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2 avril 2026Analyse : Voici l'avis général de notre rédaction sur les faits présentés.
Un regard éditorial sur « les violences en Ehpad continuent » pour mieux comprendre l'article.
Résumé pour le lecteur
Quatre ans après le scandale Orpéa, les violences du quotidien n’ont pas cessé dans les Ehpad. La Défenseure des droits a reçu une centaine de saisines pour des maltraitances en maison de retraite en 2025. Et certaines saisines n’aboutissent à rien par peur des représailles.
Les violences en Ehpad continuent. Quatre ans après le scandale Orpéa, les maltraitances sur les personnes âgées n’ont pas cessé dans les maisons de retraite. Selon nos informations, la Défenseure des droits a reçu une centaine de saisines à ce propos en 2025.
Dans ces plaintes, ce sont surtout des maltraitances du « quotidien » qui sont évoquées, celles qui rendent la fin de vie de nos aînés moins digne: pas assez de douche, de lavage de dents, des vêtements volés, des repas mixés pour qu’ils soient ingurgités plus vite, des résidents shootés au médicament pour qu’ils soient plus faciles à gérer.
Plus inquiétant encore, 7% de ces saisines n’ont pas abouti par peur des représailles. Les résidents et leurs familles craignent que les soignants ou la direction s’en prennent à leurs proches.
« Elle avait les mains sales, les ongles pas coupés »
Laurence se souvient avoir ressenti ça pour sa maman: « C’est arrivé qu’elle me dise ‘hier soir on m’a pas apporté de repas' », confie-t-elle à RMC. « Je constatais qu’elle avait très souvent les mains sales, ses ongles n’étaient pas coupés et quand je le lui disais, elle me disait; ‘non mais tout va bien’, c’était toujours le même refrain: ‘Tout va bien, ne te plains pas’, par peur qu’on viennent ensuite la disputer.
« Elle était comme une petite fille qu’on allait gronder, comme un enfant qui revient de l’école qui a subi une pression de la part de camarades ou de l’enseignant, qui a besoin de le dire mais ne veut surtout pas qu’on aille se plaindre de peur de représailles », poursuit Laurence.
Finalement Laurence fini par se plaindre des dysfonctionnements auprès de la direction. Et elle en est persuadée, c’est à cause de ça que sa mère a eu une triste fin de vie. La maman de Laurence est morte il y a six mois à 95 ans, des suites d’une infection urinaire, selon elle mal détectée à l’Ehpad.
La peur de la fin du contrat de séjour ou de la mise sous tutelle
Son témoignage n’est pas unique. Une quinzaine de familles racontent la même chose à RMC Story, le tabou de se plaindre, la peur de déranger, d’être ostracisé au sein de la maison de retraite.
Loïc Ricour, chef du pôle santé et médico-social de la Défenseure des droits, le constate depuis plusieurs années: « Ce sont des familles qui ont peur, mais ce sont aussi des résidents. Peur de représailles de voir les visites limitées, qu’on procède à une rupture du contrat de séjour ou alors qu’on demande une mise sous tutelle de la personne accueillie dans l’Ehpad. »
Et d’ailleurs il conseille toujours d’alerter: « La peur des représailles ça peut être aussi une chimère. Il y a énormément de directions d’établissements qui ne sont pas forcément informées de ce qui se passe en interne, et qui ont besoin d’avoir ces informations. On peut aussi être un facilitateur, un vecteur pour se rapprocher de la direction de l’établissement, et que les choses soient apaisées. »
Les effectifs d’Ehpad sous pression
Le dialogue, c’est aussi ce que préconise Pascal Champvert. Le vice-président de l’association des directeurs des établissements au service des personnes âgées ne nie pas que cette peur des représailles puisse être justifiée: « Les professionnels ont de plus en plus de pression des pouvoirs publics pour faire toujours plus avec des moyens qui n’augmentent quasiment pas », déplore-t-il.
« Il y a une pression telle sur les directions, sur les cadres, sur les médecins, sur les équipes soignantes, que parfois les remarques des personnes âgées ou des familles sont vécues comme des agressions. Donc il faut aussi en tenir compte dans la façon dont se développent les relations entre les personnes âgées, les familles et les professionnels », ajoute Pascal Champvert.
En cas de maltraitances constatées, il faut alerter au sein de l’établissement : via la direction, mais aussi les conseils de la vie sociale. Il existe aussi des associations pour vous accompagner, comme la FAREE et Citoyennage.
Au niveau national, deux solutions gratuites existent: vous pouvez appeler le 31 33, le numéro national contre les maltraitances et aussi saisir la Défenseure des droits. Surtout, si effectivement vous faites face à des représailles, le réflexe, c’est de porter plainte.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : L’équipe éditoriale continuera à analyser les faits.

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