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20 mars 2026Donald Trump disparaissant sous une immense casquette rouge “Make America great again”, alors qu’il tente de s’exprimer, bouche à demi ouverte et mains en avant dans sa posture si particulière. C’est l’image choisie par le magazine allemand Die Woche à la une de son numéro du 20 mars, pour illustrer l’“échec relatif” des ambitions du président américain.
“Arrivé au pouvoir avec la promesse de rendre sa ‘grandeur’ à l’‘Amérique’”, ses “sanctions douanières, enlèvements [de dirigeants] et bombardements” n’ont pas permis à Donald Trump d’atteindre ses objectifs, constate l’hebdomadaire, qualifiant le président américain de “monstrueux, et pourtant trop insignifiant”.
“L’ère de la domination américaine en matière de guerre économique est révolue”, annonce l’historien économique américain Nicholas Mulder, cité dans un article du média. Pour le journaliste Stephan Kaufmann, le recours à la force militaire en Iran illustre bien le fait que les “sanctions économiques imposées par les Occidentaux à Téhéran n’ont pas eu l’effet escompté par Washington”.
“Trump veut restaurer l’hégémonie américaine – mais la guerre la guerre en Iran semble plutôt avoir l’effet inverse”, note le journaliste Raul Zelik dans un autre article. À la hausse des coûts du carburant, des engrais et des denrées alimentaires, qui affecte particulièrement les États d’Asie du Sud, s’ajoute une fragilisation de l’image des États-Unis, notamment auprès des pays du Golfe.
Une perte de “confiance”
“Avec leurs offensives [et leurs menaces] contre le Venezuela, la Colombie, l’Iran, et le durcissement du blocus de Cuba”, les États-Unis fragilisent “l’un des piliers de leur suprématie : le dollar”, affirme Raul Zelik. Car “comme toute monnaie fiduciaire, la devise américaine est tributaire de la confiance qu’elle inspire. L’État émetteur doit être reconnu comme un garant fiable. Or, avec ses offensives et ses opérations commando unilatérales, le gouvernement américain sape durablement sa crédibilité dans ce domaine.”
C’est sans compter les divisions internes de l’administration Trump, scindée entre “les tenants de la ligne Maga, rassemblés derrière le vice-président, J. D. Vance, qui plaident pour un recentrage sur les problèmes internes, la frontière avec le Mexique et la situation en Amérique latine”, “les prioritizers, menés par le ministre de la Défense, Pete Hegseth, qui réclament un retrait du Moyen-Orient et des enjeux européens, au profit de la rivalité avec la Chine”, et “les primacists, soucieux de préserver l’hégémonie américaine à travers le monde, prérequis indispensable, selon eux, pour l’emporter face à la Chine”, le dernier groupe ayant tendance à s’imposer, contrariant les “économies émergentes du Sud”.
Cette instabilité pourrait bien profiter à la Chine, qui étend, entre autres, son influence en Amérique latine.
Source : www.courrierinternational.com

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