
Trump ne parvient pas à rassurer les investisseurs sur la guerre en Iran
6 avril 2026
le chef des renseignements des Gardiens de la Révolution iranienne tué dans une frappe
6 avril 2026Analyse : Notre équipe partage son regard général sur cette actualité.
Voici quelques observations de notre rédaction sur « escalade verbale entre Trump et l’Iran, poursuite des frappes dans plusieurs pays… ».
Résumé à retenir
Des secouristes Des secouristes israéliens travaillent sur le site d’un immeuble résidentiel détruit par une frappe iranienne à Haïfa, le 6 avril 2026. OREN ZIV/DPA/SIPA
S’abonner
Aucun signe de désescalade à l’aube du 38e jour de la guerre. Le président américain a menacé dimanche 5 avril de s’attaquer aux infrastructures vitales de l’Iran, si le détroit d’Ormuz ne rouvrait pas. Un message émaillé d’insultes, auquel Téhéran a répliqué en avertissant d’une riposte « plus dévastatrice et étendue », alors que les frappes se poursuivent de toutes parts au Moyen-Orient.
• Trump insulte et menace l’Iran de destructions massives
Sur sa plateforme Truth Social, Donald Trump a menacé dimanche, insultes à l’appui, de frapper les centrales énergétiques et les ponts, infrastructures vitales en Iran, mardi si Téhéran ne réouvre pas le détroit d’Ormuz, par lequel transitent habituellement un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde. « Ouvrez le Putain de Détroit, espèce de tarés, ou vous vivrez en Enfer – VOUS ALLEZ VOIR ! », a-t-il écrit, ajoutant : « Gloire à Allah. »
Samedi, le milliardaire républicain avait lancé un ultimatum, jusqu’à ce lundi 20 heures heure de Washington, « avant de déchaîner les enfers ». Mais dimanche, il a semblé le repousser de 24 heures, le fixant désormais à « mardi 20 heures ».
Toutefois, l’imprévisible président a aussi évoqué auprès de médias américains de « bonnes chances » de parvenir à un accord avec l’Iran. Sans exclure non plus l’envoi de troupes au sol… Peut-être éclaircira-t-il sa position lors d’une conférence de presse prévue une fois n’est pas coutume dans la salle de presse de la Maison Blanche ce lundi à 13 heures heure de Washington.
• L’Iran met en garde contre des « représailles »
Le président du Parlement iranien a répondu aux dernières menaces de Donald Trump sur le même ton : « Toute notre région va brûler parce que vous insistez pour suivre les ordres de (Benyamin) Nétanyahou », le Premier ministre israélien, a affirmé Mohammad Bagher Ghalibaf.
Derrière la rhétorique incendiaire, des efforts diplomatiques se poursuivent : Oman, situé face à l’Iran de l’autre côté du détroit d’Ormuz, a discuté avec Téhéran de sa réouverture, tandis que le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi s’est entretenu par téléphone avec ses homologues pakistanais et égyptien, qui jouent un rôle de médiateur. Cependant, la perspective d’un accord entre Américains et Iraniens, « du moins dans les conditions actuelles, est quasi inexistante », a estimé sur X Danny Citrinowicz, analyste en sécurité et ancien expert des services de renseignement israéliens, spécialiste de l’Iran.
Mais l’Iran a mis en garde ce lundi contre de possibles « crimes de guerre » et de « représailles » après les menaces du président américain de viser des infrastructures civiles dans le pays. « Si les attaques contre des cibles civiles se poursuivent, les prochaines phases de nos opérations offensives et de représailles seront bien plus dévastatrices et étendues », a averti Le porte-parole du commandement militaire iranien dans un communiqué.
• Un plan de cessez-le-feu à l’étude
Un plan de cessez-le-feu, proposé par le Pakistan, a été transmis aux États-Unis et à l’Iran pour mettre fin aux combats et rouvrir le détroit d’Ormuz. Ce plan, qui pourrait entrer en vigueur dans la journée, prévoit un cessez-le-feu immédiat suivie d’un accord plus large.
Mais l’Iran reste réticent : si Téhéran examine la proposition, il a refusé de rouvrir le détroit en échange d’un « cessez-le-feu temporaire » et rejette toute pression liée à l’ultimatum fixé par Donald Trump.
• Le chef des renseignements des Gardiens de la Révolution tué
Des frappes américano-israéliennes ont tué lundi le chef des renseignements des Gardiens de la Révolution, a annoncé l’armée idéologique de l’Iran.
« Le commandant général Majid Khademi, le puissant et instruit chef de l’Organisation du renseignement du Corps des Gardiens de la Révolution islamique, est devenu un martyr dans l’attaque terroriste criminelle de l’ennemi américano-sioniste (…) à l’aube aujourd’hui », ont déclaré les Gardiens dans une chronique sur leur chaîne Telegram.
• Les échanges de frappes continuent
L’Iran a d’ailleurs lancé davantage d’attaques en visant ce lundi avec ses missiles et ses drones Israël, le Koweït et les Emirats arabes unis.
Deux personnes ont été retrouvées mortes dans les décombres d’un immeuble à Haïfa, dans le nord d’Israël, frappé dimanche par un missile iranien, ont indiqué ce lundi les pompiers et secouristes, alors que les fouilles se poursuivent pour retrouver deux disparus.
L’armée israélienne, de son côté, a annoncé avoir mené une nouvelle série de frappes contre Téhéran. Une université de la capitale iranienne a été ciblée, la frappe endommageant une installation gazière à proximité, privant une partie de la ville de gaz, selon la télévision d’Etat (Irib). Selon les médias iraniens, plusieurs attaques ont aussi eu lieu sur des quartiers résidentiels de Téhéran.
• La Finul avertit contre de potentielles « ripostes »
Au Liban, la guerre se poursuit. Au moins quatre personnes ont été tuées et 39 blessées dans une frappe israélienne au sud de Beyrouth, d’après le ministère de la Santé. Une autre frappe a fait trois morts et trois blessés à l’est de la capitale, selon la même source.
Le chef d’état-major israélien a promis d’« intensifier » les opérations contre le Hezbollah. Et alors que trois Casques bleus ont été tués en moins d’une semaine, la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) a prévenu que les tirs du Hezbollah et d’Israël près de ses positions « pourraient entraîner des ripostes ».
Source : www.nouvelobs.com
Conclusion : Cette information sera réévaluée à mesure que de nouveaux éléments apparaissent.

9999999
