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14 mars 2026
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14 mars 2026• L’île de Kharg bombardée
Le président américain Donald Trump a annoncé le bombardement de cibles militaires sur l’île de Kharg, principal terminal pétrolier de l’Iran, par lequel transitent 90 % de ses exportations de pétrole brut. Sur son réseau Truth Social, il a écrit : “J’ai choisi de ne pas détruire les infrastructures pétrolières de l’île”. Avant d’ajouter : “Cependant si l’Iran, ou quiconque d’autre venait à faire quoi que ce soit pour entraver le passage libre et sûr des navires dans le détroit d’Ormuz, je reconsidérerais immédiatement ma décision”.
Ces frappes, décrites par Donald Trump comme “l’un des raids aériens les plus puissants de l’histoire au Moyen-Orient”, ont pour objectif de pousser Téhéran à rouvrir le détroit d’Ormuz. Le président américain a également évoqué l’option de déployer la marine américaine dans le détroit afin d’escorter les pétroliers et a appelé samedi d’autres pays à dépêcher des navires de guerre dans la zone afin d’y prendre part.
Autre option : s’emparer de l’île de Kharg, indique la BBC. Une telle opération “permettrait d’asphyxier les exportations pétrolières de l’Iran, et pourrait également offrir [aux États-Unis] une plateforme stratégique pour lancer des attaques contre le continent”.
L’Iran a réagi en menaçant de détruire les infrastructures énergétiques et pétrolières des entreprises qui coopèrent avec les États-Unis, si ses propres installations énergétiques étaient prises pour cible, selon The New York Times. Dans ce cas, ont encore ajouté les Gardiens de la révolution, l’Iran réduira les intérêts économiques américains dans la région en “un tas de cendres”.
• Envoi de renforts américains
The Wall Street Journal indique que le Pentagone a décidé de déployer au Moyen-Orient 5 000 Marines supplémentaires et des navires de guerre, dont l’USS Tripoli, un porte-hélicoptères actuellement au Japon. The New York Times parle, lui, de 2 500 hommes supplémentaires et de trois navires de guerre. Ces Marines s’ajouteront aux 50 000 soldats américains déjà dans la région.
• Une vaste invasion du Liban ?
Le média américain Axios rapporte, en s’appuyant sur des sources israéliennes et américaines, qu’Israël envisage “d’élargir considérablement son opération terrestre au Liban, avec pour objectif de s’emparer de toute la zone située au sud du fleuve Litani et de démanteler l’infrastructure militaire du Hezbollah”. Cela pourrait constituer la plus grande invasion terrestre israélienne contre le Liban depuis 2006. Le chef d’état-major de l’armée israélienne, le général Eyal Zamir, a d’ores et déjà ordonné l’envoi d’importants renforts à la frontière, indique The Times of Israel. Selon Axios, le gouvernement israélien aurait reçu le soutien de Washington. Mais “l’administration Trump a demandé à Israël de ne pas bombarder l’aéroport international de Beyrouth ni aucune autre infrastructure de l’État libanais”.
En dépit de ces annonces, des pourparlers directs entre Israël et le Liban pourraient avoir lieu dans les prochains jours, rapporte le quotidien israélien Ha’Aretz. Cité par L’Orient-Le Jour, le président français Emmanuel Macron a observé samedi que “l’exécutif libanais a marqué sa disposition à des discussions directes avec Israël” et assuré que “la France est prête à faciliter ces discussions en les accueillant à Paris”.
Depuis le début du conflit, quelque 800 000 civils libanais ont été déplacés. Un bilan communiqué samedi par le ministère libanais de la Santé fait état d’au moins 826 personnes tuées, dont 106 enfants, et de 2 009 blessés. Bilan qui prend en compte la mort, lors d’une frappe nocturne, de 23 personnes, dont 12 médecins, secouristes et infirmiers travaillant dans un centre de santé dans le sud du pays.
• Le nouveau guide suprême toujours invisible
Le ministre américain de la Défense Pete Hegseth a déclaré, vendredi, que le nouveau guide suprême iranien Mojtaba Khamenei était “blessé” et qu’il était “probablement défiguré”, selon The Hill. Pour sa première prise de parole, Mojtaba Khamenei a fait lire, le 12 mars, un message par une présentatrice de la télévision d’État. Il n’est pas apparu en personne. “Ce qui a donné lieu à toute une série de théories : il serait blessé, on le tiendrait à l’écart pour des raisons de sécurité, ou d’autres personnes dirigeraient en réalité le régime en son nom”, écrit Iran International. Pour le média iranien en exil, la question centrale qui se pose aujourd’hui, “est moins de savoir où se trouve Mojtaba Khamenei que de savoir qui, derrière lui, a réellement le pouvoir en mains”.
Et aussi…
• Deux méthaniers battant pavillon indien ont été autorisés à sortir du détroit d’Ormuz aujourd’hui et font désormais route vers l’Inde, rapporte la chaîne indienne NDTV. Le Shivalik et le Nanda Devi devraient atteindre les ports de Mundra et de Kandla les 16 et 17 mars.
• Au moins 56 musées et sites historiques à travers l’Iran ont été endommagés par les frappes américano-israéliennes, a déclaré le ministère de la Culture et du Tourisme du pays, cité par The Guardian. “Parmi eux figure le palais du Golestan à Téhéran, datant du XIVe siècle, un site classé au patrimoine mondial et placé sous la protection de l’Unesco, l’organisme culturel des Nations unies.”
• L’ambassade américaine à Bagdad touchée samedi matin par un tir de missile, annonce Al-Jazeera. “Une source irakienne chargée de la sécurité a indiqué que l’attaque avait détruit une partie de son système de défense aérienne, sans donner plus de détails.” Dans la nuit, une frappe avait visé un quartier général de la milice pro-iranienne Kataib Hezbollah à Bagdad, faisant trois morts.
Notre analyse Actus-Eco.fr : Ces informations offrent un aperçu des tendances économiques actuelles. Consultez nos autres publications pour suivre l’évolution des prix du carburant et des secteurs clés de l’économie.
Source : www.courrierinternational.com

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