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25 mars 2026« Lowland Kids » sur France 2 dresse le portrait des premiers réfugiés climatiques américains
Analyse : Nos journalistes ont mis en avant les points essentiels à connaître.
Selon nos experts, « « Lowland Kids » sur France 2 dresse le portrait des premiers réfugiés climatiques américains » mérite une attention particulière.
Résumé rapide
« Lowland Kids » bande annonce
Image de la bande annonce de « Lowland Kids », un documentaire réalisé par Sandra Winther et diffusé ce mercredi 25 mars à 23 h 45 sur France 2.
En voie de disparition. Lowland Kids, un documentaire réalisé par Sandra Winther, diffusé ce mercredi 25 mars à 23 h 45 sur France 2, raconte le destin scellé des habitants de l’île Jean-Charles, située dans le sud de la Louisiane. Au cours des soixante dernières années, ce territoire a vu 98 % de sa superficie disparaître, en raison de la montée des eaux liée au dérèglement climatique et aggravée par les activités humaines.
L’île Jean-Charles n’est désormais plus qu’une bande de terre cernée par les eaux du bayou. Autrefois un vaste espace verdoyant de 8 000 hectares, elle ne mesure plus que 300 m de large sur 3 km de long.
Sur les 500 habitants d’antan, seule une dizaine y demeurent à l’année et vivent parfois calfeutrés dans des abris censés être temporaires. Lowland Kids dresse le portrait d’une de ces familles dont les membres sont considérés comme les premiers « réfugiés climatiques » officiels américains. Sandra Winther a documenté leur quotidien de 2016 à 2023 dans ce film d’1 heure et 34 minutes.
Des ouragans de plus en plus dévastateurs
Deux ados, Howard et Juliette, éduqués par leur oncle Christopher Brunet alias Chris, refusent de quitter leur île natale et de couper les liens avec leurs ancêtres. Dans une maison sur pilotis, les trois personnages soudés résistent contre vents et marées.
Mais un énième ouragan d’une force spectaculaire – Ida de catégorie 4 sur 5 en 2021 – vient éroder leurs espoirs de rester ad vitam aeternam sur l’île Jean-Charles. « Mon père m’a dit qu’à une époque, un ouragan catégorie 1 n’amenait pas d’eau ici, mais maintenant un catégorie 1 peut ramener beaucoup d’eau », déplore l’oncle Chris dans ce documentaire, dont les propos sont rapportés par franceinfo.
« Avant, je ne croyais pas au dérèglement climatique, mais je vois mon environnement défié par les forces de la nature. Et certaines décisions humaines empirent les choses », ajoute celui qui ne peut plus nier que la montée des eaux a ravagé son habitat. Il désigne aussi les compagnies gazières et pétrolières comme responsables de leur malheur.
L’industrie pétro-gazière pointée du doigt
L’industrie pétro-gazière en Louisiane s’est en effet déployée sans aucune considération environnementale : les entreprises creusent des canaux à travers les zones humides côtières et découpent les marais pour accéder aux puits de pétrole et de gaz. Ces trous au plus profond de la Terre ont laissé l’eau de mer s’infiltrer jusqu’aux nappes phréatiques, mettant en péril de l’eau douce précieuse et détruisant la biodiversité, ajoute franceinfo.
La situation n’ira que de mal en pis avec les politiques à rebours du changement climatique du président des États-Unis. Depuis son retour à la Maison‑Blanche en 2025, Donald Trump a effectivement relancé une politique très favorable aux énergies fossiles, résumé par son slogan « Drill, baby, drill » (fore, chéri, fore). Son administration, qui s’est retirée des accords de Paris sur le climat, a donné son feu vert en novembre pour l’ouverture de 34 concessions dans les eaux du golfe du Mexique, au large de la Californie et le long de la côte nord de l’Alaska, sur une zone de plus de 500 millions d’hectares.
Après un long combat, Chris, Howard et Juliette finissent par accepter d’être relogés, comme le propose le programme fédéral de relocalisation du fait du changement climatique, instauré sous Barack Obama. Malheureusement, à peine construite, la maison allouée par le gouvernement sur le continent américain tombe en ruines, pointe Télérama. Un épilogue aussi triste et amer que ces propos de l’oncle Chris : « Qu’on soit qualifié de réfugiés climatiques, d’une certaine façon, c’est rude, vu ce qui se passe dans le monde. Mais je n’ai pas encore trouvé de meilleur terme. »
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Cette situation fera l’objet de mises à jour régulières par nos journalistes.

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