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29 mars 2026
Les images satellites de la base militaire en Arabie Saoudite où un avion radar américain a été frappé
29 mars 2026Analyse : Quelques éléments saillants observés par notre rédaction.
Notre équipe met en lumière les éléments clés de « ce qu’il faut retenir de la journée du dimanche 29 mars ».
Points essentiels
La diplomatie et la menace : au moment où les délégations de plusieurs pays (Turquie, Égypte, Arabie saoudite, Pakistan) se réunissaient à Islamabad, au Pakistan, dimanche 29 mars, pour trouver une issue au conflit au Moyen-Orient, Washington continuait de souffler le chaud et le froid. “Alors que la Maison-Blanche tente timidement de mettre fin à la guerre en Iran par la voie diplomatique, des troupes américaines arrivent également dans la région pour porter ce que Donald Trump espère être le coup de grâce s’il ne parvient pas à négocier un cessez-le-feu avec Téhéran”, écrit The Guardian. Récapitulatif d’une journée aux signaux encore très contradictoires.
Israël a intensifié ses frappes contre Téhéran, dimanche 29 mars. Tsahal a mené des frappes nocturnes sur plusieurs sites militaires de la capitale iranienne, ciblant les infrastructures de missiles et de défense aérienne iraniennes, rapporte Ha’Aretz dans son live, citant un communiqué de l’armée israélienne. Les locaux de la chaîne qatarie Al-Araby ont également été touchés par un tir de missile.
Au Liban, où pour la première fois depuis le début du conflit, l’armée israélienne annonce avoir mené une opération depuis le mont Hermon, en Syrie, la guerre pourrait s’enliser là aussi, écrit L’Orient-Le Jour. Le quotidien libanais relaie des informations rapportées par le Yediot Ahrahonot. Des responsables interrogés par le quotidien israélien indiquent que “l’armée israélienne restera probablement dans la région pendant des mois, voire plus”.
L’information a été dévoilée dans la matinée du dimanche 29 mars par le quotidien israélien Ha’Aretz, qui, dans son direct, relaye la nouvelle partagée dans les médias d’État iraniens. “Cinq personnes ont été tuées aujourd’hui dans une ville portuaire iranienne située près du détroit d’Ormuz, lors d’attaques menées par Israël et les États-Unis”, rapporte le média basé à Tel-Aviv. Le port en question est celui de Bandar Khamir, qui se situe pratiquement en face du détroit par lequel, avant la guerre, circulait 20 % du trafic du pétrole mondial, et que les États-Unis veulent à tout prix “libérer” du contrôle iranien.
De son côté, l’Iran a revendiqué des attaques contre deux des fonderies d’aluminium les plus importantes du monde au Bahreïn et aux Émirats arabes unis. Une attaque contre une base militaire américaine en Arabie saoudite a également fait une vingtaine de blessés. “L’Iran dispose toujours d’un arsenal suffisant de missiles et de drones pour déstabiliser la région et infliger de lourdes pertes à ses adversaires”, affirme le New York Times. Un constat confirmé par un édition du Guardian publié samedi 28 mars, qui, s’appuyant sur un synthèse de l’agence Reuters, déclare qu’ “après un mois de guerre, les États-Unis ont détruit seulement environ un tiers de l’arsenal de missiles et de drones de l’Iran”.
Face à la menace des Pasdarans de cibler les universités américaines au Moyen-Orient, l’université américaine de Beyrouth (AUB) a annoncé dimanche que les cours seraient dispensés en ligne les deux prochains jours, explique L’Orient-Le Jour.
Dans le sud d’Israël, indique le Yediot Ahrahonot, des travailleurs ont reçu l’ordre de se mettre à l’abri pendant que des équipes intervenaient suite à une fuite de produits chimiques après une frappe de missile iranienne contre une usine de Beer-Sheva et la zone industrielle de Neot Hovav.
“L’ennemi envoie ouvertement un message de négociation tout en préparant secrètement une attaque terrestre.” Cette déclaration, relayée dans les colonnes du Guardian, a été faite dimanche 29 mars par Mohammad Bagher Ghalibaf. L’homme, qui dénonce un prétendu double jeu de la part de la Maison-Blanche, n’est autre que le président du parlement iranien, et ses déclarations font écho a des informations qui ont largement circulé dans la presse internationale ces derniers jours.
Celles-ci font état de l’existence de plans des États-Unis pour une attaque terrestre en Iran, comme l’a expliqué par exemple samedi 28 mars le Washington Post. Selon le quotidien de la capitale américaine, qui affirme avoir parlé à plusieurs sources s’exprimant sous couvert d’anonymat, les États-Unis se prépareraient à “plusieurs semaines d’opérations terrestres en Iran”. Il ne s’agirait pas d’une invasion à grande échelle, détaille ensuite le média d’outre-Atlantique, mais plutôt d’organiser “des raids menés par un mélange de forces d’opérations spéciales et de troupes d’infanterie conventionnelle”. Voilà qui pourrait aussi expliquer l’arrivée annoncée hier de 3 500 soldats américains sur place.
Réunis dimanche à Islamabad pour amorcer une désescalade du conflit, le Pakistan, la Turquie, l’Égypte et l’Arabie saoudite devaient discuter des conditions d’une désescalade du conflit. “Bien que ni Washington ni Téhéran n’aient assisté à la réunion, celle-ci est néanmoins considérée comme une étape préparatoire vers une ouverture diplomatique plus large”, écrit le quotidien pakistanais Dawn. Citant des sources diplomatiques, le journal affirme que “des pourparlers pourraient avoir lieu à Islamabad mardi, sous l’égide du secrétaire d’État américain Marco Rubio et du ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi”.
Le Pakistan s’efforce de “ramener les États-Unis et l’Iran à la table des négociations”, expliquait dimanche un communiqué publié par le bureau du Premier ministre Shehbaz Sharif. Rien n’est pour l’instant confirmé.
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Source : www.courrierinternational.com
Conclusion : Notre équipe gardera un œil sur l’évolution de la situation.

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