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9 avril 2026Ce que l’on sait des trois sous-marins russes surveillés pendant un mois dans l’Atlantique
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À savoir
HANDOUT / AFP
Sous-marin russe de classe Kilo, le Krasnodar, en mer, sur une image non datée diffusée le 9 avril 2026 par la Royal Navy britannique.
« On vous voit. » En dévoilant ce jeudi 9 avril une opération sous-marine russe près de ses côtes, John Healey, ministre britannique de la Défense a choisi d’adresser un message direct à Moscou. Pendant un mois, trois sous-marins ont été suivis à proximité « d’infrastructures critiques pour le Royaume-Uni et ses alliés » dans l’Atlantique Nord. « Nous voyons ce que vous faites près de nos câbles et de nos pipelines. Sachez que toute tentative d’y porter atteinte ne sera pas tolérée et entraînera de lourdes conséquences. »
Un sous-marin d’attaque de classe Akula est d’abord repéré au large du Royaume-Uni. Les forces britanniques se concentrent alors sur lui, le suivent et le pistent. Elles repèrent ensuite deux autres appareils, plus discrets, qui évoluent à proximité directe des câbles et des pipelines.
Ces sous-marins appartiennent en fait au « GUGI », une unité russe spécialisée dans les opérations en grande profondeur, notamment de surveillance, de reconnaissance et de sabotage. Leur rôle est de s’approcher des infrastructures, de les noters et de les cartographier.
Selon Londres, le sous-marin d’attaque de classe Akula a été utilisé comme diversion, pendant que les deux autres engins opéraient à proximité des infrastructures.
Une opération clandestine
Pendant plusieurs semaines, la Royal Navy se met suivre ces sous-marins à la trace. Une frégate est déployée, appuyée dans les airs par des avions et hélicoptères anti-sous-marins. Les militaires britanniques surveillent les trajectoires, larguent des bouées sonar et démontrent qu’ils peuvent suivre chaque mouvement.
Malgré tout ce dispositif de dissuasion, les sous-marins russes poursuivent leur mission avant de quitter la zone. Les autorités britanniques affirment qu’aucun dommage n’a été constaté sur les infrastructures surveillées.
Si Londres insiste sur ce point, c’est que l’enjeu est ailleurs. Ces câbles et ces pipelines sont au cœur du fonctionnement du pays. Le Royaume-Uni dépend directement de ces infrastructures sous-marines pour ses communications et son approvisionnement énergétique. Environ 60 câbles relient le pays au reste du monde, notamment via les côtes de l’Est et du sud-ouest de l’Angleterre, et plus de 90 % du trafic internet quotidien y transite. Dans ce contexte, les voir approchés de cette manière suffit à déclencher l’alerte.
John Healey accuse également Moscou de chercher à profiter de l’attention internationale tournée vers la guerre au Moyen-Orient, et estime que la Russie reste « la principale menace pour la sécurité du Royaume-Uni ».
L’ambassade russe de Londres rejette ces accusations et assure ne pas viser les infrastructures britanniques. Mais côté britannique, la lecture est différente. Les mesures prises « ont déjà poussé la Russie à modifier la route de ses navires fantômes ou à les escorter avec ses propres navires de guerre », a également affirmé le ministre britannique de la Défense.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : L’équipe continuera à observer la situation pour mieux informer nos lecteurs.

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