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17 mars 2026Résultats des municipales 2026 : pourquoi l’abstention a atteint des niveaux records dans l’Aude pour une élection municipale au XXIe siècle
Dans de nombreuses communes, l’abstention a dépassé les 40 %. Un niveau jamais vu pour le scrutin municipal si l’on excepte le cas particulier des élections organisées lors de la pandémie de Covid. Et qui s’explique en partie par le faible nombre de candidatures dans de nombreuses communes.
45,22 % à Narbonne, 42,38 % à Castelnaudary, ou encore 40,66 % à Carcassonne, jusqu’à 48,22 % à Pennautier. Ce dimanche 15 mars, l’abstention a atteint des niveaux rarement vus pour une élection municipale. Un scrutin qui, de tout temps, s’est attiré les faveurs des électeurs avec l’élection présidentielle. Six ans après des municipales « sous Covid », le cru 2026 devait être celui du retour aux urnes. Sauf que le compte n’y est pas. Dans les dix villes les plus peuplées de l’Aude, le constat est imparable : les niveaux d’abstentions dépassent de cinq à dix points, parfois quinze, ceux enregistrés lors des municipales du XXIe siècle, en 2001, 2008 et 2014, en excluant le cas très particulier de 2020. Il y a bien sûr des exceptions, comme Limoux, où les 30,26 % d’abstention sont tout simplement le plus bas niveau depuis 2001.
Quelques comparaisons permettent d’illustrer la piètre participation : une abstention autour de 40 % se situe dans les niveaux atteints lors des élections européennes de 2024, pour lesquelles 43,04 % des Audois avaient boudé les urnes. Un rendez-vous loin d’être réputé pour déclencher la ferveur électorale. Respectivement présidents de l’association des maires de l’Aude (AMA) et de l’association des maires ruraux de France (AMRF) dans l’Aude, Eric Menassi et Jean-Jacques Marty ont fait le constat : « On ne peut que constater cette désaffection des urnes pour des municipales qui revêtent d’habitude un caractère très attractif », relève le maire de Trèbes, réélu dimanche soir, avec 44,67 % d’abstention.
Lorsqu’il y a une seule liste, les électeurs peuvent voir le résultat comme une fatalité
Une commune représentative des 320 villes et villages où une seule liste était en lice : « Les électeurs peuvent voir le résultat comme une fatalité, considère Jean-Jacques Marty. Mais si l’on prend l’exemple de Montazels (491 inscrits, Ndlr), où deux listes étaient engagées, la participation atteint plus de 82 %, et les deux candidats ne sont séparés que d’une voix. Quand il y a eu plus d’une liste, ça a le plus souvent enclenché une dynamique et intéressé les électeurs. »
La question de l’abstention serait donc liée au manque de candidatures. Une pénurie qu’Eric Menassi et Jean-Jacques Marty relient sans peine à la réforme dans les communes de moins de 1 000 habitants, imposant un scrutin de liste paritaire : « La parité a créé un frein, constate Jean-Jacques Marty, et la composition des listes a parfois nécessité d’aller chercher des gens qui n’avaient pas forcément l’ambition de gérer une mairie. » Des explications sans doute valables. Mais qui ne suffiront pas à expliquer pourquoi, à Carcassonne comme Narbonne, où cinq et six candidatures étaient recensées, l’abstention a grimpé de 12 et 8 points en 25 ans, depuis les municipales de 2001.
Source : www.lindependant.fr

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