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27 mars 2026Analyse : Quelques éléments à retenir de cette information pour nos lecteurs.
Voici notre analyse rapide sur « l’ONU dénonce “une horreur profonde”, Téhéran fustige une attaque “calculée” ».
Analyse rapide
Les décombres de l’école primaire de filles de Minab, au sud de l’Iran, le 5 mars 2026. STRINGER/ANADOLU VIA AFP
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Le sujet colle à la peau de Donald Trump, empêtré dans la guerre au Moyen-Orient. Ce vendredi 27 mars, le haut-commissaire des Nations unies aux Droits de l’Homme Volker Türk a exhorté Washington devant l’ONU à conclure rapidement l’enquête lancée par le Pentagone, et à « rendre justice » après le bombardement meurtrier de l’école iranienne de Minab, survenu au premier jour de la guerre au Moyen-Orient.
L’Iran a accusé de son côté les Etats-Unis d’avoir mené une attaque « calculée », faisant au moins 175 morts selon Téhéran.
D’après les informations du quotidien américain « The New York Times », la responsabilité de ce bombardement meurtrier est imputable aux Etats-Unis, par erreur de cible, ce que Donald Trump avait d’abord balayé d’un revers de la main, avant de faire savoir qu’il « s’accommoderait » du résultat de l’enquête.
• Plus de 175 morts dans le bombardement de l’école
« Plus de 175 élèves et enseignants ont été massacrés de sang-froid », a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, dans un message diffusé lors de la réunion d’urgence du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU ce vendredi, en session annuelle à Genève.
Ce dernier parle ici du bombardement de l’école de filles de Minab, située dans la province d’Hormozgan au sud de l’Iran, à proximité de deux sites contrôlés par les gardiens de la révolution. Il a eu lieu le 28 janvier, le premier jour des frappes israélo-américaines. Une attaque, au lourd bilan humain, que le responsable iranien Abbas Araghchi a qualifiée de « crime de guerre et de crime contre l’humanité ».
Selon le « New York Times », qui cite des responsables américains et des sources proches de cette enquête, le missile qui a frappé l’école a bien été tiré par l’armée américaine après une erreur de ciblage.
Epinglés, les Etats-Unis ont ouvert une enquête mais le président américain Donald Trump a d’abord nié toute implication de son pays, allant jusqu’à imputer la responsabilité à l’Iran. Même des soutiens du camp MAGA – pour Make America Great Again, les partisans de Donald Trump – dont la chaîne de télévision de la droite conservatrice Fox News, d’ordinaire acquise à Donald Trump, lui ont reproché de mentir sur cette affaire. Le chef d’Etat a finalement fait en partie machine arrière et indiqué qu’il « s’accommoderait » du résultat de l’enquête ouverte par le Pentagone.
• L’Iran dénonce une attaque « calculée »
Pour l’Iran, la responsabilité des Etats-Unis est évidente. Plus encore, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a estimé devant l’ONU que la frappe contre cette école était une attaque « calculée » de l’armée américaine. Elle « n’était ni un simple incident, ni une erreur de calcul », a-t-il déclaré.
« A l’heure où les agresseurs américano-israéliens affirment eux-mêmes posséder les technologies les plus avancées et les systèmes militaires et informatiques les plus précis, nul ne peut croire que l’attaque contre cette école ait été autre chose qu’un acte délibéré et intentionnel », a insisté le ministre iranien, rappelant que « cette atrocité injustifiable » ne doit pas « susciter le silence ». Avant d’ajouter : « Les déclarations contradictoires des Etats-Unis visant à justifier leur crime ne sauraient en aucun cas les exonérer de leur responsabilité. »
• L’ONU fustige une « horreur profonde »…
Dans un autre message vidéo diffusé en ouverture des débats, le chef des droits de l’homme de l’ONU, Volker Türk, a dénoncé « l’horreur profonde » suscitée par le bombardement de l’école primaire Shajareh Tayyebeh. « Les images de salles de classe bombardées et de parents en deuil ont clairement montré qui paie le prix le plus élevé de la guerre : les civils, qui n’ont aucun pouvoir sur les décisions qui ont mené au conflit », a-t-il ajouté.
Mohaddeseh Falahat, mère de deux enfants décédés dans le bombardement, s’est également adressée au Conseil par vidéo, appelant les diplomates présents à « ne pas laisser cette tragédie tomber dans l’oubli ». « Aucune mère n’est préparée à entendre ces mots : “Votre enfant ne reviendra pas” », a-t-elle déclaré avec émotion.
•… et espère une enquête « rapide » et « impartiale »
« Justice doit être rendue pour le terrible préjudice causé », a exhorté le responsable onusien Volker Türk. « De hauts responsables américains ont déclaré que la frappe faisait l’objet d’une enquête. J’appelle à ce que ce processus soit mené à son terme au plus vite et que ses conclusions soient rendues publiques », a-t-il précisé.
Le haut-commissaire des Nations unies aux Droits de l’Homme a aussi affirmé qu’« il appartient aux auteurs de l’attaque de mener une enquête rapide, impartiale, transparente et approfondie ». Le débat de vendredi devant le Conseil, demandé par l’Iran, Cuba et la Chine, est le second consacré cette semaine à la guerre au Moyen-Orient.
Source : www.nouvelobs.com
Conclusion : Nous vous tiendrons informés des prochaines évolutions.

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