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24 mars 2026Analyse : Un rapide aperçu de cette information selon nos journalistes.
Notre équipe propose une synthèse des informations de « le nouveau maire LR de Clermont décrypte sa conquête du bastion de gauche ».
Ce qu’il est utile de savoir
Clermont-Ferrand était à gauche depuis près d’un siècle. Mais c’est la droite qui l’a emporté dimanche avec Julien Bony (LR), face au socialiste sortant Olivier Bianchi, qui s’était allié avec les insoumis. C’est une des nombreuses villes où l’alliance n’a pas fonctionné à gauche.
Bastion de gauche depuis 80 ans, la ville de Clermont-Ferrand a basculé dimanche soir à l’occasion du second tour des municipales. Le candidat LR Julien Bony l’a emporté avec 50,91% des voix contre 45,45% pour le maire PS sortant Olivier Bianchi, qui avait pourtant noué une alliance avec LFI pour ce second tour.
Ce sont notamment les électeurs RN qui ont fait la différence en votant trois fois moins pour leur candidat au second tour. Comme s’ils avaient fait barrage à l’alliance PS-LFI.
C’est une prise historique pour la droite, qui a fait de la sécurité la priorité de sa campagne alors que la capitale des volcans fait face à une flambée des violences liée au narcotrafic.
« Sur cette question de l’insécurité, qui était devenue galopante à Clermont, on a bien senti qu’il y avait une attente très forte », reconnaît Julien Bony sur RMC ce mardi 24 mars.
« La ville a basculé car nous étions une ville réputée tranquille, un peu à l’abri des phénomènes de grande criminalité. Il y a eu une bascule, fruit d’un laxisme et d’une inaction de la municipalité sortante », commente-t-il à notre micro.
Des « zones de non-droit »?
Le nouveau maire estime que certains quartiers étaient devenus des « zones de non-droit ». Dans un quartier du nord de la ville où nous nous sommes rendus lundi, le candidat de droite est arrivé largement en tête, pour le plus grand plaisir de Danielle, une fonctionnaire de 64 ans.
« Le changement, parfois, est bon. Quand le socialisme s’impose comme ça depuis tant d’années, les gens ont tendance à s’apercevoir que les choses n’évoluent pas ou n’évoluent plus comme ils le voudraient”, estime-t-elle.
Des Clermontois très durs avec la politique du maire sortant comme sur la multiplication des travaux, le manque de bus ou la sécurité, liée notamment au développement des trafics, selon Michel.
“Vers la mairie, il y a, paraît-il, un élément de deal. Quand on passe le soir, on voit des gens et on n’a pas trop envie d’aller s’en approcher. On a le sentiment que c’est un peu des zones de non-droit”, confie cet habitant.
Des premières mesures concrètes que le nouveau maire va mettre en place : renforcer « drastiquement » la police municipale, renforcer la vidéoprotection, et rallumer l’éclairage public la nuit, alors que l’obscurité « inquiète de nombreuses femmes le soir », avance le nouvel édile, alors que la lumière était éteinte dès minuit dans les rues de la ville.
Une ville ouvrière traditionnellement à gauche
Pour les électeurs de gauche, c’est la douche froide. Pas mal de déception et un peu de colère, aussi, pour Hassan. Qui regrette surtout l’alliance entre le maire socialiste et la liste LFI au deuxième tour. “Ils n’auraient pas dû, c’était une mauvaise idée”, appuie-t-il.
Un vote d’autant plus difficile à comprendre, selon Etienne, dans une ville ouvrière, siège de Michelin depuis 137 ans. « Une politique de droite ne peut pas forcément rapprocher les gens et ce n’est pas en menant cette politique-là qu’on aura une meilleure osmose sociale”, estime le jeune homme.
Devant l’une des usines du groupe, le personnel se fait discret. « On attend de voir », souffle l’un des ouvriers.
« C’est une page qui se tourne », confirme le nouveau maire Julien Bony sur RMC. « Ce sont les Clermontois qui ont tourné cette page, il y a eu un ras-le-bol, un besoin de renouveau pour la ville, et nous allons écrire une nouvelle histoire ».
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Les faits continueront d’être analysés pour informer nos lecteurs.

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