
la tentation américaine d’un retour à l’accord nucléaire de 2015
15 avril 2026
Enfant séquestré dans une camionnette durant plus d’un an : il urinait dans des bouteilles vides, sa dernière douche remontait à la fin 2024… Le récit du calvaire de ce petit garçon de 9 ans
15 avril 2026« La guerre au Moyen-Orient ne doit pas servir de prétexte » : La Fédération du bâtiment des Pyrénées-Orientales tire la sonnette d’alarme sur la hausse des prix et les dérives spéculatives
Analyse : Notre équipe offre une vue générale sur cette actualité récente.
Quelques points clés à retenir concernant « « La guerre au Moyen-Orient ne doit pas servir de prétexte » : La Fédération du bâtiment des Pyrénées-Orientales tire la sonnette d’alarme sur la hausse des prix et les dérives spéculatives ».
Récap des faits principaux
Depuis plusieurs semaines, les entreprises du bâtiment d’Occitanie font face à une vague de notifications tarifaires justifiées par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Face à ces hausses pas toujours comprises, la profession appelle à freiner « les logiques spéculatives ».
« Oui, le contexte géopolitique est instable et de fait certains coûts évoluent. Mais non, cela ne doit pas servir de prétexte à des augmentations très rapides et parfois déconnectées des réalités économiques. » En Occitanie, le ton est ferme. Dans un contexte de crise au Moyen-Orient, face à l’augmentation de certains de leurs coûts, la Fédération Française du Bâtiment (FFB) régionale appelle à « mettre un coup d’arrêt aux logiques spéculatives et opportunistes ». Pour son président Frédéric Carré, certaines hausses dépassent aujourd’hui « le simple ajustement économique » et pourraient fragiliser toute la filière.
Eviter un « effet d’aubaine »
Depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, de nombreuses entreprises du bâtiment font face à des augmentations. « Des hausses unilatérales, parfois rétroactives. Ou encore des nouvelles contributions liées à l’énergie » qui inquiètent. Une mécanique qui, selon la FFB, place les artisans et les petites et moyennes entreprises (PME) dans une position délicate, coincée entre fournisseurs et clients. Avec en bout de chaîne des projets retardés, voire abandonnés.
Dans les Pyrénées-Orientales, le discours se veut plus prudent. « Le premier impact, c’est la hausse du carburant. Les entreprises vivent la même chose que tous les Français, avec des coûts de déplacement et de livraison en forte augmentation », explique Florent Josende, président de la fédération départementale.
Mais au-delà de cette hausse inévitable, la profession redoute surtout un « effet d’aubaine ». Autrement dit, la tentation pour certains acteurs d’amplifier les augmentations. « Quand le prix du baril augmente, on ne peut pas justifier une hausse quasi immédiate sur des matériaux déjà produits et stockés », poursuit le président. Sont notamment concernés les matériaux issus du pétrole comme le PVC, les polyuréthanes ou encore l’aluminium.
Aujourd’hui, rien n’est catastrophique dans les Pyrénées-Orientales. Mais on veut empêcher que ça le devienne
À en croire Florent Josende, pour l’heure, la situation reste sous contrôle en Pays catalan. Les hausses constatées ne sont pas encore massives. Mais c’est précisément pour éviter un emballement que la FFB a choisi d’alerter en amont. « Les entreprises reçoivent des notifications d’augmentation applicables en quelques semaines alors même qu’elles ne peuvent pas répercuter ces coûts aussi rapidement sur leurs propres marchés souvent encadrés par des indices trimestriels », souligne-t-il.
Un déséquilibre dangereux pour la trésorerie des entreprises locales. « Chaque chantier suspendu peut entraîner des conséquences en cascade. Des pertes d’emplois, des ralentissements de l’activité et la fragilisation du tissu artisanal. »
Face à ces risques, la FFB appelle à une mobilisation collective. Et demande aux fournisseurs « mesure, transparence et discernement », tout en invitant les pouvoirs publics à surveiller de près l’évolution des prix. Elle encourage également les donneurs d’ordres à intégrer des clauses de révision afin d’amortir les fluctuations.
« Aujourd’hui, rien n’est catastrophique dans les Pyrénées-Orientales. Mais on veut empêcher que ça le devienne », conclut Florent Josende.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Cette situation fera l’objet d’une observation continue de notre rédaction.

9999999
