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2 avril 2026Donald Trump demande l’aide de l’Otan au détroit d’Ormuz, Emmanuel Macron lui répond sèchement
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Les éléments principaux
LUDOVIC MARIN / AFP
Emmanuel Macron, ici à Séoul en Corée du Sud, le 2 avril 2026.
Lors de son discours à la nation sur la guerre en Iran, dans la nuit de mercredi à jeudi, Donald Trump a encore demandé aux pays qui en dépendent de « s’occuper » du détroit d’Ormuz. « Allez au détroit, emparez-vous-en, protégez-le, servez-vous-en », a lâché le président américain, qui reproche toujours à ses alliés occidentaux de ne pas l’aider dans la région au cœur du conflit actuel au Moyen-Orient. Sinon, « à ces pays, je leur conseille d’acheter leur pétrole auprès de nous », a ajouté Donald Trump.
La réponse de la France n’a pas tardé ce jeudi 2 avril. Une telle opération militaire pour « libérer » par la force le détroit stratégique n’est pas envisageable pour Emmanuel Macron. « Ça n’est jamais l’option que nous avons retenue et nous considérons qu’elle est irréaliste », a-t-il déclaré face à des journalistes en marge d’une visite à Séoul, estimant qu’une telle opération « prendrait un temps infini » et comporterait « des tas de risques ».
Il a aussi encore une fois appelé à la négociation et au cessez-le-feu avec l’Iran, martelant que « ça n’est pas une action militaire ciblée, même sur quelques semaines, qui permet de régler dans la durée la question du nucléaire » iranien.
Réunion avec 40 pays
« S’il n’y a pas de cadre de négociation diplomatique et technique, la situation peut se détériorer à nouveau en quelques mois ou quelques années. Ce n’est que par une négociation approfondie, un accord (…) qu’on pourra s’assurer d’un suivi dans la durée et préserver la paix et la stabilité pour tous », a-t-il poursuivi.
De son côté, la ministre britannique des Affaires étrangères Yvette Cooper a évoqué ce jeudi « l’urgente nécessité » de rouvrir le détroit, en commençant une réunion virtuelle des représentants de « plus de 40 pays » prêts à se mobiliser pour sécuriser cette voie maritime stratégique.
« Nous avons aujourd’hui des ministres des Affaires étrangères et des représentants de plus de 40 pays réunis pour discuter du détroit d’Ormuz, des conséquences de sa fermeture, de l’urgente nécessité de rétablir la liberté de navigation pour le transport maritime international et de notre ferme détermination internationale à voir le détroit rouvrir », a déclaré la cheffe de la diplomatie britannique, qui préside cette réunion, annoncée la veille par le Premier ministre britannique Keir Starmer.
Dans son discours de la nuit dernière, Donald Trump avait aussi affirmé que le détroit d’Ormuz « [allait] s’ouvrir naturellement ». « Les Iraniens vont vouloir vendre du pétrole parce que c’est tout ce qui leur reste pour reconstruire leur pays. Ensuite, les prix du pétrole et du gaz vont baisser et les cours de bourse vont augmenter », imaginait le président américain.
L’initiative autour de la sécurisation du détroit d’Ormuz a été lancée mi-mars par six pays – le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas et le Japon. Plusieurs d’entre eux – dont la France donc – ont toutefois souligné qu’aucune action ne pourrait être envisagée tant que le conflit se poursuit.
Le refus européen global de mi-mars
Depuis le début de la guerre, la quasi-paralysie par Téhéran du détroit, par où transite en temps normal un cinquième de la production de pétrole mondiale, ainsi que du gaz naturel liquéfié, a entraîné une forte hausse du prix des hydrocarbures, avec un poids économique mondial. Seuls quelques navires – essentiellement iraniens, émiratis, indiens, chinois et saoudiens – continuent de transiter quotidiennement par le détroit, l’Iran ayant affirmé qu’il restait fermé à ses « ennemis ».
La réunion de ce jeudi sera suivie ultérieurement d’une autre au niveau des « planificateurs militaires » des mêmes pays « afin d’examiner comment nous pouvons mobiliser nos capacités et rendre le détroit accessible et sûr, une fois les combats terminés », a dit Keir Starmer mercredi.
Rappelons qu’à la mi-mars, Donald Trump avait déjà demandé une première fois l’aide de ses alliés pour rétablir la circulation maritime dans le détroit d’Ormuz. Il avait essuyé un refus européen global. « Cette guerre n’est pas la guerre de l’Europe, mais les intérêts de l’Europe sont directement en jeu », avait notamment répondu Kaja Kallas, la cheffe de la diplomatie européenne.
Le chancelier allemand Friedrich Merz avait lui catégoriquement exclu toute participation de son pays à une action militaire dans la région. « Les États-Unis et Israël ne nous ont pas consultés. Cela signifie aussi que, tant que la guerre se poursuit, nous ne participerons pas à garantir la liberté de navigation dans le détroit par des moyens militaires », affirmait-il.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Notre équipe gardera un œil sur l’évolution de la situation.

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