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1 avril 2026Analyse : Notre équipe offre une vue générale sur cette actualité récente.
Notre rédaction analyse les faits saillants de « Faut-il craindre une extension de la guerre au Moyen-Orient en mer Rouge ? ».
Résumé des éléments principaux
Faut-il seulement croire encore à ses paroles ? Hier, dans un énième nouveau revirement dont il est coutumier, Donald Trump a affirmé que son pays quitterait l’Iran « très bientôt », dans « deux ou trois semaines », peu importe qu’un accord soit conclu ou non avec la République islamique. Le président américain qui précise, par ailleurs, que le détroit d’Ormuz bloqué aujourd’hui par le régime iranien n’est plus son problème. Alors ces propos auront au moins eu pour effet de redresser favorablement les cordons de la Bourse. Et ainsi rassurer les marchés financiers. Et peut-être, aussi, les consommateurs et futurs électeurs.
Seulement voilà, quand bien même Donald Trump continue à s’agiter pour répéter à qui veut bien l’entendre qu’une issue au conflit est proche, ces innombrables déclarations (il doit d’ailleurs encore s’adresser ce soir aux Américains) restent contredites, ce matin encore, par la réalité. Des explosions ont réveillé plusieurs quartiers de Téhéran, où le responsable militaire du Hezbollah pour l’Irak a été tué. Des frappes ont également été menées sur des complexes sidérurgiques dans le centre et le sud-ouest de l’Iran. Et puis les Houthis du Yémen, alliés de Téhéran, ont eux revendiqué ce matin une troisième attaque de missiles contre Israël, qui n’a pas fait de victimes ni de dégâts mais fait craindre à présent une extension de la guerre en mer Rouge.
Enfin quand bien même certains voudraient prendre au mot le président américain, Donald Trump, lequel dit qui envisager un retrait prochain de son pays de la guerre d’Iran, quoi qu’il en soit son allié israélien, lui, reste sur une ligne dure. « La campagne n’est pas terminée (…), nous allons continuer d’écraser le régime terroriste » a notamment affirmé, hier soir, le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d’une allocution télévisée. Sans oublier la guerre au Liban, toujours pilonné par l’Etat hébreu. Les attaques de la nuit dernière ont fait encore sept nouveaux morts. Et puis l’incursion terrestre de l’armée israélienne chez son voisin se poursuit, également. Et d’ailleurs, hier, le ministre de la Défense Israël Katz a bien précisé que son pays avait l’intention d’occuper une partie du sud du Liban, une fois la guerre terminée.
Et c’est donc dans ce contexte, celui d’une offensive qui apparaît aujourd’hui de plus en plus inextricable, qu’Israël s’en est pris hier à la France, en l’accusant d’entraver ses efforts de guerre, après que Paris a refusé le survol de son territoire à certains avions américains contenant des équipements militaires à destination de l’Etat hébreu. Hier, Tel Aviv’ a donc laissé entendre que Paris ne comptait plus parmi ses alliés.
Les autres titres de l’actualité
Parmi les premières conséquences directes de cette guerre déclenchée conjointement par les Etats-Unis et Israël au Moyen-Orient figurent, évidemment, en premier lieu l’explosion des cours du pétrole. De sorte qu’avec l’augmentation de leurs marges, les compagnies pétrolières réaliseraient plus de 80 millions d’euros de « sur-profits » par jour depuis le début de ce conflit. C’est ce qui ressort d’une étude commandée par Greenpeace. Pour le seul mois de mars, ces « sur-profits » supposés représenteraient environ 2,5 milliards d’euros.
Outre la flambée des cours des hydrocarbures, ce conflit au Moyen-Orient ajoute forcément une extraordinaire quantité d’incertitudes au marché de l’automobile. Selon plusieurs estimations, les ventes de véhicules neufs devraient afficher un recul au premier trimestre aux Etats-Unis. Le risque existe-t-il aussi en France ? Pour l’heure et après un début d’année difficile, les ventes de voitures neuves ont, au contraire, augmenté de près de 13% le mois dernier sur un an. Et à ce titre les véhicules électriques ont vu leur part de marché retrouver leur plus haut historique.
A quand un projet de loi constitutionnelle sur la réforme de la Nouvelle-Calédonie, censé traduire l’accord dit de Bougival entre le gouvernement et une partie des forces politiques de l’archipel ? Celui-ci pourrait être renvoyé avant même l’examen des amendements prévu aujourd’hui ou demain à l’Assemblée. Pourquoi ? Parce que le Rassemblement national s’apprêterait à voter la motion de rejet défendue par un député indépendantiste kanak, Emmanuel Tjibaou, soutenue par les groupes de gauche.
3 hommes et une femme s’apprêtent à partir faire le tour de la Lune pendant 10 jours. Artémis 2 c’est le nom de cette mission spatiale de la Nasa qui devrait décoller ce soir du mythique Centre Kennedy en Floride. Alors plus de 50 ans après la fin du programme Apollo et le dernier vol habité vers le satellite naturel de la Terre, cette épopée lunaire est censée inaugurer une nouvelle page de la conquête spatiale américaine. Avec, peut-être aussi, l’espoir dans un pays, les Etats-Unis, qui traversent une période de fractures et d’incertitudes de reproduire le miracle d’Apollo 8, qui lors du réveillon de Noël 1968 avait offert aux Américains un rare moment de communion et d’espoir après une année marquée la guerre, les émeutes et les assassinats de Robert Kennedy et Martin Luther King.
Quoi qu’il en soit, cette nouvelle aventure revêt d’ores et déjà de multiples enjeux à la fois scientifiques, stratégiques et géopolitiques.
L’invité de la rédaction : Paul Wohrer, chercheur au Programme espace de l’Ifri.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Un regard constant de notre équipe permettra d’éclairer cette situation.

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