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17 mars 2026Après s’être lancé seul et avec une improvisation déconcertante (sans doute encouragé par Israël) dans une guerre contre l’Iran, voilà que Donald Trump mesure désormais chaque jour les méfaits de son opération, laquelle non seulement n’a toujours pas réussi à répondre à un seul des nombreux objectifs contradictoires avancés par l’administration américaine pour justifier cette attaque, mais crée par ailleurs les conditions d’une crise énergétique. Et face à l’échec étourdissant de cette opération, les alliés des États-Unis (déjà échaudés par des mois d’humiliations diplomatiques) et qui n’ont jamais été consultés n’ont pas souhaité hier apporter leur soutien au locataire de la Maison Blanche, lequel leur avait réclamé de l’aide pour rétablir la circulation maritime dans le détroit d’Ormuz. Même si face aux signes annonciateurs d’une possible catastrophe économique les Européens, en particulier, reconnaissent la nécessité de trouver une solution, aucune décision n’a été prise. Probablement que la crainte, notamment, de provoquer une escalade guerrière aura, en partie, paralysé les débats.
Pendant ce temps, Israël continue sans relâche de bombarder sans retenue l’Iran et le Liban. À Téhéran, tout d’abord, les habitants ont passé une nuit éprouvante, sinon d’épouvante. Et puis toujours en Iran, l’armée israélienne annonce ce matin « l’élimination » de deux des principaux dirigeants du pays : Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, et le général Soleimani, chef de la milice du Bassidj, l’appareil répressif central de la République islamique.
Au Liban, cette fois-ci, aspiré par la guerre, Israël a mené ce matin encore d’importantes frappes sur des quartiers de la banlieue de la capitale. Et de nouveau ordonné aux habitants d’évacuer une vaste partie du sud du pays. Et puis, parallèlement, l’État hébreu a annoncé mener des incursions au sol le long de la frontière avec des troupes et des blindés. Et la conséquence de cette campagne de bombardements massifs, c’est le nombre aujourd’hui de déplacés. Plus d’un million depuis le début de la guerre. 1 habitant sur 6. On se souvient qu’à l’automne 2024, déjà, le pays du Cèdre avait connu une crise humanitaire similaire, lors de la guerre de deux mois qui l’avait opposé au gouvernement de Benyamin Netanyahu. Sauf que cette fois-ci la nouvelle stratégie d’Israël est d’interdire, purement et simplement, aux civils de rentrer chez eux. C’est du moins l’inquiétude formulée par le ministre libanais de la Culture, Ghassan Salamé.
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En Afghanistan, plus de 400 personnes ont trouvé la mort, hier soir, dans une frappe pakistanaise sur un hôpital de Kaboul. C’est du moins ce qu’annoncent ce matin les autorités. Ce bilan n’a pas pu être vérifié de source indépendante. Mais des journalistes sur place confirment avoir vu dans la nuit des dizaines de cadavres extraits des décombres. Ce qui le cas échéant constituerait de loin l’attaque la plus meurtrière dans ce conflit qui oppose les deux voisins depuis maintenant plusieurs mois.
À l’exception de Paris et Marseille, la gauche a donc décidé de faire front commun dans plusieurs grandes villes. Malgré l’absence d' »accord national » entre le Parti socialiste et La France insoumise, les annonces d’alliances se sont accumulées hier en à peine quelques heures. De quoi susciter parfois de sévères critiques à gauche, en particulier chez François Hollande et Raphaël Glucksmann. Mais aussi, bien sûr, alimenter un procès en opportunisme comme en hypocrisie de la part de toute l’opposition réunie, de Renaissance au Rassemblement national en passant par Les Républicains.
C’est vrai qu’il apparaît difficile aujourd’hui d’y voir très clair dans la stratégie des socialistes qui n’ont pas eu de mots assez durs durant toute la campagne pour dénoncer, selon eux, les outrances intolérables des Insoumis. Les mots hier du premier secrétaire se suffisent à eux-mêmes. Tout en rappelant son « désaccord profond » avec le leader insoumis, Olivier Faure dit « comprendre parfaitement les choix » des candidats socialistes qui se sont alliés à LFI. Pour lui, il ne s’agit pas de petits arrangements pour sauver des sièges. « Au deuxième tour, on choisit la moins mauvaise solution », a-t-il déclaré. Un jeu d’équilibriste toutefois délicat, d’autant qu’en plus d’avoir accepté des ralliements Insoumis, le parti à la rose a aussi consenti par endroits à se ranger derrière LFI.
Ce jeu des alliances n’est pas visible partout, bien entendu. Même à gauche certains prétendants ont préféré entériner leurs désaccords. À ce stade, il devrait y avoir au deuxième tour 1 097 triangulaires, 352 quadrangulaires, 49 quinquangulaires, 5 sexangulaires et 1 septangulaire. Preuve que les guerres fratricides ont encore de belles heures devant elles.
Quoi qu’il en soit, cet entre-deux-tours vient donc confirmer la profondeur de la crise politique.
L’invité de la rédaction : Frédéric Sawicki, professeur de science politique à Paris 1 Panthéon-Sorbonne, chercheur au Centre européen de sociologie et de science politique.
Les trois quarts des Français ont déjà renoncé à au moins un acte de soin ces cinq dernières années. Et parmi les raisons avancées, outre le budget et la distance à parcourir, le principal motif concerne le délai d’attente pour obtenir un rendez-vous. C’est ce qui ressort du dernier baromètre de l’accès aux soins publié par la Fédération hospitalière.
Source : www.radiofrance.fr

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