

Guerre en Iran : qui était l'adjudant-chef Arnaud Frion, mort dans une frappe de drone en Irak ?
13 mars 2026Macron réaffirme la position « défensive » de la France après la mort d’un soldat français
• Il a répété que l’armée française n’était pas en guerre et protégeait ses ressortissants, ses alliés et la liberté de navigation, dans la lutte antiterroriste.
• Au sujet d’une éventuelle riposte, le chef de l’État est resté « très prudent », disant attendre les éléments de l’état-major des armées ainsi qu’un appel prévu avec le Premier ministre irakien.
L’Élysée réfute toute intention belliqueuse après la mort d’un soldat français au Kurdistan irakien. Quelques heures après avoir annoncé le décès de l’adjudant-chef Arnaud Frion « lors d’une attaque », Emmanuel Macron a réaffirmé ce vendredi 13 mars que « la position de la France est purement défensive » face à la guerre au Moyen-Orient, ajoutant que ce positionnement « ne saurait justifier, jamais, qu’on s’en prenne à elle ».
« La France continuera à faire preuve de sang-froid, de calme, de détermination, d’être fiable vis-à-vis de nos partenaires, de protéger nos ressortissants et de défendre nos intérêts et notre sécurité », a poursuivi le président français lors d’une conférence de presse organisée à l’occasion de la visite à Paris de son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky.
Emmanuel Macron a aussi eu des mots pour le soldat tué en Irak. « Je veux m’incliner avec respect devant la mémoire de l’adjudant-chef Arnaud Frion », a déclaré le chef de l’État qui a transmis « tout [son] soutien » aux militaires français « blessés ainsi qu’à leurs familles ». « Nos soldats ont été frappés alors qu’ils luttaient dans le cadre de la lutte antiterroriste, c’est inacceptable », a insisté le locataire de l’Élysée.
Un appel prévu avec le Premier ministre irakien
Interrogé sur l’éventualité d’une « riposte » française après la mort d’Arnaud Frion, Emmanuel Macron s’est voulu « très prudent ». « J’attends d’avoir tous les éléments qui me seront fournis par l’état-major des armées et de nos services », a-t-il répondu, disant attendre de « parler avec le Premier ministre irakien ». L’entretien entre les deux dirigeants doit avoir lieu « dès le début d’après-midi », avait indiqué le président français plus tôt lors de sa prise de parole.
Toujours au sujet d’une possible riposte, Emmanuel Macron a déclaré qu’il « n’élaborer[a] aucune forme de scénario, ni n’entrer[a] dans quelque politique-fiction sur le sujet ». « J’ai rappelé la position de la France, elle est claire dans la région », a martelé le chef de l’État, évoquant une nouvelle fois la posture « défensive » de l’armée française qui n’engage pas le pays « en guerre contre qui que ce soit ».
La seule fonction des forces françaises sur place est la « lutte contre le terrorisme », la protection des ressortissants et de la « liberté de navigation », ainsi que le respect des « accords de défense » avec des « pays alliés », a égrainé Emmanuel Macron avant de conclure : « Nous assumons ces missions, pleinement, avec les risques qu’elles comprennent. »
Sur l’Ukraine, Macron assure que le prêt de 90 milliards sera « tenu »
La situation en Ukraine a aussi été au cœur de la conférence de presse de ce vendredi, en présence de Volodymyr Zelensky. Emmanuel Macron est notamment revenu sur la promesse par les dirigeants de l’UE d’« un prêt de 90 milliards d’euros » à Kiev, dont les premiers décaissements sont bloqués par la Hongrie du prorusse Viktor Orbán. « Cet engagement sera tenu et je le dis avec force et clarté », a insisté le président français.
Celui-ci a aussi évoqué la décision des États-Unis d’assouplir les sanctions sur les ventes de pétrole russe. « La décision qui a été prise, de manière exceptionnelle et limitée » par Washington, « ne revient pas de manière durable et large sur les sanctions qu’eux-mêmes ont décidées » dans le cadre du G7, a affirmé Emmanuel Macron. « La situation [en Ukraine] ne justifie en rien de [les] lever », a-t-il ajouté.
Sans surprise, Volodymyr Zelensky porte un regard beaucoup plus sévère sur l’assouplissement des sanctions décidé par les Américains. À lui seul, il « pourrait rapporter à la Russie environ 10 milliards pour la guerre, a déploré le président ukrainien, cela ne contribue certainement pas à la paix ».

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