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15 avril 2026Une seule Gilet jaune à la barre du tribunal de Perpignan pour l’incendie du Cadran solaire monumental
Analyse : Notre équipe vous propose une synthèse de cette information.
Voici l'avis général de nos rédacteurs sur « Une seule Gilet jaune à la barre du tribunal de Perpignan pour l’incendie du Cadran solaire monumental ».
À savoir
Une seule femme se retrouvera ce jeudi 16 avril 2026 à la barre du tribunal correctionnel de Perpignan afin de répondre de la destruction du cadran solaire de l’artiste, implanté sur un rond-point de Rivesaltes, en 2019 lors d’une manifestation des Gilets jaunes. La prévenue nie les accusations.
L’histoire dite du Cadran solaire devrait écrire son dernier épisode ce jeudi 16 avril 2026 devant le tribunal correctionnel de Perpignan. À la suite d’un non-lieu prononcé au bénéfice de cinq autres mis en cause dans ce dossier, une femme sera seule à la barre afin de répondre de « destruction volontaire par incendie » de l’œuvre XXL signée de l’artiste plasticien Marc-André 2 Figuères, érigée sur le rond-point de l’autoroute A9 à Rivesaltes et appartenant à la communauté urbaine Perpignan Méditerranée Métropole, en janvier 2019.
Voilà donc 7 ans maintenant, en ce temps presque oublié, où la mobilisation des Gilets jaunes ne désarme pas. Ils sont des centaines de manifestants à tenir jour et nuit le indication de lutte au péage nord et à piétiner les chiffres marqués au sol de l’horloge monumentale Solart 2. Une flèche rouge de 30 mètres de haut pour un poids de 35 tonnes fièrement pointée vers le ciel et désormais envahie par une marée jaune pour y nourrir le feu, et les barbecues, de la contestation. Jusqu’à cette nuit du 18 au 19 janvier. Une centaine de pneus et des palettes de bois sont jetés à l’intérieur de la base de la structure, puis arrosés par dix litres d’essence auxquels il est mis le feu.
Le Cadran solaire, acquis par l’agglomération de Perpignan en 2013 pour 350 000 euros, labellisé par l’Unesco en 2015, et devenu malgré lui le symbole de la colère populaire, est sérieusement endommagé sous l’effet de la chaleur. Menaçant de s’effondrer, il est minutieusement démonté, posé au sol et transféré sur un terrain sécurisé le temps des expertises.
Qui du côté des parties civiles ?
Une longue procédure s’engage entre MA2F qui milite pour que son œuvre soit remontée sur son piédestal originel et PMM qui lui demande dans un premier temps de « catalaniser » son cadran en y ajoutant des éléments plus emblématiques du territoire comme le rugby, la vigne, la mer et la montagne. Avant qu’un accord ne soit trouvé en janvier 2024 entre les deux parties, décidant finalement de ne pas réinstaller l’œuvre et d’indemniser son auteur à hauteur de 60 000 euros au titre de son droit intellectuel.
Dans un même temps, l’enquête sur les dégradations n’a finalement identifié qu’un unique suspect. Une mère de famille d’une quarantaine d’années, en difficulté sociale, à laquelle il est reproché d’avoir allumé le feu le soir des faits à l’aide d’un bâton incandescent. La prévenue, qui devrait être assistée de Me Mélanie Le Quellec, nierait les accusations portées à son encontre. Quelle sera sa ligne de défense lors de l’audience ?
Le doute plane encore. De même, face à elle. La communauté urbaine Perpignan Méditerranée Métropole, représentée par Me Raymond Escalé, devrait se constituer partie civile pour solliciter une réparation sur intérêts civils. Quant à Marc-André 2 Figuères, il avait annoncé en 2022, suivant les conseils de son avocat Me Jean Codognès, qu’il se retirait de la procédure, estimant que la mise en cause « ne pouvait être seule poursuivie pour des faits à l’évidence commis en groupe. » « Elle et ses coéquipiers n’avaient pas conscience de la valeur de leur acte. Et elle va comparaître tel un bouc émissaire », plaidait-il déjà. Indulgent.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Notre équipe continuera à fournir une analyse régulière.

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