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Nos rédacteurs considèrent que « Cette décision de l’Espagne, opposée à la guerre en Iran, n’est pas seulement symbolique » est un article à suivre.
Ce qu’il faut garder en tête
OSCAR DEL POZO / AFP
L’Espagne ferme son espace aérien aux avions impliqués dans la guerre en Iran, annonce ce lundi 30 mars le gouvernement de Pedro Sánchez (en novembre 2024 sur la photo).
Une mesure qui va irriter encore un peu plus Donald Trump. L’Espagne, dont le gouvernement de gauche est « totalement opposé » aux attaques américano-israéliennes contre l’Iran, a fermé son espace aérien aux avions impliqués dans cette guerre, a annoncé ce lundi 30 mars la ministre espagnole de la Défense.
« L’utilisation des bases (américaines en Espagne, ndlr) n’est pas autorisée, et bien entendu l’utilisation de l’espace aérien espagnol pour des actions en lien avec la guerre en Iran ne l’est pas non plus », a indiqué Margarita Robles dans des déclarations transmises à l’AFP, confirmant une nouvelle du quotidien El País.
Au-delà du symbole, l’opposition espagnole a des répercussions réelles. Cette fermeture obligera effectivement les avions militaires, y compris ceux basés en Europe, à contourner l’Espagne pour se rendre vers leurs cibles au Moyen-Orient, explique le Guardian.
« Le refus de coopération de l’Espagne a compliqué l’opération » américaine au Moyen-Orient, ajoute à ce sujet El País, car certains bombardiers de Washington ont « dû contourner la péninsule ibérique pour entrer par le détroit de Gibraltar », les obligeant « à modifier leurs itinéraires » et la logistique.
Le ton monte entre Trump et Sanchez
« Le veto espagnol ne comporte qu’une seule exception : en cas d’urgence, le transit ou l’atterrissage des aéronefs concernés est autorisé », poursuit le quotidien, ce que la ministre Margarita Robles n’a, de son côté, pas précisé.
El País précise toutefois que « toutes les missions prévues par l’accord bilatéral avec Washington restent en vigueur » concernant ces deux bases américaines d’Andalousie, dans le sud de l’Espagne. La base navale de Rota et celle aérienne de Morón sont héritées d’un accord signé entre Washington et Madrid en 1953 sous Franco.
Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez s’est fermement opposé à la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran depuis le 28 février, l’ayant qualifié d’« illégale » et d’« erreur extraordinaire ». Ces propos lui ont valu de vives critiques du président américain Donald Trump, qui a menacé en représailles de « cesser » tout commerce bilatéral après le refus de Madrid de laisser l’armée américaine utiliser ses bases situées en Espagne dans son opération militaire contre l’Iran.
Au-delà de la guerre au Moyen-Orient, Donald Trump reproche depuis plusieurs mois à l’Espagne de ne pas avoir augmenté à 5 % du PIB ses dépenses militaires, comme le veut le nouvel objectif de l’Otan poussé par le locataire de la Maison Blanche.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Cette situation fera l’objet d’une observation continue de notre rédaction.

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