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13 mars 2026La guerre au Moyen-Orient n’offrira pas de «répit» à la Russie, promet Macron aux côtés de Zelensky
Le président français Emmanuel Macron, en recevant son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky à l’Élysée, a affirmé vendredi 13 mars que la Russie « se trompe » si elle espère que la guerre au Moyen-Orient lui offrira un « répit », minimisant la portée de la levée temporaire de sanctions américaines sur le pétrole russe.
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« Rien ne nous détournera de l’Ukraine », a dit le président français. « Aujourd’hui, la Russie croit peut-être que la guerre en Iran va lui offrir un répit. Elle se trompe. » « Le contexte de montée des prix du cours du pétrole ne doit en aucun cas amener à revoir notre politique de sanctions à l’égard de la Russie, c’est la position que le G7 a tenue », a-t-il affirmé.
Les États-Unis ont pourtant autorisé jeudi jusqu’au 11 avril la vente du pétrole russe stocké sur des navires, dans un contexte de flambée des prix du brut. La Russie, poids lourd des hydrocarbures, va ainsi bénéficier de rentrées d’argent pour financer son effort de guerre en Ukraine, où elle a lancé une invasion à grande échelle en 2022.
Emmanuel Macron a néanmoins estimé que la décision américaine avait été prise « de manière exceptionnelle et limitée » et « ne revient pas de manière durable et large sur les sanctions qu’eux-mêmes ont décidées » dans le cadre du G7.
La crainte d’un renforcement de la position de la Russie, selon Volodymyr Zelensky
Volodymyr Zelensky, au contraire, a jugé qu’elle entraînera un « renforcement de la position de la Russie » et « ne contribue certainement pas à la paix ». Selon le président ukrainien, cet « assouplissement » des sanctions pourrait rapporter à la Russie « environ 10 milliards de dollars » qu’elle dépensera en drones et autres armements.
Ces drones sont utilisés en Ukraine, mais le seront aussi contre « les voisins de l’Iran », allié de Moscou, et les Occidentaux présents dans la zone, a assuré Volodymyr Zelensky. « Lever les sanctions juste pour que davantage de drones viennent vous attaquer plus tard n’est, à mon avis, pas la bonne décision. »
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Le président ukrainien s’était d’ailleurs rendu à Bucarest la veille, où il a promu la coopération militaire avec son pays, notamment en matière de drones. À l’issue de leurs entretiens, le chef de l’État roumain Nicusor Dan et Volodymyr Zelensky ont annoncé avoir signé une série de documents, dont une déclaration d’intention portant sur une coopération pour la « production en commun de drones en Roumanie ».
De son côté, la Russie a affirmé que Téhéran ne lui avait pas demandé d’aide militaire. Des médias américains ont en revanche évoqué un partage de renseignements russes pour aider l’Iran à frapper des cibles.
Les fragiles sanctions de l’UE contre la Russie
Dans leurs efforts pour maintenir l’Ukraine sous le feu des projecteurs et éviter que le conflit au Moyen-Orient la relègue à l’arrière-plan, ses soutiens insistent largement sur la capacité des experts militaires ukrainiens à contrer les drones iraniens et la possibilité que Kiev fournisse une aide aux pays du Golfe persique. Malgré tout, la situation de l’Ukraine risque d’être éclipsée par le conflit et ses soutiens les plus actifs, comme la France ou l’Allemagne, veulent maintenir la mobilisation de l’UE en sa faveur. Cette mobilisation est cependant mise à mal par la Slovaquie et la Hongrie qui ont maintenu ce matin à Bruxelles leur blocage sur une décision cruciale pour la poursuite des sanctions à l’encontre de la Russie.
Les représentants permanents, les ambassadeurs des 27 à Bruxelles, n’ont pas réussi ce vendredi 13 mars à se mettre d’accord pour renouveler les sanctions européennes à l’encontre de la Russie, rapporte notre correspondant à Bruxelles, Pierre Benazet. Les 19 trains de sanctions décidés depuis février 2026 doivent être renouvelés tous les six mois à l’unanimité pour pouvoir rester en vigueur. Et l’échéance approche puisque c’est en théorie pour ce dimanche 15 mars que la prolongation doit être actée. Or ces sanctions représentent la pierre angulaire du soutien européen à l’Ukraine et leur efficacité est d’ailleurs prouvée par les multiples tentatives du Kremlin pour essayer d’obtenir leur levée.
La Hongrie, épaulée par la Slovaquie, continue son chantage pétrolier et prend ces sanctions en otage dans le but d’imposer à l’Ukraine la réouverture de l’oléoduc Droujba endommagé en janvier par une frappe russe. Dans ce contexte, la décision des États-Unis survenue la veille d’assouplir unilatéralement leurs sanctions pétrolières contre la Russie a sûrement enhardi la Hongrie alors que cette décision américaine est dénoncée par le chancelier allemand et le président du Conseil européen.
Par ailleurs, les ministres des Affaires étrangères des pays de l’Union européenne se rendront à Boutcha le 31 mars, pour commémorer le quatrième anniversaire du massacre survenu dans cette ville ukrainienne, selon un responsable de l’UE. Une réunion spéciale des ministres des 27 aura lieu à cette occasion, à Kiev et Boutcha, a indiqué ce responsable. Après le retrait de l’armée russe des environs de Kiev fin mars 2022, les corps de centaines de civils exécutés sommairement avaient été découverts à Boutcha et dans d’autres localités avoisinantes.
Source : www.rfi.fr

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