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12 mars 2026C’était une prise de parole attendue, voire redoutée. “Mojtaba Khamenei, le nouveau guide suprême iranien, s’est exprimé pour la première fois publiquement depuis qu’il a succédé à son père assassiné”, annonce The New York Times dans son direct du jeudi 12 mars. L’homme, estime le quotidien d’outre-Atlantique, “a adopté un ton défiant”, voire “une approche agressive”, juge depuis l’Italie Il Post, qui indique que, dans son message lu par une journaliste de la télévision d’État iranienne, l’homme a évoqué la mort de son père, “et a même ajouté que les attaques ont tué d’autres membres de sa famille, notamment sa femme et sa sœur”.
Concrètement, néanmoins, les mots de Mojtaba Khamenei s’inscrivent dans la continuité de la ligne imprimée par Téhéran depuis le début du conflit. En effet, le nouveau guide suprême a déclaré que l’Iran poursuivrait “une défense efficace qui leur [les Américains et les Israéliens] fera regretter leur attaque”, évoquant aussi la volonté de “venger le sang [des] martyrs”. Enfin, en ce qui concerne le front le plus observé en ce moment, Mojtaba Khamenei a assuré que “le levier consistant à bloquer le détroit d’Ormuz devait également continuer à être utilisé”, rapporte le New York Times.
La déclaration, contenue dans un rapport de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), a été faite ce jeudi 12 mars. Selon l’AIE, “la guerre en Iran a causé la plus grande perturbation de l’approvisionnement en pétrole de l’histoire”, peut-on lire dans les colonnes du site d’information américain Politico, qui cite ledit rapport. Et ce principalement à cause de la volonté du régime de Téhéran de bloquer la circulation maritime dans le détroit d’Ormuz, qui, avant la guerre, assurait environ 20 % du trafic mondial du brut. Résultat, rapporte ce média en ligne qui relaie le rapport de l’AIE, “le détroit d’Ormuz a vu ses flux de pétrole et de produits pétroliers chuter d’environ 20 millions de barils par jour à ‘un passage au goutte-à-goutte’”, ce qui a fait “fluctuer de manière spectaculaire” les prix du brut. Dernier exemple en date aujourd’hui, puisque, ce jeudi 12 mars, le prix du baril de pétrole a repassé la barre symbolique des 100 dollars, et ce malgré le fait que, la veille, les membres de l’AIE avaient annoncé libérer 400 millions de barils de pétrole de leurs réserves d’urgence afin de compenser les répercussions sur les marchés du conflit au Moyen-Orient.
La situation du prix du pétrole n’a manifestement pas déstabilisé le président américain, qui, s’adressant probablement à ses compatriotes, s’est fendu de la phrase suivante, relayée dans les colonnes du quotidien londonien The Guardian. “Les États-Unis sont de loin le plus grand producteur de pétrole au monde, donc lorsque les prix du pétrole augmentent, nous gagnons beaucoup d’argent.” Le locataire de la Maison-Blanche en a ensuite profité pour réaffirmer sa volonté indéfectible de vaincre l’Iran. “Ce qui m’intéresse et m’importe bien davantage, en tant que président, c’est d’empêcher un empire maléfique, l’Iran, de se doter d’armes nucléaires et de détruire le Moyen-Orient, voire le monde entier. Je ne laisserai jamais cela se produire !”
En ce treizième jour de guerre, l’intensité des frappes israéliennes au Liban ne semble pas faiblir en intensité, et il en va de même pour les déclarations des politiques de l’État hébreu. Preuve en sont les paroles prononcées ce jeudi 12 mars par le ministre de la Défense, Israël Katz, qui s’est fendu de la déclaration suivante, relayée par The Times of Israel. “J’ai averti le président du Liban que, si le gouvernement libanais ne sait pas contrôler son territoire et empêcher le Hezbollah de menacer les localités du nord d’Israël, nous prendrons le territoire et nous le ferons nous-mêmes.” Le ministre de la Défense a ensuite fait savoir que lui-même et le Premier ministre, Benyamin Nétanyahou, avaient “donné instruction à l’armée israélienne de se préparer à une intensification de ses activités au Liban”, rapporte encore le média installé à Jérusalem. De quoi faire penser à un conflit qui risque de s’enliser dans la durée.

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