
« La guerre au Moyen-Orient ne doit pas servir de prétexte » : La Fédération du bâtiment des Pyrénées-Orientales tire la sonnette d’alarme sur la hausse des prix et les dérives spéculatives
15 avril 2026
Jean-Noël Barrot répond à Yechiel Leiter, l’ambassadeur israélien aux États-Unis et lui suggère de se tenir « le plus éloigné que possible des micros et des caméras »
15 avril 2026Enfant séquestré dans une camionnette durant plus d’un an : il urinait dans des bouteilles vides, sa dernière douche remontait à la fin 2024… Le récit du calvaire de ce petit garçon de 9 ans
Analyse : Voici les faits principaux observés par nos rédacteurs.
L'article « Enfant séquestré dans une camionnette durant plus d’un an : il urinait dans des bouteilles vides, sa dernière douche remontait à la fin 2024… Le récit du calvaire de ce petit garçon de 9 ans » a retenu l'attention de notre équipe.
Les points essentiels à retenir
Le procureur de la République de Mulhouse a donné une conférence de presse sur l’affaire de l’enfant retrouvé dans une camionnette lundi 6 avril. Il a livré les premiers récits du petit garçon de 9 ans, dont le père et la belle-mère ont été mis en examen.
Le procureur de la République de Mulhouse a donné ce mercredi 15 avril une conférence de presse, 10 jours après la découverte d’un enfant de 9 ans, nu et dénutri, à l’arrière d’une camionnette dans le village de Hagenbach (Haut-Rhin).
Nicolas Heitz a relaté le premier témoignage du garçon qui était transporté au sein d’une unité dédiée aux mineurs en danger, à l’hôpital de Mulhouse, dès lundi 6 avril, le jour même où les forces de l’ordre le retrouvaient.
Entendu par les enquêteurs à qui il a raconté sa « très très longue histoire », l’enfant a qualifié sa belle-mère de « pire ennemie » et « méchante », expliquant qu’elle voulait qu’il aille dans un hôpital psychiatrique.
« Mon père a dû me mettre dans la camionnette, il n’avait pas le choix », a-t-il dit, ajoutant que son père lui apportait de l’eau et de la nourriture deux fois par jour, l’hiver de l’eau chaude et l’été de l’eau fraîche.
Il urinait dans des bouteilles vides, peut-on lire auprès d’ICI Alsace.
Le légiste a constaté qu’il souffrait de dénutrition, de carences d’hygiène importante, et qu’il ne parvenait pas à déplier les membres inférieurs, ni se mettre debout ou marcher. Il notait toutefois l’absence de traces de violences physiques. Sa dernière douche remontait à la fin de l’année 2024.
L’enfant est toujours hospitalisé, souligne ce mercredi L’Est républicain.
Des interrogatoires du père, de la belle-mère, des grands-parents et de la sœur de la victime, âgée de 12 ans, il apparaît que les relations entre l’enfant et sa belle-mère étaient difficiles.
Ses parents sont séparés depuis 2022
Selon les grands-parents, qui n’avaient plus vu leur petit-fils depuis des mois, ce dernier aurait mal vécu la séparation de ses parents. Il était « dur » et « faisait des crises », ont-ils dit.
Plusieurs voisins ont indiqué avoir entendu des disputes dans l’appartement du couple : la compagne criant sur les enfants, disant qu’elle avait « marre de ce gamin » ou encore : « Si tu ne fais rien, c’est moi qui vais placer ce gosse car il est intenable. »
La belle-mère, âgée de 37 ans, nie avoir eu connaissance du sort de l’enfant et affirme que son compagnon l’avait convaincue qu’il était interné. Quant au père, un électricien salarié âgé de 43 ans, il reconnaît les faits.
Il indique avoir voulu « pour protéger son fils de sa belle-mère » en le plaçant dans le véhicule, car « il ne voulait pas qu’il soit interné et prenne de médicaments ». Il a déclaré que sa compagne ne connaissait pas la situation, mais devait s’en douter car elle entendait des bruits dans la camionnette.
La mère de l’enfant, séparée du père depuis octobre 2022, ayant connu des hospitalisations en psychiatrie entre 2022 et 2024, dispose d’un jugement du 22 mai 2025 qui reconnaît l’exercice conjoint de l’autorité parentale et attribue la résidence des enfants au domicile du père.
Elle avait un droit de visite dans le cadre d’un espace associatif, mais elle affirme avoir contacté en vain l’association pour exercer ses droits.
Le père a été mis en examen pour « séquestration aggravée et privation de soins », et placé en détention provisoire pour un an. Il encourt jusqu’à 30 ans de réclusion.
Sa compagne a aussi été mise en examen pour « non-assistance à mineur de moins de 15 ans en danger et non dénonciation de mauvais traitements, privations, agressions ou atteintes sexuelles », et placée sous contrôle judiciaire.
Les deux enfants vivant au domicile du couple, la sœur de 12 ans, et leur fille de 10 ans, font l’objet d’un placement provisoire.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Nous restons attentifs aux développements futurs de cette actualité.

9999999
