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31 mars 2026Après la mort de deux Casques bleus au Liban, la France convoque le Conseil de sécurité de l’ONU ce mardi
Analyse : Voici les points saillants relevés par nos journalistes.
Nos rédacteurs considèrent que « Après la mort de deux Casques bleus au Liban, la France convoque le Conseil de sécurité de l’ONU ce mardi » est un article à suivre.
À savoir
CHARLY TRIBALLEAU / AFP
La France saisit en urgence le Conseil de sécurité de l’ONU après une série d’attaques meurtrières visant les Casques bleus au Liban. (image d’illustration)
« Inacceptables et injustifiables. » Après la mort de deux nouveaux Casques bleu lundi 30 mars dans le sud du Liban, la France hausse le ton. « Suite aux incidents gravissimes subis par des casques bleus », le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, annonce avoir « demandé la tenue d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies », qui doit se tenir ce mardi.
Cette réaction intervient après une nouvelle attaque visant la Finul, cette force de l’ONU déployée au Liban, le long de la frontière avec Israël. Deux soldats de la mission ont été tués dans l’explosion de leur véhicule près de la frontière israélienne, et deux autres blessés. La veille, un Casque bleu indonésien avait déjà été tué dans des circonstances similaires. En deux jours, trois membres de la force onusienne ont donc perdu la vie dans cette zone.
« De telles attaques à proximité des positions des Casques Bleus sont inacceptables et injustifiables », insiste le ministre des Affaires étrangères, qui appelle à « faire toute la lumière sur les circonstances de ces drames » et adresse ses « plus sincères condoléances » aux familles des victimes.
Dans son message, Jean-Noël Barrot dénonce aussi des incidents visant directement des soldats de la Finul, y compris français. Il évoque des « atteintes à la sécurité » et des « intimidations » visant des personnels onusiens, et assure que ces faits ont été signalés « avec la plus grande fermeté » à l’ambassadeur d’Israël à Paris.
Le ministre appelle « toutes les parties » à garantir la sécurité des forces de l’ONU et à respecter le droit international, rappelant que la Finul doit pouvoir « exercer pleinement sa liberté de mouvement ».
Des négociations au point mort
Sur le terrain, la mission de l’ONU apparaît de plus en plus vulnérable. Déployée le long de la frontière entre le Liban et Israël, elle est exposée à la multiplication des frappes et des échanges de tirs entre l’armée israélienne et le Hezbollah, engagés dans une escalade depuis début mars.
Dans ce contexte, la tension gagne aussi l’armée libanaise. Un soldat a été tué et cinq autres blessés sur un critère de contrôle au sud de Tyr, dans ce que Beyrouth décrit comme une « agression israélienne directe sur un barrage ».
Joseph Aoun, le président libanais, qui condamne toute « atteinte » à la Finul, affirme poursuivre ses « contacts internationaux […] pour faire avancer le processus menant à des négociations avec Israël ». Mais Israël ne donne pas suite à ses appels.
Selon le dernier bilan du ministère de la Santé libanais, les frappes israéliennes ont tué plus de 1 200 personnes, et en ont blessé plus de 3 600.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Nous vous tiendrons au courant des prochaines évolutions importantes.

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