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L’apocalypse n’aura pas lieu – en tous cas pas tout de suite. Donald Trump a donc renoncé à détruire les centrales électriques iraniennes si Téhéran ne débloquait pas le détroit d’Ormuz. L’ultimatum américain, rejeté par Téhéran, expirait hier soir. Mais de sérieux doutes subsistent sur les intentions du président américain.
Son tweet hier, annonçant sa décision, a eu l’effet souhaité : il a fait remonter les bourses et fait baisser le prix du baril de pétrole. Il est clair que Donald Trump regarde plus l’index de Wall Street et le baromètre de la confiance du public américain que les développements militaires dans le Golfe ; et ceux-ci étaient mauvais.
Mais outre le coup de bourse qui, visiblement, fait partie de l’équation, où va le président américain dans cette guerre qui restera un cas d’école d’absence de but clair ? D’abord, il n’a pas levé définitivement sa menace : il a étendu l’ultimatum à cinq jours, c’est-à-dire en fin de semaine, une fois les marchés fermés. Sa déclaration d’hier ne signifie pas, ou pas encore, la fin de la guerre, même si elle pourrait en être l’amorce.
Dans son tweet, Donald Trump évoque des contacts établis avec la partie iranienne, qui seraient à l’origine de l’extension de l’ultimatum. Téhéran a formellement démenti la moindre négociation, mais ni l’un, ni l’autre, ne sont tenus à la vérité dans un tel contexte.
Selon des sources américaines invérifiables, des discussions ont été menées par les émissaires de Trump, le promoteur immobilier Steve Witkoff, et le gendre du président, Jared Kushner. Côté iranien, un nom est de plus en plus cité, après la décapitation répétée du régime : celui de Mohamed Bagher Ghalibagh, le président du Parlement iranien. Considéré comme appartenant à l’aile dure du régime, il a nié hier être en train de négocier avec les États-Unis.
Mais d’autres informations font état du rôle actif du Pakistan comme intermédiaire. Cela n’est pas incohérent : Donald Trump a établi une relation inattendue l’an dernier avec le chef de l’armée pakistanaise, venu déjeuner à la Maison Blanche. Et le Pakistan est très actif dans le Golfe, ayant un pacte de défense avec l’Arabie saoudite. C’est aussi un voisin de l’Iran avec lequel il partage une population baloutche, à cheval sur les deux pays.
Que peuvent-ils négocier ? Il faut revenir sur les débuts de la guerre, et l’objectif initial de changement de régime. Une enquête du New York Times, hier, révèle que le Mossad israélien a présenté aux Américains, plusieurs semaines avant son déclenchement, un plan indiquant qu’il pourrait organiser un soulèvement de la population iranienne après quelques jours de bombardements intensifs. C’est ce qui aurait décidé Donald Trump à entrer en guerre aux côtés d’Israël.
On le sait, ce soulèvement ne s’est pas produit, et le régime ne s’est pas effondré après l’élimination de son Guide suprême, Ali Khamenei. Au contraire, le conflit n’a cessé de s’élargir, l’Iran conservant une capacité de riposte qui a surpris les Américains.
Une solution diplomatique peut-elle être trouvée ? Israël ne serait sûrement pas d’accord, et il faudrait beaucoup de talent à Donald Trump pour la présenter comme une « victoire ». Mais il a désormais à faire un choix cornélien entre une sortie plus ou moins honorable, qui limitera la casse y compris dans l’opinion américaine, et une escalade à haut risque. L’apocalypse promise dépend de l’option qu’il choisira.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Ces informations seront suivies attentivement par notre rédaction.

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