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31 mars 2026Trump consterne des experts avec ce scénario « irresponsable » et « catastrophique » dévoilé par le WSJ
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Points clés à connaître
KENNY HOLSTON / AFP
« Catastrophique » et « irresponsable » : ce scénario envisagé par Trump sur l’Iran consterne les experts. (image d’illustration)
C’est le scénario du pire selon plusieurs spécialistes. D’après les révélations du Wall Street Journal parues dans la nuit du lundi 30 au mardi 31 mars, Donald Trump envisagerait de mettre fin à l’opération militaire américaine contre l’Iran sans que le détroit d’Ormuz ait été débloqué. Le commerce via cet axe maritime stratégique est largement empêché par Téhéran en représailles des frappes israélo-américaines sur son territoire, commencées le 28 février dernier.
Ce blocage a de graves conséquences sur les marchés internationaux, notamment dans les domaines des hydrocarbures et de l’énergie. Égal à lui-même, Donald Trump a multiplié les revirements sur le sujet. Le président américain a tantôt menacé l’Iran d’« anéantir » ses infrastructures énergétiques s’il ne rouvre pas le détroit d’Ormuz, tantôt affirmé que le blocage n’était pas le problème de Washington et que c’était à d’autres pays de s’en occuper.
Les révélations du Wall Street Journal portent à croire que ce second scénario plaît à la Maison Blanche. Le média américain, qui s’appuie sur les dires de plusieurs responsables de l’administration Trump, assure que le président et ses conseillers sont prêts à stopper la campagne militaire américaine contre l’Iran, y compris si le détroit d’Ormuz est en grande partie fermé. Leur justification est simple : une mission pour débloquer la zone ferait durer le conflit au-delà du délai de quatre à six semaines que le milliardaire républicain s’était fixé.
Un suicide économique pour les Américains ?
L’option du déblocage par la force reste sur la table, mais n’est pas favorisée à ce stade. Aux yeux de Donald Trump et de ses conseillers, les principaux objectifs seraient la paralysie de la marine iranienne et des stocks de missiles de l’Iran. Concernant le détroit d’Ormuz, les interlocuteurs du Wall Street Journal indiquent que Washington va faire pression pour asseoir Téhéran à la table de négociations. Mais en cas d’échec de la voie diplomatique, les Américains feront pression sur leurs alliés en Europe et dans le Golfe pour qu’ils se chargent des opérations de réouverture de la voie maritime.
Le locataire de la Maison Blanche et ses équipes l’assurent : le détroit d’Ormuz est bien plus important pour le reste du monde que pour les États-Unis. une revue qui ne convainc pas du tout la plupart des spécialistes qui ont réagi aux révélations du Wall Street Journal. Le scénario envisagé par Donald Trump serait « incroyablement irresponsable », fustige Suzanne Maloney, une experte de l’Iran citée par le quotidien financier.
« Les marchés de l’énergie sont globaux par essence et il est impossible de protéger les États-Unis des répercussions économiques qui se font déjà sentir et qui s’aggraveront de manière exponentielle si la fermeture du détroit se poursuit », insiste la spécialiste, vice-présidente de la Brookings Institution, un think tank basé à Washington et spécialisé sur les questions sociales, économiques et diplomatiques.
« Le pire scénario possible pour la région et le peuple iranien »
un aspect clé de vue partagé par Mark Dubowitz, patron du think tank conservateur Foundation for Defense of Democracies, notoirement opposé à Téhéran. « Le président Trump doit savoir que le détroit d’Ormuz est d’une importance vitale pour la sécurité nationale et économique des États-Unis, a-t-il écrit sur X, penser le contraire serait une erreur catastrophique. »
L’analyse est un peu plus clémente mais tout aussi pessimiste du côté de Rosemary Kelanic, directrice du programme Moyen-Orient au think tank Defense Priorities, spécialisé sur la politique étrangère de Washington. « C’est regrettable, mais c’est sans doute le moindre mal parmi toutes les mauvaises options », a-t-elle écrit sur X. « Je comprends qu’il puisse sembler irresponsable […] de partir après avoir semé le chaos », poursuit-elle avant d’ajouter que : « Limiter les pertes américaines dans une guerre vouée à l’échec est plus censé que continuer à se battre pour une cause perdue. »
L’experte l’assure, « mettre fin à la guerre » est une « condition nécessaire », même si pas forcément « suffisante », pour obtenir la réouverture du détroit d’Ormuz. une critique diamétralement opposée à celle de l’analyste géopolitique Ulrich Bounat, selon qui une reculade américaine rendrait les autorités iraniennes « pleinement conscient[es] de [leur] pouvoir de chantage sur la région et l’économie mondiale ».
Mettre fin à la guerre de la sorte « serait le pire scénario possible pour la région », mais aussi pour « le peuple iranien », a-t-il prévenu dans un message sur X, jugeant qu’« une opé[ration] militaire bâclée […] laisserait un régime affaibli mais toujours capable de réprimer sa population ».
Source : www.huffingtonpost.fr
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