
La trêve avec l’Iran est déjà mise en doute
9 avril 2026
« On ne peut plus avoir le même niveau de confiance sur l’engagement des Américains pour notre sécurité », estime le chef d’état-major des Armées
9 avril 2026Analyse : Nos journalistes proposent quelques éléments à retenir de cette actualité.
Notre équipe propose un aperçu rapide des éléments de « L’Iran a l’idée d’un péage dans le détroit d’Ormuz ».
À retenir absolument
Exactement, et l’information d’hier, stupéfiante, est que Donald Trump non seulement n’y est pas opposé, mais qu’il envisage un partage des recettes avec Téhéran. Il l’a dit à la chaîne américaine ABC. Alors même qu’il voulait semer l’Apocalypse sur l’Iran 24 heures plus tôt.
On parle d’un péage de 2 millions de dollars par navire.
La porte-parole de la Maison-Blanche, embarrassée, a pataugé hier soir, elle a essayé de noyer le poisson – mais sans contredire son président.
Vu d’Europe et d’Asie, la situation serait donc la suivante : avant la guerre, les tankers, les méthaniers et les porte-containers passaient librement. Après la guerre, l’Iran et peut-être les Etats-Unis, exerceraient ce qu’il faut appeler du racket.
Du grand n’importe quoi.
Ce ne serait pas légal
Vous auez raison de me dire que la légalité n’est pas la valeur la plus importante ces temps ci.
La convention internationale de Montego Bay, de 1982, organise le transit libre dans les mers et les détroits, même quand les côtes sont proches. Les navires, dans la Manche, ne paient pas de redevance à la France et au Royaume-Uni.
L’Iran a bien signé cette convention de Montego Bay, mais ne l’a jamais ratifiée pour Ormuz.
Si des péages sont payés pour les canaux (comme Suez et Panama), c’est parce que ce sont des constructions humaines.
Ce péage, une obsession ancienne de Donald Trump.
Oui. En 1987, le jeune promoteur new-yorkais qu’il était alors écrit une lettre aux Américains via une pub dans le New York Times. Il y explique que les Asiatiques et les Européens doivent payer les Etats-Unis parce que ceux-ci assurent la paix dans le Golfe Persique.
À l’époque, son obsession n’est pas la Chine, mais le Japon. Extrait de la lettre d’il y a 40 ans, je cite : » Nous protégeons des navires qui ne nous appartiennent pas, transportant du pétrole dont nous n’avons pas besoin et destinés à des alliés qui refusent de nous aider ». Cet homme inconstant a tout de même quelques constances.
Aujourd’hui, c’est enfantin : il veut faire payer tous ceux qui n’ont pas attaqué l’Iran avec lui.
Concrètement, que se passe-t-il dans le détroit ?
426 tankers de pétrole, 34 transporteurs de gaz naturel liquéfié et 19 méthaniers sont en attente de passage, selon la société spécialisée Kpler. S’ils passent, cela soulagera les économies asiatiques et européennes.
Mais il faudra redémarrer la production. Et là, on n’y est pas.
La communauté internationale doit tout faire pour refuser ce racket iranien et peut-être américain, ce qui est en fait piratage. Il faut espérer qu’elle y arrivera et les Européens doivent peser de tout leur poids.
Hier, Donald Trump a littéralement dit qu’avec çà, le péage, il y a du « big money à se faire », beaucoup d’argent à se faire.
Voilà l’homme le plus puissant du monde, qui dirige ce qui a été le leader du monde libre.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Nous vous tiendrons informés des prochaines évolutions.

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