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Une fumée noire s’élève à la suite d’une frappe aérienne, alors que des Iraniens participent à un rassemblement à Téhéran, en Iran, le 13 mars 2026. ELAHEH ASIABI / AFP
Deux semaines exactement après le début de la guerre au Moyen-Orient, Donald Trump a jugé l’Iran « complètement vaincu », mais Téhéran a menacé ce samedi 14 mars de « réduire en cendres » les infrastructures énergétiques liées aux Etats-Unis en cas d’attaque sur son principal hub pétrolier.
Au 15ᵉ jour de la guerre, aucune issue n’est en vue face à l’intransigeance de l’ensemble des belligérants. Au Liban, les frappes israéliennes ont fait plus de 773 morts, dont 103 enfants, et plus de 800 000 déplacés, selon le dernier bilan officiel.
• L’Iran « vaincu » selon Trump, des renforts américains arrivent
Le président américain a déclaré que l’Iran « est complètement vaincu et veut un accord ». « Les médias diffusant de fausses informations détestent rendre compte des excellents résultats obtenus par l’armée américaine face à l’Iran, qui est totalement vaincu et souhaite conclure un accord – mais pas un accord que j’accepterais ! » a écrit Donald Trump sur son réseau Truth Social, sans plus de précisions.
L’ex-magnat de l’immobilier a aussi annoncé que la marine américaine va commencer « très bientôt » à escorter des pétroliers dans le détroit d’Ormuz, passage stratégique où transite 20 % de la production mondiale d’hydrocarbures qui est pour le moment bloqué par l’Iran.
L’armée américaine va déployer des troupes du corps des Marines et des navires supplémentaires au Moyen-Orient, a rapporté vendredi des médias américains. Le « New York Times » évoque quelque 2 500 Marines et trois navires de plus en direction de la région et le « Wall Street Journal » parle du navire d’assaut USS Tripoli, basé au Japon.
De son côté, l’armée israélienne a demandé ce samedi aux habitants d’une zone industrielle de l’ouest de Tabriz, dans le nord de l’Iran, d’évacuer en prévision d’opérations militaires « dans les prochaines heures ». Un avertissement qui n’avait aucune chance d’être lu par les intéressés, internet étant coupé en Iran depuis deux semaines…
• L’île de Kharg, hub pétrolier iranien, frappée sans dommages
Aucune infrastructure pétrolière n’a été endommagée sur l’île stratégique de Kharg, hub pétrolier de l’Iran situé dans le Golfe, a rapporté l’agence de presse iranienne Fars. Des frappes américaines y ont été menées vendredi contre des sites militaires que Donald Trump affirme avoir « complètement détruit ». Le président américain a menacé d’« anéantir » les infrastructures pétrolières de l’île, qui abrite le plus grand terminal d’exportation de pétrole brut de l’Iran.
L’armée iranienne a répliqué en menaçant de « réduire en cendres » les infrastructures pétrolières liées aux Etats-Unis en cas d’attaque sur cette île située dans le Golfe persique à environ 30 kilomètres des côtes iraniennes. De la fumée s’élevait ce samedi depuis une importante installation pétrolière des Emirats arabes unis, selon un journaliste de l’AFP, semblant résulter d’une nouvelle frappe.
• Le Hamas appelle l’Iran à cesser de viser les pays du Golfe
Le Hamas a exhorté ce samedi l’Iran à cesser de viser les pays du Golfe, en représailles aux attaques américano-israéliennes dont il est la cible. « Tout en affirmant le droit de la République islamique d’Iran à riposter à cette agression par tous les moyens disponibles, conformément aux normes et au droit international, le mouvement appelle ses frères en Iran à ne pas prendre pour cible les pays voisins », a-t-il écrit sur Telegram.
Soutenu par l’Iran chiite, le mouvement islamiste palestinien sunnite est aussi soutenu financièrement depuis des années par le Qatar. Ce petit pays du Golfe accueille aussi la direction politique du Hamas et servait de médiateur entre eux et les Israéliens dans le cadre des bombardements à Gaza.
