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FRANCOIS LO PRESTI / AFP
Pour tenter de contenir la flambée des prix du pétrole liée à la guerre avec l’Iran, les États-Unis ont autorisé temporairement la vente de cargaisons de brut russe déjà en mer.
Alors que la guerre avec l’Iran fait flamber les prix du pétrole et menace l’approvisionnement mondial, les États-Unis ont décidé d’assouplir temporairement certaines sanctions visant le brut russe. Pour tenter de freiner la hausse des prix de l’énergie, le département du Trésor américain a autorisé jeudi 12 mars la vente de cargaisons de pétrole russe déjà en mer, afin qu’elles puissent être livrées à leurs acheteurs.
La mesure est limitée dans le temps et doit rester en vigueur jusqu’au 11 avril prochain selon le New York Times. Elle concerne uniquement du pétrole déjà chargé sur des navires, et non de nouvelles exportations. L’objectif est de remettre rapidement davantage de barils sur le marché mondial, alors que les tensions au Moyen-Orient perturbent l’approvisionnement en pétrole.
Depuis le début de la guerre avec l’Iran, la situation est particulièrement tendue autour du détroit d’Ormuz, l’un des passages maritimes les plus stratégiques de la planète, qui est au cœur de toutes les discussions. Par cette étroite voie maritime du Golfe transitent habituellement près d’un cinquième des exportations mondiales de pétrole.
Les attaques et menaces dans la région ont déjà fortement ralenti la circulation des pétroliers, alimentant les craintes d’un choc énergétique et poussant les prix du brut vers les 100 dollars le baril. Washington cherche à éviter une nouvelle flambée des prix susceptible d’avoir des conséquences économiques et politiques.
Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a reconnu que la décision pourrait apporter un bénéfice financier limité à Moscou, mais insiste sur son caractère temporaire et ciblé.
Cette décision constitue néanmoins un infléchissement notable de la politique américaine vis-à-vis de Moscou. Depuis l’invasion de l’Ukraine en 2022, les sanctions sur le pétrole russe avaient été placées au cœur de la pression occidentale contre le Kremlin. Donald Trump avait lui-même répété à plusieurs reprises que ces restrictions constituaient une ligne rouge dans sa stratégie pour mettre fin à la guerre en Ukraine.

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