre Netanyahou reste sur la même ligne. Il veut démanteler le régime Mais en Israël, ils sont visiblement de moins en moins nombreux à y croire.
Dans ce jour sans fin au Proche-Orient, ces attaques lancées par le Hezbollah contre Israël font écho au supplice de la lente banalisation des coups portés par l’Etat hébreu contre son voisin libanais, jusqu’à faire suffoquer tous les rêves de la population de toucher enfin du bout des doigts, un jour, une vie meilleure. Ce matin, (Thibault Lefevre on parlait à l’instant) Israël a prévenu les dirigeants libanais qu’il prendrait des territoires s’ils n’agissent pas contre le Hezbollah. La nuit dernière, déjà, la banlieue sud de Beyrouth a été lourdement frappée. Une dizaine d’explosions puissantes dans un secteur qui ne constitue pas, pourtant, un bastion de la milice pro-iranienne. Et puis la corniche de la capitale, là aussi en dehors des quartiers tenus par le Hezbollah, a été visée par un drone. Bilan 8 morts.
Chacun sait bien que la durée de cette guerre aura, nécessairement, un impact direct sur l’économie. Déjà, l’embrasement régional a provoqué une hausse spectaculaire des prix de l’énergie dans le monde entier. Et c’est ainsi qu’hier plusieurs grandes puissances ont annoncé le déblocage de leurs réserves stratégiques, pour une quantité record de 400 millions de barils. Un mécanisme d’urgence tout à fait exceptionnel, censé apaiser les marchés. Mais qui d’une part n’aura fait que confirmer, en réalité, la gravité des pénuries à venir. Et d’autre part n’aura pas suffi à rassurer sur les approvisionnements. De sorte que le baril de pétrole a repassé la barre des 100 dollars ce matin, tandis qu’à nouveau partout les marchés asiatiques déclinent. On va y revenir dans un instant avec notre invité.
En attendant, l’Agence Internationale de l’Energie publiait ce matin son rapport mensuel sur le pétrole. Et sans surprise l’AIE se montre extrêmement inquiète.
L’invité de la rédaction : Emmanuel Hache, chercheur associé à Economix de l’Université Paris Nanterre, auteur notamment d’une « Géopolitique des énergies » (Editions Eyrolles).
Et c’est donc dans ce contexte qu’Emmanuel Macron poursuit, lui, sa campagne de relance du nucléaire prévue dans la Programmation pluriannuelle de l’énergie. Le chef de l’Etat a prévu de présider cet après-midi un conseil de politique nucléaire à Penly, qui doit accueillir 2 nouveaux réacteurs EPR2. L’occasion de vanter une nouvelle fois l’atome susceptible (on en parlait à l’instant) de réconcilier à la fois l’indépendance et donc la souveraineté énergétique du pays, en même temps que la décarbonation et donc l’objectif de neutralité carbone à l’horizon 2050, sans oublier la compétitivité et la création d’emplois. Reste toutefois à connaître quel sera le montant global de cette stratégie à long terme. Greenpeace a fait les comptes. Et selon l’ONG, la note pourrait s’avérée particulièrement salée en période d’austérité. Au total, le coût de la relance du nucléaire en France est estimée entre 380 et 650 milliards d’euros.
Et que dire, à présent, du coût des catastrophes naturelles ? Inondations, tempêtes, sécheresses Vous le savez les phénomènes climatiques extrêmes ont tendance à se multiplier. Alors, dans certains cas, la prise en charge des sinistrés se fait grâce à un régime spécial, dit « cat nat », pour catastrophe naturelles. Et au sommet de ce régime d’indemnisation, on trouve la Caisse Centrale de Réassurance, la CCR. L’assureur des assureurs. Il se trouve que ce matin la CCR, justement, présentait ses résultats. Et ceux-ci repassent au vert, malgré donc des années difficiles du fait de la multiplication des sinistres.

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