• Israël frappe un centre de santé et une base onusienne au Liban
Une frappe israélienne contre un centre de santé dans le sud du Liban a tué au moins 12 membres du personnel médical, a annoncé ce samedi le ministère libanais de la Santé. Cette attaque est « la deuxième contre le secteur de la santé en quelques heures », après une frappe sur Sawaneh qui a tué deux ambulanciers affiliés au Hezbollah et à son allié Amal, selon le ministère.
Des frappes israéliennes ont aussi touché un quartier général de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), présente au Sud-Liban depuis 1978, selon l’Agence nationale d’information officielle (Ani). « Des obus israéliens sont tombés à l’intérieur du quartier général du bataillon népalais des forces de la Finul, dans la ville de Mays al-Jabal », a-t-elle indiqué. L’armée israélienne n’a pas confirmé dans l’immédiat. « Hier soir, une maison de notre bataillon a été touchée. Tous les soldats sont sains et saufs, personne n’a été blessé. Il s’agit de notre quartier général. L’origine de l’attaque n’a pas été identifiée », a déclaré Raja Ram Basnet, porte-parole de l’armée népalaise.
Emmanuel Macron a appelé ce samedi Israël à accepter des « discussions directes » avec l’exécutif libanais et « toutes les composantes » du Liban, qu’il s’est dit prêt à « faciliter » en « les accueillant à Paris ». « Tout doit être fait pour empêcher que le Liban ne sombre dans le chaos. Le Hezbollah doit arrêter immédiatement sa fuite en avant. Israël doit renoncer à une offensive d’ampleur et cesser ses frappes massives, alors que des centaines de milliers de personnes ont déjà fui les bombardements », a déclaré le président français sur X, rapportant s’être entretenu vendredi avec le président libanais Joseph Aoun, le Premier ministre libanais Nawaf Salam et le président du Parlement libanais Nabih Berri.
• L’ambassade américaine en Irak visée
Une attaque de drone a visé ce samedi à l’aube l’ambassade américaine à Bagdad, a indiqué un haut responsable sécuritaire irakien, un journaliste de l’AFP voyant de la fumée noire s’élever au-dessus du complexe diplomatique en plein cœur de la capitale.
L’attaque intervient après une série de frappes ayant visé ce samedi avant l’aube un groupe armé pro-iranien, faisant deux morts, selon des sources de sécurité. De fortes explosions ont été entendues à plusieurs reprises dans la ville par des journalistes de l’AFP.
• Des missiles interceptés au Qatar
Le Qatar a annoncé ce samedi avoir intercepté deux missiles, après avoir fait évacuer plusieurs zones clés. Tôt dans la matinée, des intercepteurs ont été vus abattant deux projectiles au-dessus du centre-ville de Doha et des explosions ont été entendues dans la capitale qatarie par des journalistes de l’AFP. Plus tôt, le ministère de l’Intérieur avait donné l’ordre aux habitants d’évacuer certaines zones considérées comme « clés » dans le cadre « d’une mesure de précaution temporaire ».
Les Etats-Unis ont ordonné vendredi le départ du personnel non essentiel et de leurs proches de leur ambassade à Oman en raison des risques liés à la guerre en Iran, après la mort de deux travailleurs étrangers tuées par un drone dans une zone industrielle dans le nord du pays du Golfe.
• Le pétrole en hausse de plus de 42 % en 15 jours
Le prix du baril de Brent, la référence internationale pour le pétrole, a bondi de plus de 42 % depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, le 28 février, atteignant 103,14 dollars vendredi à la clôture. A l’instar des Bourses européennes, Wall Street a terminé la séance de vendredi dans le rouge, le renchérissement du pétrole ravivant les craintes inflationnistes.
Notre analyse Actus-Eco.fr : Ce contenu met en lumière les mouvements récents du marché et les décisions économiques importantes. Pour approfondir, parcourez nos articles sur les marchés financiers et sur les prix du carburant.
Source : www.nouvelobs.com

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