
La confiance des consommateurs américains chute à un niveau record
10 avril 2026
Au Pakistan, le premier test de JD Vance sur la scène internationale
10 avril 2026Analyse : L'équipe éditoriale a examiné cette actualité et partage son point de vue.
Voici notre analyse rapide sur « Pour Donald Trump, ces chiffres tombent très mal avant les négociations avec l’Iran ».
À ne pas oublier
SAUL LOEB / AFP
Donald Trump, ici à la Maison Blanche à Washington, le 6 avril 2026.
Plus les jours passent et plus la situation devient compliquée dans son propre pays pour Donald Trump, à maintenant sept mois des midterms qui pourraient durement sanctionner le parti républicain. Fin mars, le président américain voyait par exemple sa cote de popularité atteindre son plus bas depuis le début de son second mandat, avec près de 60 % d’Américains disant désapprouver sa politique.
Ce vendredi 10 avril, c’est la texte de données économiques, en corrélation directe avec la guerre au Moyen-Orient, qui pourrait lui faire perdre encore un peu plus de soutiens. Ce alors que vont débuter ce week-end des pourparlers cruciaux au Pakistan entre Téhéran et Washington.
Le conflit, qui a déclenché une poussée d’inflation aux États-Unis, a sérieusement entamé le pouvoir d’achat des Américains et plombé leur moral. Ainsi, les prix à la consommation (CPI) ont augmenté le mois dernier de 3,3 % sur un an, selon des statistiques officielles. Ils progressaient de 2,4 % un mois plus tôt.
Surtout, c’est le bond colossal du prix à la pompe qui marque les esprits : + 21,2 % entre février et mars. Une telle augmentation mensuelle n’avait pas été observée depuis la création d’un indice pour l’essence, en 1967, souligne le service statistique américain BLS.
Le gallon (3,78 litres) d’essence coûte ainsi actuellement en moyenne 4,15 dollars, contre environ 3 dollars juste avant la guerre. Il n’avait plus dépassé la barre des 4 dollars depuis quatre ans. À la mi-2022, les prix s’étaient envolés jusqu’à 5 dollars le gallon en pleine pandémie de Covid-19 et après l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
Le moral des consommateurs américains en berne
Cette hausse des prix printanière des carburants est directement liée à l’action de l’Iran, qui a riposté aux frappes américaines notamment en bloquant le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, par où transite d’ordinaire 20 % du pétrole et du gaz utilisés dans le monde. Bien qu’étant le premier producteur mondial de pétrole, les États-Unis n’ont toutefois pas été étanches à l’envolée des cours.
L’exécutif américain, élu notamment sur la promesse de redresser le pouvoir d’achat, répète depuis plus d’un mois que les perturbations économiques sur le sol national seront temporaires.
« Le président Trump a toujours été clair quant aux perturbations à court terme engendrées par l’opération Epic Fury, perturbations que l’administration s’efforce d’atténuer », a déclaré ce vendredi le porte-parole de la Maison Blanche, Kush Desai, dans un communiqué. « Tandis que l’administration garantit la libre circulation de l’énergie à travers le détroit d’Ormuz, l’économie américaine demeure sur une trajectoire solide grâce à sa politique de soutien à l’offre, axée sur des réductions d’impôts, la déréglementation et l’abondance énergétique. »
Le moral des consommateurs américains s’est lui enfoncé de 10 % en un mois, selon un autre indicateur publié ce vendredi.
« Cette guerre est l’une des pires erreurs que le gouvernement pouvait commettre, car la hausse du prix de l’essence se répercute partout : les courses, les déplacements, le pouvoir d’achat », déplorait une employée de mairie américaine dans un reportage publié cette semaine par franceinfo. « Le prix de l’essence a augmenté de 20 centimes en une nuit cette semaine. Et ça m’oblige à faire des choix », expliquait-elle, ne pouvant désormais plus remplir entièrement son réservoir.
Ironie du sort, cela fait maintenant un an presque jour pour jour (le 2 avril 2025 en réalité) que Donald Trump a annoncé son « Liberation Day », qui érigeait de nouvelles barrières douanières pour notamment frapper économiquement l’Europe. Ou l’application d’une composante de ses « Trumponomics », une politique économique mixant droits de douane, déréglementation et interventionnisme. Mais au final, à fin 2025, le secteur manufacturier américain, celui-là même que Donald Trump prétendait vouloir soutenir grâce à ses taxes sur les importations, perdait des emplois chaque mois depuis avril, comme l’expliquait Le HuffPost US dans cette analyse. Et depuis, la situation est encore moins reluisante donc.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Une information à suivre dans les jours à venir.

9999999
