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2 avril 2026Sur l’Iran, Donald Trump livre un discours décousu sans calendrier ni voie à suivre pour y mettre fin
Analyse : Nous mettons en lumière certains aspects de cette actualité.
Notre rédaction partage quelques remarques sur « Sur l’Iran, Donald Trump livre un discours décousu sans calendrier ni voie à suivre pour y mettre fin ».
Ce qu'il faut retenir
ALEX BRANDON / AFP
Donald Trump, devant JD Vance, à l’issue du discours qu’il a prononcé mercredi 1er avril à la Maison Blanche sur la guerre en Iran.
Dans son premier grand discours sur la guerre contre l’Iran, lancée sans consulter ses alliés ni obtenir l’accord du Congrès, Donald Trump n’a présenté dans la nuit de mercredi à jeudi ni nouveau calendrier ni plan pour mettre fin au conflit. Il s’est contenté de répéter des éléments de langage récents, incluant des menaces pouvant relever de crimes de guerre et l’affirmation selon laquelle le détroit stratégique d’Ormuz s’ouvrirait « naturellement » de lui-même prochainement.
Dans une rare allocution en prime time à la nation, Trump n’a donné aucun indice sur la manière dont il pourrait rapatrier les dizaines de milliers de militaires déployés sans laisser l’Iran contrôler le détroit, par lequel transite habituellement un cinquième du pétrole mondial. À la place, il a détaillé les destructions déjà infligées à l’Iran et à quel point il pourrait aggraver encore la situation pour sa population. « S’il n’y a pas d’accord, nous allons frapper chacune de leurs centrales électriques, très durement et probablement simultanément », a-t-il déclaré.
La destruction des infrastructures électriques d’un pays, essentielles à la vie civile, est généralement considérée comme une violation du droit international.
Plutôt que de donner aux Américains une idée plus claire de la durée de la guerre, Trump a comparé le mois écoulé depuis son début à d’autres conflits plus longs menés par les États-Unis au cours du siècle dernier. « Il est très important de garder ce conflit en perspective. L’implication américaine dans la Première Guerre mondiale a duré un an, sept mois et cinq jours. La Seconde Guerre mondiale a duré trois ans, huit mois et 25 jours. La guerre de Corée a duré trois ans, un mois et deux jours. La guerre du Vietnam a duré 19 ans, cinq mois et 29 jours. La guerre en Irak a duré huit ans, huit mois et 28 jours », a-t-il déclaré.
Sa guerre a déjà fait 13 morts parmi les militaires américains et plusieurs centaines de blessés. En Iran, des observateurs des droits humains estiment qu’environ 1500 civils ont déjà été tués, dont 175 personnes -principalement de jeunes filles- lors d’une frappe de missile américaine sur une école dans les premières heures de l’attaque du 28 février.
Mais où est le stock d’uranium enrichi ?
Le président a, une fois de plus, dressé un portrait fantaisiste de l’accord nucléaire de 2015 négocié par l’ancien président Barack Obama, qui limitait les capacités nucléaires de l’Iran et imposait un régime d’inspections strict. Donald Trump s’en est retiré lors de son premier mandat, après quoi l’Iran a repris la production d’uranium plus enrichi. « J’ai mis fin à l’accord nucléaire iranien de Barack Hussein Obama, une catastrophe. Obama leur a donné 1,7 milliard de dollars en liquide, du cash, du cash vert. Il l’a retiré de banques en Virginie, à Washington D.C., puis dans le Maryland, tout cet argent liquide, et l’a transporté par avion pour tenter d’acheter leur respect et leur loyauté. Mais ça n’a pas marché », a déclaré Donald Trump, sans mentionner que sa guerre a permis à l’Iran de vendre son pétrole à des prix bien plus élevés, ce qui lui a déjà rapporté environ dix fois plus d’argent.
L’allocution de mercredi s’inscrit dans une série déroutante de déclarations contradictoires sur la guerre depuis son début. Trump avait initialement promis que la marine américaine escorterait les pétroliers dans le détroit d’Ormuz, ce qui ne s’est jamais produit. Il a affirmé à plusieurs reprises que la guerre était terminée et que les États-Unis avaient gagné, tout en continuant à ordonner de nouvelles frappes aériennes. Il a également affirmé négocier avec l’Iran pour mettre fin au conflit tout en déclarant éliminer tous ceux avec qui il pourrait négocier. Il a aussi déclaré que la guerre ne pourrait se terminer que si l’Iran livrait ses centaines de kilos d’uranium enrichi, avant d’affirmer mercredi que ce combustible nucléaire était enfoui si profondément que l’Iran ne pourrait jamais y accéder, et qu’il pouvait de toute façon le surveiller par satellites de reconnaissance.
Trump a développé cette idée mercredi soir, reléguant la raison initiale de la guerre — les capacités nucléaires de l’Iran — au second plan, estimant qu’elle pourrait être traitée plus tard si nécessaire. « Il faudrait des mois pour s’approcher de cette poussière nucléaire, et nous la surveillons de près par satellite. Si nous les voyons bouger, même tenter de s’en approcher, nous les frapperons à nouveau très durement avec des missiles », a-t-il déclaré.
Trump met le prix de l’essence sur le dos de l’Iran
Concernant la hausse des prix de l’essence et du diesel aux États-Unis causée par la guerre, qui a fait chuter davantage sa popularité, Trump en a attribué la responsabilité à l’Iran.
« Cette hausse à court terme est entièrement due au fait que le régime iranien a lancé des attaques terroristes insensées contre des pétroliers commerciaux et des pays voisins qui n’ont rien à voir avec le conflit », a-t-il déclaré.
Trump avait pourtant auparavant affirmé avoir été surpris par ces attaques iraniennes contre ses voisins du Golfe visant à perturber l’approvisionnement en pétrole, bien que les analystes du renseignement anticipent depuis des décennies que l’Iran agirait ainsi en cas d’attaque.
Dans ce discours de 18 minutes -l’un des plus courts de sa présidence-, il a conclu en affirmant que les Américains devraient lui être reconnaissants : « C’est un véritable investissement pour l’avenir de vos enfants et de vos petits-enfants. »
Note : Cet article est une traduction réalisée par la rédaction du HuffPost France, à partir d’un papier paru en mars 2026 sur le HuffPost US. L’article original est à lire ici.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Nous suivrons cette actualité pour vous tenir informés.

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