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Un résumé concis de « Péage ou pas péage au détroit d’Ormuz ? La volte-face de Trump, qui menace l’Iran » selon notre équipe.
Les points essentiels à retenir
ANDREW LEYDEN / NurPhoto via AFP
Après avoir montré son intérêt pour un système de péage au détroit d’Ormuz, Donald Trump a menacé l’Iran s’ils venaient à appliquer une taxe sur les passages.
Donald Trump a mis en garde l’Iran, ce jeudi 9 avril, contre tout péage pour les navires souhaitant traverser le détroit d’Ormuz, une voie maritime cruciale contrôlée par Téhéran qui l’avait bloquée ces dernières semaines. « Ils ont intérêt à ne pas le faire, et si c’est le cas, ils feraient mieux d’arrêter maintenant ! », a avancé le président américain sur Truth Social, au deuxième jour du cessez-le-feu précaire entre les États-Unis et l’Iran.
Dans son post, Donald Trump a fait état « d’informations selon lesquelles l’Iran fait payer des frais aux pétroliers traversant le détroit d’Ormuz ». Une source iranienne avait assuré ce mercredi à la presse qu’il était bien question de maintenir ce mécanisme avec le cessez-le-feu.
Une position qui tranche avec l’intérêt qu’il avait semblé montré la veille pour ce péage. À un éditeur du média ABC qui lui demandait ce mercredi ce qu’il pensait de ce « péage maritime », le président a évoqué la possibilité d’une « joint-venture » : « On envisage de le faire sous forme de coentreprise. C’est un moyen de le sécuriser, et notamment de le protéger de la concurrence. C’est magnifique. » Sur son réseau social Truth, le président avait renchéri par un message dans lequel il promettait que « les États-Unis apporteront leur aide pour fluidifier le trafic dans le détroit d’Ormuz » et qu’il y aura « beaucoup d’argent à faire ».
« Personne ne l’accepterait, tout simplement parce que c’est illégal »
Après sa volte-face, Donald Trump a affirmé, dans un second message : « Très rapidement, vous allez voir le pétrole commencer à couler à flots, avec ou sans l’aide de l’Iran. » Avant de commenter dans un troisième message dans la soirée : « L’Iran fait vraiment du mauvais boulot, indigne certains diraient, pour permettre au pétrole de traverser le détroit d’Ormuz. » Et d’ajouter : « Ce n’est pas l’accord que nous avons ! »
Selon le Financial Times, Téhéran demande 1 dollar par baril de pétrole passant dans le détroit, payé en cryptomonnaies. Avant la crise, 20 millions de barils en moyenne passaient chaque jour le détroit.
L’idée d’instaurer un mécanisme de péage a également été pointée du doigt par la France. « Non, ce n’est pas acceptable parce que la liberté de navigation dans les eaux internationales est un bien commun, un bien commun de l’humanité qui ne doit être contrariée par aucune entrave et aucun droit de passage », a déclaré Jean-Noël Barrot sur France Inter ce mercredi, après que le président américain n’a montré son intérêt. « Personne ne l’accepterait, tout simplement parce que c’est illégal. Les eaux internationales sont libres à la circulation des navires », a-t-il ajouté.
À noter que la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, signée par Oman mais que n’ont pas ratifié les États-Unis ou l’Iran, empêche d’appliquer une dîme pour un passage simple dans des territoires tels que le détroit d’Ormuz. En revanche, rien n’empêche Téhéran d’instaurer des coûts pour certains services comme le pilotage, le remorquage ou les services portuaires, détaille Reuters.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Cette situation fera l’objet de mises à jour régulières par nos journalistes.

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