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Le Premier ministre japonais Sanae Takaichi (à droite) écoute le président américain Donald Trump (à gauche) s’adressant aux troupes à bord de l’USS George Washington le 28 octobre 2025 à Yokosuka, au Japon.
Tomohiro Ohsumi/Getty Images/AsiaPac
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Tomohiro Ohsumi/Getty Images/AsiaPac
SÉOUL — Le Premier ministre japonais Sanae Takaichi sera le premier allié des États-Unis à se rendre à la Maison Blanche depuis que le président Trump a demandé de l’aide pour envoyer des navires patrouiller dans le détroit d’Ormuz.
Alors que Trump a depuis déclaré que les États-Unis n’avaient pas besoin aideTakaichi sera probablement soumis à des pressions jeudi pour plaire aux États-Unis, le seul allié du Japon en vertu d’un traité, tout en travaillant dans le cadre de contraintes juridiques et politiques strictes.
Takaichi a déclaré que le Japon n’avait pas l’intention d’envoyer des navires de guerre au Moyen-Orient, mais elle n’a pas non plus explicitement rejeté la demande de Trump.
Elle dit mercredi, avant la rencontre avec le président Trump, les législateurs ont déclaré qu’elle « expliquerait clairement ce que nous pouvons et ne pouvons pas faire sur la base de la loi japonaise ».
Obstacles juridiques
Le système juridique unique du Japon détermine ce que le pays peut et ne peut pas faire en cas de différends internationaux. Sa constitution renonce au droit de faire la guerre comme moyen de régler de tels conflits.
En 2015, le Japon a adopté des mesures de sécurité législation réinterpréter la constitution et lui permettre de déployer l’armée pour l’autodéfense collective en cas d’attaque contre le Japon ou un allié, ce qui pourrait entraîner une « situation menaçant la survie ».
Takaichi a soigneusement refusé de porter un jugement sur la légalité de l’attaque américano-israélienne contre l’Iran. Tout jugement selon lequel l’attaque était préventive ou non provoquée pourrait saper la logique du déploiement de l’armée japonaise, connue sous le nom de Forces d’autodéfense (FDS).
Malgré le contexte domestique popularité de Takaichi et de sa pression en faveur d’une augmentation des dépenses de défense, la guerre en Iran suscite peu de soutien.
Un récent sondage Selon le quotidien The Asahi Shimbun, 82% des Japonais ne le soutiennent pas, et plus de la moitié ne sont pas satisfaits de la réticence de Takaichi à en parler.
L’histoire des solutions de contournement au Japon
Comme dans le japonais précédent administrationsTakaichi peut suggérer un compromis. Le Japon a envoyé des dragueurs de mines dans le golfe Persique en 1991, des troupes en Irak en 2004 et un destroyer et un avion de patrouille dans le golfe d’Oman en 2020. Dans toutes ces solutions de contournement, les forces japonaises étaient légalement tenues de rester en dehors des zones de combat actives.
L’ancien responsable japonais de la défense, Kyoji Yanagisawa, affirme que le déploiement de dragueurs de mines ou de navires de guerre pour escorter les pétroliers à travers le détroit d’Ormuz pendant le conflit ne pouvait être justifié que par une situation « menaçant la survie » du Japon et pourrait être considéré comme un acte de guerre contre l’Iran. « Je crois que les implications pratiques d’un état de guerre avec l’Iran sont bien plus graves que n’importe quelle violation du droit », dit-il.
Yanagisawa a joué un rôle clé rôle dans l’envoi de troupes japonaises en Irak, mais est depuis devenu un critique du renforcement militaire du Japon.
« Les Forces d’autodéfense ont accompli leur mission en Irak sans tirer un seul coup de feu et sans faire une seule victime », affirme-t-il. « S’ils devaient subir des pertes dans le détroit d’Ormuz, cela serait sans précédent dans l’histoire des Forces d’autodéfense. »
Yanagisawa aimerait que le bilan de zéro victime des FDS reste ainsi. Takaichi, quant à lui, veut développer les capacités offensives des FDS.
D’autres priorités éclipsées
La visite de Takaichi était prévue avant le voyage prévu de Trump en Chine, dans l’espoir que Takaichi puisse persuader Trump d’aider Tokyo dans son différend avec la Chine sur la question de Taïwanou du moins ne pas nuire aux intérêts du Japon, si Trump conclut un accord avec le dirigeant chinois Xi Jinping.
Mais la guerre incite désormais Trump à reporter son voyage à Pékin, et menace d’éclipser d’autres questions, notamment les 550 milliards de dollars promis par le Japon investissement aux États-Unis, en échange de tarifs douaniers américains inférieurs.
Source : www.npr.org

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