
Le plafond démographique suisse bénéficie d’un soutien de 45% malgré la résistance du gouvernement
17 mars 2026
l’ambassade américaine à Bagdad attaquée à deux reprises, Israël continue de bombarder Téhéran et Beyrouth
17 mars 2026Alors que Cuba est plongée dans le noir, Donald Trump évoque « l’honneur de prendre » l’île
ANNABELLE GORDON / AFP
Donald Trump affirme qu’il pourrait « prendre » Cuba alors que l’île traverse une grave crise énergétique.
À Cuba, la lumière s’est de nouveau éteinte. Lundi 16 mars, le réseau électrique national s’est totalement déconnecté, provoquant une nouvelle panne généralisée dans le pays. Les protocoles de rétablissement ont été enclenchés, mais pour les habitants de l’île, ces coupures massives sont devenues presque routinières. Début mars, près des deux tiers du territoire avaient déjà été plongés dans le noir. Et cette nouvelle panne intervient dans un contexte de crise énergétique aiguë.
Depuis janvier 2026, Cuba est confrontée à un blocus énergétique imposé par Washington. Les livraisons de pétrole en provenance du Venezuela, principal fournisseur de l’île, ont été interrompues et l’administration Trump menace de sanctionner tout pays qui enverrait du carburant à La Havane. Privé d’une grande partie de son approvisionnement, le pays de 9,6 millions d’habitants doit rationner l’essence et réduire l’activité de nombreux secteurs de son économie.
Trump évoque « l’honneur de prendre Cuba »
Dans ce contexte de fragilité croissante, Donald Trump a tenu lundi des propos particulièrement offensifs. Interrogé à la Maison-Blanche, le président américain a évoqué la possibilité de « prendre » Cuba.
« Je pense que j’aurai l’honneur de prendre Cuba », a-t-il déclaré devant la presse. « Que ce soit pour la libérer ou la prendre… Je pense que je peux faire ce que je veux avec. » Selon lui, l’île est aujourd’hui « une nation très affaiblie ».
Face à la crise économique et énergétique, le gouvernement cubain semble chercher une nouvelle voie. Les autorités doivent annoncer l’ouverture de certains secteurs de l’économie aux investissements étrangers, y compris aux Cubains vivant à l’étranger.
« Cuba est ouverte à une relation commerciale fluide avec les entreprises américaines, mais aussi avec les Cubains résidant aux États-Unis et leurs descendants », a déclaré ce lundi le vice-premier ministre Oscar Pérez-Oliva Fraga.
L’objectif serait de permettre aux exilés cubains d’investir dans des entreprises privées sur l’île et de participer au développement économique du pays.
Mais ces projets pourraient se heurter à un obstacle majeur : l’embargo américain, qui limite fortement les investissements américains à Cuba.
Malgré les tensions, des discussions existent entre les deux pays, en coulisses. Cuba a confirmé être en pourparlers avec Washington et a récemment libéré plusieurs prisonniers politiques dans le cadre d’un accord négocié avec la médiation du Vatican.
Donald Trump affirme lui aussi que des discussions sont en cours. « Cuba veut conclure un accord », a-t-il déclaré dimanche à bord d’Air Force One. « Je pense que très bientôt soit nous parviendrons à un accord, soit nous ferons ce qu’il faut. » Sans vraiment préciser ce que « ce qu’il faut » signifie.
Source : www.huffingtonpost.fr

9999999