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16 mars 2026Avec la guerre au Moyen-Orient, la France pousse son industrie de la défense à produire plus vite
Analyse : Voici ce que notre équipe retient de cette information.
Nos journalistes proposent un aperçu de l'article « Avec la guerre au Moyen-Orient, la France pousse son industrie de la défense à produire plus vite ».
Les éléments principaux
La guerre au Moyen-Orient épuise rapidement les stocks de munitions. Sébastien Lecornu convoque, mardi 17 mars, une réunion avec plusieurs ministères, un rendez-vous qui ressemble à une réunion de crise. Le manque de munitions n’est pas nouveau pour nos armées, car le conflit en Iran accélère le problème. La France a toujours eu des stocks relativement bas. Nous ne pouvons vous donner aucun chiffre précis, car ces données sont classées secret défense, mais les missiles complexes, comme les MICA, par exemple, sont en ce moment utilisés plusieurs fois par jour au Proche-Orient. Or cela ne se fabrique pas en un claquement de doigts. Il faut plusieurs mois. Certes, avec la guerre en Ukraine, les industriels comme MBDA ont déjà considérablement augmenté leurs cadences. Aujourd’hui, entre la commande et la livraison, nous sommes passés de 36 à 24 mois pour un MICA.
**Ce sont, de plus, des équipements coûteux. Selon les modèles, une source militaire expliquait à franceinfo qu’il faut compter entre 200 000 et 600 000 euros pour un missile de ce type. Le Premier ministre ne le dira pas comme ça, mais il va d’abord mettre un petit coup de pression aux industriels comme MBDA, Thales et Safran. Le Premier ministre va leur dire : allez-y, vous pouvez faire tourner vos usines à plein régime sans prendre de risques. L’État passera commande et vous aurez la garantie d’être payés. Maintenant que le budget est voté et que le principe de la surmarche budgétaire pour l’armée est acté.
La France pousse son industrie de défense à produire plus vite
En décembre, soit avant la guerre au Moyen-Orient, Sébastien Lecornu visait déjà 1,5 milliard d’euros de commandes supplémentaires de munitions d’ici 2027. Mardi, le Premier ministre compte aussi s’adresser au secteur privé, aux fonds d’investissement et aux banquiers pour leur dire que, compte tenu des besoins, l’État ne pourra pas tout financer. Il va les appeler à se mobiliser pour participer à l’effort de guerre.
Ce n’est pas la première fois que le gouvernement appelle les industriels et les financiers à aller plus vite. Il y a déjà eu quelques frictions sur le sujet. Lors de ses vœux aux armées, Emmanuel Macron avait appelé l’industrie de défense française à mettre les bouchées doubles, notamment face à une concurrence étrangère de plus en plus compétitive. Les Allemands, par exemple, fabriquent désormais davantage de munitions.
Mais aujourd’hui, il y a une urgence liée au conflit avec l’Iran. Les Américains tirent beaucoup de missiles et puisent eux aussi dans leurs stocks. Le risque est que l’on puisse moins compter sur eux pour l’Ukraine et que, côté munitions, l’Europe soit amenée à compenser.
Notre analyse Actus-Eco.fr : Les informations présentées dans cet article reflètent les tendances actuelles de l’économie et des marchés internationaux. Pour plus de détails, consultez nos autres articles sur les prix du carburant et sur les marchés financiers.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Les prochains développements permettront de compléter cette analyse.

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