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9 avril 2026Analyse : Cette nouvelle a été étudiée par nos journalistes pour une synthèse rapide.
Nos rédacteurs considèrent que « Mini Chavez, mini Trump… » : un manuel pour démasquer nos « chevaux de Troie » est un article à suivre.
Résumé à retenir
Oui, qui sort ce matin en librairie. Une enquête menée pendant 8 ans, dans 52 pays, par le journaliste spécialisé et confrère de France Culture, Frédéric Martel, publiée chez Plon. Son titre : « Occidents, enquête sur nos ennemis. »
De Shanghai à Budapest, de Rome à Moscou… L’auteur nous plonge dans la psychologie et les réseaux de tous ces idéologues qui rêvent de voir s’effondrer la démocratie libérale, l’Europe, l’Etat de droit.
J’y ai trouvé des réponses, en particulier sur Jean-Luc Mélenchon et son tropisme sud-américain. Rappelez-vous, cette polémique, en avril 2017, à quelques jours de la présidentielle. Point 62 de son programme, passé inaperçu. Le leader Insoumis propose que la France adhère à l’Alba, l’Alliance bolivarienne pour les Amériques.
Une organisation de coopération, créée en 2004, à l’initiative d’Hugo Chavez, l’ex-président vénézuélien que Jean-Luc Mélenchon vénère. Combien d’étés ou de vacances passées à Caracas ! Supporteur aussi de son successeur, Nicolas Maduro, arrêté et exfiltré pour être jugé aux Etats-Unis, sur ordre de Donald Trump, le 3 janvier dernier.
« Il faut, sans barguigner, exiger la libération et le retour immédiat de Nicolas Maduro, libre au Venezuela. » (Jean-Luc Mélenchon, le 5 janvier dernier, place de la République, à Paris)
Pourquoi ce soutien inconditionnel ?
Et pour un dictateur qui a ruiné son pays et fait fuir 8 millions de Vénézuéliens ? Toujours ce mythe d’un eldorado socialiste.
Mais sans doute aussi une reconnaissance de dette, des considérations beaucoup plus bassement matérielles, nous dit Frédéric Martel.
De Podemos en Espagne au Mouvement 5 Etoiles en Italie, Caracas a financé, en Europe, les gauches radicales.
« Il y a eu une cagnotte, on peut même dire un magot, un coffre-fort, qui était PDVSA, la compagnie pétrolière nationale vénézuélienne, qui a été mise au service de la révolution socialiste bolivarienne partout dans le monde. J’apporte le témoignage de 5 anciens ministres et de 2 vice-présidents du Venezuela, qui me disent avoir contribué à l’aide du Parti de Gauche. »
Le parti de Gauche, ancêtre de LFI, parti créé en 2008, quand Jean-Luc Mélenchon quitte le PS. Dans le livre, les témoins cités parlent de « transferts d’argent illicites », de « valises diplomatiques », d’allers-retours incessants entre Paris et Caracas.
Attention, ce n’est pas un livre exclusivement à charge contre Jean-Luc Mélenchon ! Frédéric Martel fait le tour de toutes les ingérences, d’extrême gauche ou d’extrême droite, ce poison lent qui polarise et déstabilise de l’intérieur.
« Je crois qu’on est aujourd’hui encerclés, et nous avons aussi, à domicile, des petits Chavez, à savoir Mélenchon, des petits pro-Trump, pro-Orban, Marine Le Pen est allée quasiment s’agenouiller la semaine dernière en Hongrie… On ne peut pas lutter et défendre nos valeurs, si on a aussi ces chevaux de Troie, je dirais, à domicile. »
Combien de chevaux de Troie l’an prochain en France pour les élections ? Et ailleurs en Europe ? En 2027, on vote aussi, aux législatives, en Espagne, en Pologne, au Portugal et en Grèce.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Cette information sera mise à jour dès que de nouveaux éléments apparaîtront.

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