
La Chine affirme que l’Afghanistan et le Pakistan sont convenus d’explorer une « solution globale »
8 avril 2026
des élus américains invoquent le 25e amendement pour destituer Donald Trump après ses propos sur l’Iran
8 avril 2026Donald Trump crie victoire parce qu’il a obtenu la réouverture du détroit d’Ormuz… qui était ouvert avant la guerre
Analyse : Notre rédaction met en avant les points essentiels à retenir.
Voici notre analyse rapide sur « Donald Trump crie victoire parce qu’il a obtenu la réouverture du détroit d’Ormuz… qui était ouvert avant la guerre ».
Ce qu’il faut observer
ALEX BRANDON / AFP
Donald Trump, ici le 1er avril à la Maison Blanche, s’est félicité d’une victoire « totale et complète » contre l’Iran.
Il a crié victoire. Elle est même « totale et complète » selon les mots prononcés par Donald Trump auprès de l’AFP après qu’il a suspendu son ultimatum à l’Iran. Il n’aura donc pas à « anéantir une civilisation » comme il en avait fait la menace de manière inconséquente quelques heures plus tôt.
Sur son réseau Truth Social, le président américain a brandi son succès numéro un : « l’OUVERTURE TOTALE, IMMÉDIATE ET SÉCURISÉE du détroit d’Ormuz ». Le ministre iranien des Affaires étrangères a confirmé que Téhéran allait garantir des traversées en sécurité de ce détroit par lequel transitait avant la guerre 20 % du pétrole brut mondial. De premières traversées ont d’ailleurs été constatées ce mercredi 8 avril en fin de matinée.
L’enjeu était majeur car au-delà des conséquences locales de la guerre menée par les États-Unis et Israël, ce blocage du détroit avait eu des répercussions mondiales. C’est parce que les navires ne passaient plus que les cours mondiaux du brut ont flambé depuis le mois de mars, entraînant une hausse généralisée des prix des carburants : en France le litre de gazole a battu un record historique quand aux États-Unis le gallon (une unité de mesure qui représente un peu moins de 4 litres) a dépassé quatre dollars. On peut donc imaginer que dans les prochains jours, ces cours baissent à nouveau (ceux du pétrole ont immédiatement chuté de 15 %, sous les 100 dollars) entraînant une accalmie pour l’économie mondiale.
De quoi crier victoire pour Donald Trump ? C’est oublier, comme le souligne Jim McGovern (élu démocrate à la chambre des Représentants), que ce détroit était ouvert à la navigation avant que Washington ne lance l’opération Epic Fury. « Donc, il va arrêter de bombarder l’Iran afin de rouvrir le détroit d’Ormuz… qui était ouvert avant qu’il ne commence à bombarder l’Iran. Ok », a ironisé cet opposant sur X. Ancien ambassadeur de France aux États-Unis et en Israël, Gérard Araud se veut encore plus sarcastique. « Trump a obtenu non seulement que soit réouvert le détroit d’Ormuz qui était ouvert au début de la guerre mais que les bateaux paient désormais un droit de passage à l’Iran. Une victoire totale », écrit-il sur le même réseau.
Deux semaines pour concrétiser « son art du deal »
À ce stade en effet, les conditions de la réouverture du détroit reste floues et rien n’indique que l’Iran a cédé le contrôle de ce passage si stratégique comme Donald Trump l’espérait. « Le plan de cessez-le-feu de deux semaines inclut l’autorisation pour l’Iran et Oman de prélever des frais sur les navires transitant par le détroit d’Ormuz. L’art du deal », moque le compte des Républicains contre Trump en reprenant le titre du livre qui a participé à la popularité de Trump à la fin des années 80.
La retenue paraît d’autant plus nécessaire que le président américain est loin d’avoir rempli les objectifs de guerre qu’il s’était publiquement assignés au cours de ces cinq semaines. Oubliée « la reddition inconditionnelle » de l’Iran. Même le changement de régime n’est pas d’actualité. Certes, plusieurs figures, dont l’Ayatollah Khamenei, ont été abattues et le sort du Guide suprême Mojtaba Khamenei reste très incertain, mais les Gardiens de la Révolution restent les maîtres de Téhéran, où la répression n’a pas diminué pendant les bombardements.
Quant à la question ultrasensible de l’arme atomique, elle est plus que jamais en suspens. Donald Trump a affirmé que la question de l’uranium iranien serait « parfaitement réglée », pendant la trêve qui vient de s’ouvrir. Autant de points à négocier dans les deux prochaines semaines. On verra alors si Trump a réussi la déclinaison géopolitique de son art du deal.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Notre équipe gardera un œil sur l’évolution de la situation.

9999999
