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30 mars 2026Analyse : L’équipe éditoriale a relevé les éléments importants à connaître.
Notre équipe analyse l'article « à quoi pourrait ressembler une opération terrestre des États-Unis en Iran » pour en tirer les points essentiels.
À retenir absolument
Au 30e jour du conflit au Moyen-Orient, les spéculations battent actuellement leur plein sur le déploiement potentiel de troupes américaines sur le territoire iranien. Dans ce contexte, l’Iran accuse les États-Unis de préparer en coulisses une offensive terrestre.
C’est une question en suspens depuis le début du conflit en Iran: l’armée américaine va-t-elle finir par poser le pied en Iran? L’hypothèse a pris du poids ces derniers jours, alors que Donald Trump a dit ce dimanche 29 mars que l’île de Kharg, site pétrolier névralgique pour Téhéran, peut être « très facilement » prise par les États-Unis.
Au-delà des déclarations du président américain, le contingent US s’est considérablement renforcé ces dernières semaines dans la région. Ce week-end, le navire américain d’assaut amphibie Tripoli est arrivé au Moyen-Orient avec à son bord « quelque 3.500 » marins et soldats du corps des Marines. Un autre groupe de Marines fait actuellement route et sera sur place d’ici les prochains jours.
Selon Axios et le Wall Street Journal, l’administration américaine envisage en parallèle l’envoi de 10.000 soldats supplémentaires en renfort des effectifs dans la région, pour porter « le coup final » à cette guerre.
« Les États-Unis font monter la pression. Ils envoient des renforts pour augmenter leurs capacités, car tout ne se passe pas comme prévu », analyse le général Jérôme Pellistrandi, consultant défense BFMTV. « Le commandement américain se donne des options supplémentaires en attendant de voir l’évolution notamment des discussions », ajoute-t-il.
Des raids ciblés
Mais plutôt qu’une invasion massive de l’Iran, au coût forcément élevé financièrement, humainement et politiquement pour Donald Trump, les États-Unis privilégieraient des raids ciblés.
Ceux-ci seraient menés dans les zones côtières proches du détroit d’Ormuz par les membres des forces spéciales et d’autres soldats, rapporte le Washington Post. Ils viseraient à localiser et à détruire des armes capables de cibler la navigation commerciale et militaire. Autres points sensibles évoqués: Abu Musa et les îles Tounbs, où l’Iran dispose de positions avancées équipées de missiles et de drones.
Les objectifs envisagés devraient être atteints en « semaines, et non en mois », selon une source au quotidien américain. Des opérations « très complexes », prévient le général Jérôme Pellistrandi. « Une opération de forces spéciales doit être brutale, rapide, efficace. Il faut avoir un renseignement extrêmement précis », expose le consultant défense de BFMTV.
Des troupes pour récupérer le combustible nucléaire?
Le Pentagone aurait également présenté à Donald Trump une option pour pénétrer en profondeur le territoire iranien, selon le Wall Street Journal. Le but? Récupérer environ 440 kilogrammes d’uranium hautement enrichi, que Téhéran conserverait dans des installations nucléaires souterraines.
Pour l’heure, Donald Trump n’a pas encore donné son accord à une telle intervention, qui s’avérerait risquée et dangereuse pour les forces américaines, alors que 13 soldats sont morts depuis le début du conflit.
Les États-Unis devraient ainsi transporter des troupes sous le feu ennemi, mais aussi sécuriser leur présence le temps de mener les opérations de recherche et d’évacuation du matériel nucléaire, qui prendront plusieurs jours.
Une opération complexe
Selon les experts cités par le Washington Post, ce raid nécessitera aussi l’envoi d’engins de terrassement, mais aussi des conteneurs pour transporter l’uranium hautement enrichi. « Cela pourrait remplir plusieurs camions », explique Richard Nephew, chercheur principal à l’Université Columbia et ancien négociateur nucléaire avec l’Iran, cité par le média américain.
Enfin, il faudrait envisager de créer un aérodrome de fortune pour acheminer le matériel et évacuer le combustible nucléaire. « Il ne s’agit pas d’une opération éclair », met en garde le général à la retraite Joseph Votel, ancien commandant du Commandement central des États-Unis et du Commandement des opérations spéciales des États-Unis.
Malgré tout, le locataire de la Maison Blanche reste ouvert à cette idée, celle-ci pouvant lui permettre d’atteindre un de ses objectifs affichés: empêcher l’Iran de développer une arme nucléaire.
« La problématique pour le Pentagone, c’est d’essayer de trouver des solutions militaires pour résoudre le problème politique de Donald Trump », résume le général Jérôme Pellistrandi.
« Des risques considérables »
En parallèle du déploiement militaire, Washington continue d’afficher une ouverture diplomatique. Si Donald Trump a manifesté sa volonté de négocier une fin au conflit, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a averti mardi que si le régime de Téhéran ne renonce pas à ses ambitions nucléaires et ne cesse pas ses menaces contre les États-Unis et leurs alliés, le président est « prêt à déchaîner les enfers » contre eux.
Côté iranien, ces déclarations alimentent la défiance. Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a accusé dimanche 29 mars les États-Unis de préparer une offensive terrestre tout en poursuivant publiquement des efforts diplomatiques pour mettre fin à la guerre.
Une stratégie perçue comme un double discours, qui entretient le flou sur les intentions réelles de Washington. Mais une telle opération terrestre comporte « des risques considérables » pour Michael Eisenstadt, directeur du programme d’études militaires et de sécurité du Washington Institute for Near East Policy, qui s’exprime dans le Washington Post.
Selon lui, il serait plus sûr que les forces américaines minent l’île et l’utilisent comme moyen de pression pour contraindre l’Iran à déminer le détroit d’Ormuz.
Source : www.bfmtv.com
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