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Les journalistes partagent leur point de vue sur « que sait-on du kidnapping de la journaliste américaine par une milice pro-iranienne ? ».
Éléments à garder en tête
la correspondant Shelly Kittleson à Deir Al-Zor en Syrie (capture d’écran). COMPTE INSTAGRAM DE SHELLY KITTLESON
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La scène s’est produite en plein jour et n’a duré que quelques secondes. Shelly Kittleson, journaliste américaine, a été enlevée mardi dans la capitale irakienne par un groupe armé irakien soupçonné d’être soutenu par l’Iran. Les autorités irakiennes ont annoncé ce mercredi 1er avril l’arrestation d’un des membres de la milice, soupçonnée du kidnapping, appelée Kataëb Hezbollah.
Un enlèvement qui survient dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient qui vient d’entrer dans son deuxième mois. A plusieurs reprises depuis le début du conflit, les Etats-Unis ont bombardé l’Irak, où se trouvent de nombreuses milices pro-iraniennes, qui ont notamment pris pour cible l’ambassade américaine ainsi que des bases militaires en Irak.
• une chroniqueur primée spécialiste du Moyen-Orient
Journaliste et photographe américaine, Shelly Kittleson est spécialiste depuis plus de 15 ans de la région du moyen-Orient et basée à Rome, selon l’ONG International Women’s Media Foundation. Indépendante, elle collabore notamment avec al-Monitor, média spécialisé sur le Moyen-Orient, mais aussi avec le média britannique BBC, la chaîne américaine CNN et Politico.
la journaliste spécialisé a notamment réalisé de nombreux reportages en Irak, là où elle a été enlevée, en Syrie et en Liban. Elle travaille sur les questions de sécurités, des zones de conflits et d’après-conflit au Moyen-Orient et dans ses régions limitrophes.
En 2017, Shelly Kittleson a reçu le prix Premio Caravella pour ses reportages réalisés en zone de guerre, selon l’Institut italien d’études politiques internationales, cité par le média américain « USA Today ».
• Que s’est-il passé ?
Shelly Kittleson aurait été avertie à plusieurs reprises des menaces la concernant dont des menaces de mort, jusqu’à la nuit précédant son enlèvement, selon un responsable américain sous couvert d’anonymat à l’AFP. Elle aurait malgré tout choisi de rester dans la capitale irakienne pour continuer de travailler sur le terrain.
Shelly Kittleson a été enlevée par quatre hommes en civil en plein cœur de Bagdad, dans une rue pourtant animée, et emmenée de force dans un véhicule. Une scène qui s’est déroulée en plein jour, captée par une caméra de vidéosurveillance la montrant monter dans une voiture de force, avant que cette dernière ne démarre aussitôt.
La piste d’un groupe armé pro-iranien est privilégiée, après l’arrestation d’un de ses membres, soupçonné d’être lié à l’enlèvement de Shelly Kittleson. « L’un des ravisseurs » a été interpellé, a annoncé de façon anonyme un haut responsable irakien. « Il portait sur lui une pièce d’identité établissant son affiliation avec la 45e brigade des forces de mobilisation populaires, liée à Kataëb Hezbollah », a-t-il ajouté.
Tristement réputée par le passé pour les enlèvements et tentatives d’enlèvements, Badgad a vu ces violences reculer au fur et à mesure de l’amélioration de la situation sécuritaire en Irak. En 2023, la chercheuse israélo-russe Elizabeth Tsurkov avait elle aussi été enlevée par la milite chiite irakienne dans la capitale. Détenue pendant deux ans et demi, elle a été libérée en septembre 2025.
• Où en sont les recherches ?
Une opération a été lancée par les autorités irakiennes pour retrouver les ravisseurs. Shelly Kittleson n’a pour sa part par encore été retrouvée. Le département d’Etat américain a déclaré qu’il œuvrait pour assurer sa libération « dès que possible ».
Une course-poursuite a conduit à l’interception d’un véhicule « appartenant aux ravisseurs, qui s’est renversé alors qu’ils tentaient de fuir. Les forces de sécurité ont pu arrêter l’un des suspects et saisir l’un des véhicules utilisés pour le crime », d’après le ministère. Mais sans trace de la chroniqueur à bord, qui n’a pour l’instant pas été localisée.
Le média al-Monitor a appelé à sa libération « immédiate ». De son côté, Reporters Sans Frontières (RSF) a déclaré dans un communiqué être très préoccupé par cet enlèvement, et a souligné que la chroniqueur « connaissait bien l’Irak ».
Source : www.nouvelobs.com
Conclusion : Cette situation fera l’objet de mises à jour régulières par nos journalistes.

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