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Voici notre analyse rapide sur « Les menaces de Trump après l’entrée en vigueur du blocus du détroit d’Ormuz ».
Ce qu'il faut connaître
SAUL LOEB / AFP
Donald Trump formule de nouvelles menaces après l’entrée en vigueur du blocus américain du détroit d’Ormuz. (photo d’illustration)
Washington joue les gros bras. Donald Trump a menacé ce lundi 13 avril de « destruction » tout « navire d’attaque rapide » iranien forçant le blocus américain des ports de l’Iran, théoriquement entré en vigueur, au lendemain de l’échec des pourparlers entre les deux pays. Dénonçant un acte « illégal » de « piraterie », l’Iran a averti qu’il s’en prendrait aux ports de ses voisins du Golfe si « la sécurité des ports de la République islamique […] était menacée ».
Le blocus des navires entrant ou sortant des ports et zones côtières iraniens, décidé par Donald Trump, avait été annoncé pour 16 heures (heure de Paris) par l’armée, qui n’a pas détaillé les modalités de l’opération. « Si l’un de ces navires s’approche ne serait-ce qu’un peu de notre BLOCUS, il sera immédiatement DETRUIT », a écrit le président américain sur sa plateforme Truth Social.
Cette annonce d’un blocus a refait flamber les cours du pétrole et replongé les marchés mondiaux dans l’incertitude. « On peut supposer que l’intention de Trump est d’essayer de priver l’Iran de ses revenus d’exportation et d’obliger ses principaux importateurs de pétrole, particulièrement la Chine, à faire pression sur Téhéran pour qu’il lève son blocage du détroit » d’Ormuz, analyse depuis New York le centre de réflexion Soufan Center.
Depuis le début de la guerre déclenchée le 28 février par une offensive israélo-américaine, Téhéran verrouille le détroit et a instauré de facto des droits de passage pour le franchir, qu’il entend maintenir.
Iran et États-Unis se reprochent mutuellement l’échec des pourparlers
La Chine, qui dépend largement de l’Iran pour son approvisionnement pétrolier, a appelé au rétablissement d’une navigation « sans entraves » dans ce passage stratégique pour le commerce mondial notamment des hydrocarbures. La même demande est avancée par la Turquie et l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (Asean). Le Qatar a lui appelé à ne pas utiliser les voies maritimes comme moyen de « marchandage », et l’agence maritime de l’ONU a souligné qu’aucun pays n’avait légalement le droit de bloquer la navigation dans le détroit d’Ormuz.
L’incapacité de Washington et Téhéran à trouver un accord lors des pourparlers au Pakistan inquiète, après plus d’un mois d’une guerre qui a fait plus de 6 000 morts, principalement en Iran et au Liban et a déstabilisé l’économie mondiale. Selon le Premier ministre pakistanais, médiateur entre Téhéran et Washington, « tous les efforts sont déployés pour résoudre les questions en suspens » entre les deux parties, et le cessez-le-feu, qui expire le 22 avril, « tient toujours ». En dépit de ces assurances, ni les États-Unis ni l’Iran n’ont fait part de leurs intentions quant au respect de la trêve.
Ankara va, avec le Pakistan et l’Égypte, poursuivre les tractations avec les deux parties pour « combler les divergences », a affirmé lundi le site d’informations Axios, citant une source régionale et un responsable américain. Washington et Téhéran se sont renvoyé la responsabilité de l’échec des discussions. Donald Trump l’a imputé au refus des Iraniens de renoncer à se doter de l’arme nucléaire, une ambition démentie par Téhéran. Selon la République islamique, un accord était « à deux doigts » d’être trouvé, mais a buté sur le « jusqu’au-boutisme américain ».
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Un suivi régulier permettra de mieux comprendre cette information.

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