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Notre rédaction partage quelques remarques sur « Billets, pièces d’or, bâtiments… Donald Trump cherche à imprimer sa marque en Amérique ».
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Après avoir rebaptisé des bâtiments publics à son nom, le président américain franchit un nouveau cap. Sa signature va apparaître sur les billets de banque et une pièce en or à son effigie a été approuvée. Du jamais-vu pour un président américain en exercice.
C’est officiel. La signature de Donald Trump figurera sur les futurs billets de banque américains, comme l’a annoncé le Trésor ce jeudi. Une première : jamais, depuis la création du billet vert en 1861, un président des États-Unis en exercice n’avait apposé son nom sur la monnaie du pays. L’annonce intervient une semaine après l’approbation d’une pièce commémorative en or à l’effigie du 47e président.
Les premiers billets de 100 dollars arborant cette signature sortiront des presses en juin. La mesure sera ensuite étendue à toutes les coupures, précise le communiqué gouvernemental. Jusqu’ici, seuls le secrétaire au Trésor et le trésorier des États-Unis signaient les billets. L’ajout de la signature présidentielle est donc un précédent.
Le secrétaire au Trésor Scott Bessent a justifié cette décision. «La place qu’occupe le président dans l’histoire en tant qu’architecte de la renaissance économique de l’âge d’or américain est indéniable», a déclaré le secrétaire au Trésor Scott Bessent dans un communiqué. «Apposer sa signature sur la monnaie américaine est non seulement tout à fait approprié, mais aussi amplement mérité.»
Un projet loin de faire l’unanimité
Seulement, cela ne s’arrête pas là. La semaine dernière, la commission fédérale des beaux-arts (Commission of Fine Arts), dont tous les membres ont été nommés par Donald Trump, a donné son feu vert à la frappe d’une pièce commémorative en or. L’occasion officielle ? Le 250e anniversaire de l’indépendance américaine, le 4 juillet prochain. Et le motif retenu promet d’être martial. Côté face : le président debout, les poings fermés sur un bureau, le visage déterminé. Côté pile : un aigle, symbole national. Si le prix de vente reste inconnu, des pièces de collection équivalentes dépassent les 1000 dollars à l’US Mint, l’institution gouvernementale en charge de la monnaie américaine. Deux autres pièces sont à l’étude, dont une d’un dollar et une d’une once d’or (environ 31 grammes).
Le sujet divise jusque dans les instances du Trésor. Fin février, le CCAC (Citizens Coinage Advisory Committee), comité consultatif sur les nouvelles pièces, avait refusé d’examiner le projet. L’un de ses membres, Donald Scarinci, avait alors tiré la sonnette d’alarme. Depuis 1776, selon lui, les États-Unis n’ont pas fait frapper de pièces à l’image d’un dirigeant élu durant son mandat. «Seuls les nations régies par des rois ou des dictateurs apposent l’image de leur dirigeant sur leurs pièces», avait-il alors souligné.
Dès l’automne 2025, un premier dessin avait été dévoilé. L’ébauche de la pièce d’un dollar montrait Trump sur les deux faces, une rareté pour de la monnaie officielle. Au revers, le président apparaissait le poing levé, entouré des mots «FIGHT FIGHT FIGHT». Une référence directe à sa réaction après la tentative d’assassinat de juillet 2024.
La Maison-Blanche à l’ère Trump
Toujours est-il que ces décisions s’inscrivent dans un mouvement plus large. Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump multiplie les gestes pour inscrire son nom dans le paysage américain. Et le chantier le plus spectaculaire se déroule au cœur même du pouvoir : la Maison-Blanche. En octobre, le président a fait raser l’aile est de la résidence présidentielle, celle qui abritait traditionnellement les bureaux de la «First Lady». À la place : une salle de bal dorée de plus de 8000 mètres carrés, dont 2000 dédiés à une gigantesque salle de réception. Le chantier a été lancé sans attendre le feu vert des autorités compétentes, ni même la présentation de plans définitifs. Le coût, d’abord estimé à 250 millions de dollars, a depuis explosé pour atteindre 400 millions. Mais la Maison-Blanche se veut rassurante et affirme que l’opération sera financée par des donateurs privés.
Il n’empêche, le projet suscite une levée de boucliers. Les associations de défense du patrimoine dénoncent les dimensions de la nouvelle aile, dont la surface dépassera à elle seule celles de la résidence historique et de l’aile ouest, où se situe le bureau ovale. Conséquence directe : le jardin sera largement bétonné et la sente ovale qui le traverse devra contourner le nouvel immeuble. Qui plus est, l’insertion de l’immeuble dans le paysage de la ville fait encore débat. Les opposants soulignent que le nouvel édifice dénaturera les perspectives historiques de la capitale, celle de la Pennsylvania Avenue, qui relie la Maison-Blanche au Congrès, comme celle que l’on contemple depuis le Mall, l’une des vues les plus célèbres de Washington DC.
Les critiques viennent ici principalement de la National Trust for Historic Preservation, qui a intenté une action en justice contre le gouvernement américain au début de l’année. L’organisation arguait que l’administration Trump n’avait ni respecté les exigences légales en matière d’évaluation, ni obtenu l’autorisation du Congrès pour de tels travaux. Ces poursuites ont échoué et le président américain a jugé qu’il était de toute façon «trop tard» pour arrêter le chantier.
Culte de la personnalité
Ailleurs, la même logique est à l’œuvre. Le Kennedy Center, institution culturelle emblématique de Washington, a été rebaptisé au nom du républicain. En Floride, l’aéroport international de Palm Beach doit aussi changer de dénomination, en vertu d’une loi votée par les parlementaires de cet État, où se trouve Mar-a-Lago, le club privé de Donald Trump.
Pour ses adversaires, le trait commun de ces initiatives est clair : un culte de la personnalité. Pour ses soutiens, Donald Trump grave simplement dans le marbre – et dans le métal – la trace d’une présidence qu’ils jugent historique.
Source : www.lefigaro.fr
Conclusion : Notre équipe restera attentive aux prochains développements.

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