
Cessez-le-feu ou pas, le trafic des pétroliers d’Ormuz pourrait mettre des mois à se rétablir
9 avril 2026
le cessez-le-feu vu par les Iraniens
9 avril 2026Analyse : Voici une vue d’ensemble des faits selon notre équipe.
L'équipe met en lumière les points essentiels de « Mines, équipages, trafic… Pourquoi le détroit d’Ormuz ne rouvrira pas si facilement? ».
Récap des faits principaux
Les spécialistes maritimes s’accordent, ce jeudi 9 avril, pour dire que le passage des navires dans le détroit d’Ormuz restera très compliqué malgré le cessez-le-feu. La situation reste instable dans la région.
« La situation reste très instable. » À l’image de Cyrille Coutancais sur RMC, qui dirige le département de recherche au Centre d’études stratégiques maritimes, les spécialistes ne sont pas optimistes quant à une réouverture rapide du détroit d’Ormuz.
Malgré l’annonce du cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, mardi, très peu de bateaux bloqués ont pu traverser le détroit d’Ormuz depuis. Les quelque 3.000 navires bloqués dans le Golfe persique devront encore patienter. La marine des Gardiens de la Révolution iraniens ont appelé les navires à éviter la route principale, invoquant la possibilité de « mines ».
Une très lente réouverture
« Nous sommes tous dans une position d’attente », prévient Laurent Martens, délégué général des Armateurs de France, qui analyse les déclarations des uns et des autres et les conséquences éventuelles. « Si tout va bien, il ne va rien se passer avant deux ou trois jours », annonce-t-il.
Laurent Martens essaye de voir le positif: « Aujourd’hui, le détroit d’Ormuz n’est pas régulé. Si tout le monde veut sortir en deux jours, ça ne va pas être possible. On est à l’étape 2/10. Mais c’est bien parce qu’on est passé de l’étape 0 à l’étape 2. »
Il reste encore « trop d’inconnues », prévient de son côté Cyrille Coutancais, directeur du département recherche au Centre d’études stratégiques maritimes. sur les modalités de réouverture et trop d’instabilité dans la région pour engager les navires dans le détroit d’Ormuz.
Des équipages à rapatrier
« Il faut déjà que les navires puissent se remettre en route. Il y a des équipages qui ont aussi été évacués, c’est-à-dire qu’il faut rapatrier ces équipages pour que les navires puissent reprendre la mer », ajoute Cyrille Coutancais. Des frappes récentes de l’Iran sur le Koweït et les Émirats arabes unis ne sont pas non plus de nature à rassurer les armateurs.
Même dans une situation idéale, relancer le trafic dans le détroit prendrait du temps selon Sylvain Domergue, spécialiste en sécurité maritime. « Pour une reprise vraiment totalement normale du trafic, il faut compter un mois. C’est un peu comme si on avait fermé l’aéroport Charles de Gaulle pendant plusieurs semaines et qu’on disait qu’on reprenait toutes les liaisons et correspondances à la normale. C’est exactement la même chose pour les navires », image-t-il sur RMC.
La marine iranienne aurait fait passé, mercredi, selon la BBC, un message radio aux différents navires bloqués, précisant que tous ceux qui franchiraient le détroit sans autorisation seraient « ciblés et détruits ».
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Les prochains développements permettront de compléter cette analyse.

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